Je n’arrive pas à détacher les yeux de l’écran du MacBook Pro tactile, et je comprends enfin pourquoi
Derrière le nom PROLED XDR se cache une fabrication hors norme.
Maintenant que j’ai pu voir et toucher le MacBook Pro tactile, je commence à comprendre pourquoi son écran pourrait être aussi exceptionnel. Malgré l’invention d’un nouveau terme un peu étrange, « PROLED », cette dalle possède manifestement quelque chose de particulier. Son image est extraordinaire. Et lorsqu’on la compare visuellement à celle du Lenovo Yoga Pro 9i Aura Edition, également équipé d’un écran OLED tandem, les deux produits ne semblent même pas appartenir à la même catégorie.
Plusieurs raisons expliquent cet écart, depuis les procédés de fabrication jusqu’aux caractéristiques techniques fondamentales de ce qui constitue clairement l’écran d’ordinateur portable le plus avancé jamais conçu par Apple.
Commençons par sa fabrication. Apple affirme avoir travaillé avec un partenaire industriel dont le nom n’a pas été communiqué. Les dalles sont produites dans une usine OLED de huitième génération, également appelée Gen-8 OLED Fab. Il n’existe que quatre installations aussi avancées dans le monde. L’une d’elles appartient à Samsung Display, qui a déjà collaboré avec Apple sur des technologies d’affichage. Il est donc tentant de penser que Samsung serait le fournisseur choisi.
L’une des caractéristiques les plus remarquables de ces installations est leur taille gigantesque. Quel que soit le partenaire retenu, les dalles du MacBook Pro tactile sont fabriquées dans une chambre industrielle dont les dimensions se rapprochent de celles du Colisée de Rome. Ces équipements permettent d’améliorer le rendement de fabrication, l’efficacité des procédés et les coûts de production.
Bien qu’elle mesure moins d’un millimètre d’épaisseur, la dalle PROLED XDR du MacBook Pro comporte 50 couches. Même les éléments qui semblent former une couche unique en réunissent parfois plusieurs, dont certaines ne mesurent qu’un nanomètre. Les deux empilements OLED comprennent à eux seuls 30 couches. Les matériaux organiques électroluminescents sont déposés puis séchés sur les panneaux, donnant naissance à des couches dont l’épaisseur varie d’un nanomètre à plusieurs centaines de nanomètres. J’ai pu tenir certains de ces éléments individuellement : ils sont incroyablement fins et légers.
Derrière les couches OLED se trouve un substrat en verre TFT, pour Thin-Film Transistor. Il accueille les composants nécessaires au fonctionnement des pixels et au pilotage des images affichées.
Mais un élément reste absent de cette description : la couche de détection tactile, qui repose fondamentalement sur une technologie comparable à celle des iPhone et iPad. Si Apple n’en parle pas séparément, c’est parce qu’elle est intégrée à l’ensemble grâce à un procédé de fabrication particulièrement sophistiqué. S’il n’est pas déjà breveté, il mériterait probablement de l’être.
Malgré le recours à un partenaire industriel, la fabrication repose donc sur un procédé spécialement développé pour Apple. Ce type de conception sur mesure est caractéristique de la marque. Il ne se retrouve pas nécessairement sur d’autres écrans OLED tandem, ni même sur les dalles OLED classiques.
Les caractéristiques techniques illustrent parfaitement cette différence. Le Lenovo Yoga Pro 9i Aura Edition possède un écran tactile affichant un contraste déjà impressionnant de 1 000 000:1. Le MacBook Pro tactile d’Apple atteint 10 000 000:1. En personne, et même sous un éclairage intense, les noirs et la précision de l’image sur la dalle PROLED XDR m’ont véritablement impressionné.
L’écran du MacBook Pro paraît également meilleur grâce à sa luminosité maximale pouvant atteindre 2 000 nits, ainsi qu’à son traitement antireflet. Apple propose également une option de verre nano-texturé. Concrètement, je pouvais voir mon reflet sur l’écran du Lenovo, alors qu’il m’était impossible de le distinguer sur le MacBook Pro.
Pour les personnes qui craignent de laisser des traces de doigts sur un ordinateur tactile, Apple a appliqué un revêtement oléophobe aux deux versions de l’écran, standard et nano-texturée. Pendant mes essais sur plusieurs nouveaux MacBook Pro, je n’ai remarqué aucune accumulation notable de traces.
Face aux 1 600 nits du Lenovo Yoga Pro 9i, le MacBook Pro tactile semble donc mieux équipé pour travailler en plein soleil. D’après ce que j’ai observé, il préserve également bien mieux la qualité des couleurs lorsque l’écran est regardé de côté.
Au-delà de ces comparaisons avec les meilleurs ordinateurs Windows destinés aux professionnels, Apple présente son nouvel écran comme une véritable référence colorimétrique. La marque affirme également que sa précision dans les niveaux de gris pourrait convenir à certains usages de diagnostic médical. Il s’agit pratiquement d’un moniteur professionnel de référence intégré au châssis d’un ordinateur portable.
L’arrivée du premier MacBook tactile est évidemment l’événement le plus visible. Mais c’est peut-être sa qualité d’affichage qui finira par convaincre les créateurs, les professionnels, les entreprises, les spécialistes de la santé et les métiers du cinéma. Il s’agit probablement du meilleur écran jamais produit par Apple, non seulement pour un ordinateur portable, mais peut-être même pour l’ensemble de ses Mac.
Bien sûr, un écran ne suffit pas à faire un excellent ordinateur. Plusieurs questions restent ouvertes. Tout le monde souhaite-t-il réellement utiliser un Mac tactile ? La charnière redessinée est-elle suffisamment stable pour empêcher l’écran de bouger à chaque contact ? Et cette fonction justifie-t-elle un surcoût aussi important ? En France, le MacBook Pro tactile débute à 3 299 € en 14 pouces, contre 2 299 € pour le MacBook Pro M6 classique d’entrée de gamme. Les configurations ne sont toutefois pas équivalentes, puisque les versions tactiles utilisent des puces M5 Pro et M5 Max.
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A 38-year industry veteran and award-winning journalist, Lance has covered technology since PCs were the size of suitcases and “on line” meant “waiting.” He’s a former Lifewire Editor-in-Chief, Mashable Editor-in-Chief, and, before that, Editor in Chief of PCMag.com and Senior Vice President of Content for Ziff Davis, Inc. He also wrote a popular, weekly tech column for Medium called The Upgrade.
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- Adrien Bar Hiyé Senior Editor