« Le prochain chapitre de l’IA en Europe sera agentique » : OpenAI constate une forte progression, mais un retard persiste
OpenAI reste optimiste sur ses perspectives en Europe
- OpenAI constate une forte progression de l’IA agentique chez les PME européennes depuis le lancement de ChatGPT Work
- L’Union européenne ne représente qu’environ 10 % des entreprises « pionnières », contre 65 % pour l’Amérique du Nord
- OpenAI estime que des progrès restent nécessaires sur l’accessibilité, le coût et les compétences
Les dernières recherches d’OpenAI montrent à quel point l’utilisation de l’IA agentique progresse en Europe. Les agents représentent désormais plus de la moitié, soit 55 %, des jetons générés chez les clients Enterprise et Business de l’entreprise dans l’Union européenne, contre 45 % pour les usages plus classiques de l’IA générative.
Dans son rapport, OpenAI estime que les entreprises européennes traversent actuellement une transition importante. L’intelligence artificielle ne sert plus uniquement à répondre à des questions : elle est de plus en plus chargée d’exécuter directement des tâches.
Le changement le plus marqué observé par OpenAI coïncide avec le lancement de ChatGPT Work, son outil agentique intégré à sa « superapp ».
IA agentique contre IA générative
Un point reste essentiel pour interpréter ces chiffres : les mesures reposent sur le nombre de jetons générés et non sur la proportion d’entreprises qui utilisent l’IA. Le rapport ne signifie donc pas que davantage d’entreprises utilisent déjà des agents, mais que celles qui les ont adoptés génèrent davantage de contenu que les autres.
La moyenne européenne s’établit à 55 %, mais les écarts entre les pays sont considérables. La Slovénie atteint seulement 22 %, l’Autriche 26 % et le Portugal 29 %, tandis que la Lituanie grimpe à 85 %, Chypre à 81 % et la Hongrie à 79 %.
Le rapport montre également que les petites entreprises commencent à rattraper leur retard, alors que les grandes organisations investissent depuis plus longtemps dans l’intelligence artificielle. En rendant l’IA agentique plus accessible à travers sa « superapp », OpenAI a constaté une multiplication par plus de huit des utilisateurs actifs hebdomadaires de Codex et ChatGPT Work dans les PME européennes en moins de six mois. La plus forte accélération apparaît autour de l’ouverture publique de ChatGPT Work.
Ces résultats suggèrent que les petites structures commencent désormais à expérimenter des capacités technologiques jusque-là davantage associées aux grands groupes.
« L’Europe entre désormais dans une nouvelle ère de l’IA, avec des outils capables d’effectuer des tâches pour les utilisateurs », estime Sarah Friar, directrice financière d’OpenAI.
L’Europe progresse moins vite que les autres régions
Malgré cette adoption croissante, l’Europe reste en retrait selon OpenAI. Les pays de l’Union européenne ne représentent qu’environ 10 % des entreprises dites pionnières, définies comme les 10 % d’organisations générant le plus de jetons par utilisateur actif.
L’Union européenne se situe ainsi derrière la région EMEA hors UE, qui représente 11 % de ces entreprises, l’Asie-Pacifique avec 13 % et surtout l’Amérique du Nord, qui concentre 65 % du total. La vitesse de progression diffère également fortement : entre mai et septembre, les entreprises pionnières situées hors de l’Union européenne ont multiplié leur activité par 12,9, contre seulement 6,1 pour leurs homologues européennes.
OpenAI ne présente pas nécessairement ces écarts comme une mauvaise nouvelle et y voit plutôt une importante possibilité de croissance en Europe. Pour les entreprises qui estiment ne pas exploiter pleinement l’intelligence artificielle, le créateur de ChatGPT encourage surtout à dépasser la phase des expérimentations et des projets pilotes.
Parmi les priorités mises en avant dans son rapport figurent notamment une meilleure accessibilité des outils, des tarifs plus abordables et le développement des compétences au sein des équipes.
« Donner aux citoyens les outils, les compétences et la confiance nécessaires pour bien utiliser l’IA contribuera à créer des entreprises plus solides et des économies en croissance, avec des bénéfices ressentis dans toute l’Europe », ajoute Sarah Friar.
Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.