92 % des travailleurs de plus de 50 ans dormiraient mal : ces 3 astuces ChatGPT peuvent aider à décrocher

Man sleeping on bed with head resting on pillow, eyes closed and face illuminated by blue and orange light.
(Crédit photo: Shutterstock / Media_Photos)

Une nouvelle étude de l’université d’Édimbourg suggère que les travailleurs de plus de 50 ans pourraient traverser une crise du sommeil largement invisible. L’auteur ayant largement entamé sa cinquième décennie, il appartient pleinement à ce groupe à risque. Et comme pour beaucoup de personnes, le principal obstacle au sommeil n’est pas toujours la fatigue, mais l’incapacité du cerveau à s’arrêter.

Les chercheurs ont constaté que près de 70 % des participants à l’étude souffraient de troubles du sommeil persistants et cliniquement significatifs. L’échantillon était certes assez restreint, puisqu’il ne comptait que 45 participants. Pourtant, aucun d’entre eux n’avait d’antécédents connus de troubles du sommeil. Plus préoccupant encore, près de 92 % ont atteint au moins une fois le seuil clinique correspondant à un trouble du sommeil pendant l’étude.

Selon les chercheurs, beaucoup de ces difficultés étaient étroitement liées au stress professionnel. Ce constat a conduit l’auteur à réfléchir aux moyens de réduire son propre stress lié au travail, mais aussi à l’aide que pourrait apporter l’intelligence artificielle.

Trois solutions simples à mettre en place avec l’IA semblaient pouvoir améliorer le sommeil. L’auteur les a donc testées, avec des résultats assez surprenants.

Man lying on bed covering face with hand appearing stressed or exhausted.

(Image credit: Shutterstock / Media_Photos)

Première tâche : se vider la tête

Il est difficile de dormir lorsque des milliers de pensées accumulées pendant la journée tournent encore dans la tête. Les coucher par écrit peut aider. Cela évite de devoir les conserver mentalement, puisqu’elles restent enregistrées quelque part. Et l’IA peut se montrer très utile dans ce domaine. Voici le prompt utilisé :

« Voici tout ce qui occupe actuellement mon esprit. Classe ces éléments entre les choses à faire demain, celles qui peuvent attendre sans risque et celles qui échappent à tout contrôle. Garde une réponse courte et pratique. »

Le mode vocal de ChatGPT a ensuite servi à déverser toutes ces pensées dans l’IA. ChatGPT a transformé ce bruit mental assez flou en une liste limitée et concrète. La sensation de soulagement a été immédiate. Il devenait alors possible de fermer l’application et de poser le téléphone, avec la certitude que ces pensées avaient été « stockées » quelque part et ne risquaient plus d’être oubliées.

Deuxième tâche : remettre ses inquiétudes en question

Cette méthode consiste à partir d’une préoccupation réelle, comme une échéance, un article inachevé ou un emploi du temps chargé. Il suffit ensuite de la décrire à ChatGPT à l’aide du prompt suivant :

« Cette pensée empêche de dormir : [insérer la pensée]. Ne te contente pas de rassurer. Indique ce qui relève des faits, ce qui repose peut-être sur des suppositions, ce qui peut être traité demain et ce qu’il faut laisser de côté pour cette nuit. »

La consigne demandant de ne pas simplement rassurer reste importante. Sans elle, ChatGPT risque de produire des encouragements apaisants, mais vides de sens. Cette méthode s’est révélée efficace. Toutefois, lorsque le résultat ne correspond pas encore exactement aux attentes, une autre question peut être ajoutée :

« Quelle est la plus petite action utile à réaliser demain pour rendre ce problème plus facile à gérer ? »

Grâce à ce prompt, l’IA ramène une inquiétude vaste et difficile à cerner à une seule action concrète.

Troisième tâche : utiliser le mode vocal

La dernière idée consistait à demander à ChatGPT d’aider à ralentir le rythme avant le coucher. ChatGPT a récemment amélioré son mode vocal, ce qui a donné l’idée de l’utiliser pour se détendre le soir. Écouter la voix de ChatGPT est naturellement plus reposant que regarder un écran, puisqu’il devient possible de fermer les yeux. Voici le prompt testé :

« Guide une séance de relaxation de cinq minutes. Parle lentement, marque des pauses et ne pose aucune question. Commence par la respiration, puis détends chaque partie du corps et termine par une visualisation apaisante. »

Lorsque cette méthode ne fonctionne pas, ChatGPT peut également raconter une histoire :

« Raconte une histoire calme, volontairement dépourvue d’événements, d’une durée de dix minutes et conçue pour favoriser l’endormissement. Rien de dramatique ne doit se produire. Ne pose aucune question et ne termine pas sur un suspense. »

L’auteur a lancé la séance vocale, posé le téléphone face contre table et utilisé ChatGPT comme un simple lecteur audio, sans poursuivre la conversation. La méthode s’est montrée efficace, même si la voix choisie n’était pas aussi relaxante qu’elle aurait pu l’être. Quelques essais peuvent donc être nécessaires pour trouver celle qui convient le mieux.

Bonnes pratiques

Ces trois prompts se sont révélés assez efficaces. Le premier, qui permet de transformer toutes les pensées qui tournent dans la tête en une liste pratique à traiter le lendemain, s’est montré particulièrement utile.

Pour chacun de ces exercices, l’essentiel reste de poser le téléphone après en avoir réalisé un ou plusieurs. Toute interaction doit ensuite cesser. L’objectif consiste à clore la journée, et non à entamer une conversation interminable au moment du coucher.

Une fois la journée terminée avec ChatGPT, il faut également fermer ChatGPT.


Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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