Nikon et Fujifilm n’ont presque rien lancé en 2026 — et ce n’est pas forcément un problème

The Fujifilm X-T5 camera on a coffee table behind a red coffee cup (left), the Nikon Z5 II camera on a white studio surface, illuminated with a red light
(Crédit photo: Fujifilm / TechRadar)

Les passionnés de matériel photo peuvent parfois se montrer impatients. Les nouveautés brillantes et les nouvelles fonctions attirent naturellement l’attention, qu’elles soient réellement nécessaires ou non.

Que se passe-t-il alors lorsque deux grands constructeurs traversent une année particulièrement calme ? Sur les sites de rumeurs et dans leurs commentaires, la réponse ressemble souvent à une forme de panique.

Depuis le début de 2026, Sony a lancé les excellents A7 V et A7R VI, tout en ressuscitant sa gamme de bridges avec le RX10 V, devenu une référence dans sa catégorie. Canon a de son côté commercialisé l’excellent EOS R6 Mark III et présenté un nouveau design avec l’EOS R8 Mark II.

Fujifilm n’a encore lancé aucun nouvel appareil photo cette année. La situation était identique chez Nikon jusqu’à l’arrivée récente d’une version « C » du Z5 II dépourvue de viseur.

Avant ce modèle, le dernier nouvel appareil Nikon était le Nikon ZR, destiné à la vidéo et au cinéma, précédé par le Z5 II. Cela représente environ 18 mois sans véritable nouvel hybride traditionnel.

De nombreuses rumeurs annonçaient un Fujifilm X-T6 pour septembre, mais le mois d’octobre est déjà bien entamé sans présentation officielle. Dans ce contexte, certains passionnés touchés par le « GAS » — le fameux gear acquisition syndrome — commencent à s’impatienter.

Un rappel à la réalité s’impose pourtant.

Déjà en avance sur le marché

Les nouveautés restent évidemment enthousiasmantes. Les essais réalisés cette année avec le Ricoh GR IV, le Sony A7R VI, le Lumix L10, l’OM System PEN, le Leica Q3 Monochrom ou encore le Canon EOS R8 Mark II entretiennent naturellement cet attrait. Ce dernier rappelle toutefois un point essentiel : les appareils photo possèdent une durée de vie commerciale particulièrement longue.

L’EOS R8 Mark II constitue une évolution sérieuse de l’EOS R8 de 2023, avec un nouveau design, plusieurs améliorations ergonomiques et surtout l’ajout d’une stabilisation mécanique du capteur. Malgré ces progrès, il n’atteint toujours pas totalement le niveau fixé dix-huit mois plus tôt par Nikon avec le Z5 II sur le segment des plein format d’entrée de gamme.

En réalité, tous les appareils Nikon actuellement commercialisés restent très compétitifs face à leurs concurrents directs. Le Z8 de 2023 demeure par exemple un remarquable appareil professionnel. Même constat en APS-C : en 2026, le Fujifilm X-T5 reste l’une des recommandations les plus évidentes malgré une sortie remontant à 2022. Fujifilm n’a lancé aucun nouveau boîtier cette année et Nikon s’est essentiellement contenté d’une déclinaison d’un modèle existant, mais cela ne suffit pas à rendre leurs gammes dépassées.

Le Z5 II de 2025 avait déjà relevé le niveau du plein format d’entrée de gamme, et même le nouveau Canon n’a pas réussi à le dépasser sur tous les critères. Côté APS-C, peu de capteurs peuvent rivaliser avec le modèle stabilisé de 40 Mpx du Fujifilm X-T5. Lorsqu’un éventuel X-T6 finira par arriver, il devra donc améliorer un appareil qui reste déjà au sommet de sa catégorie.

Des améliorations restent naturellement possibles et nécessaires, mais une année calme n’a rien de catastrophique lorsque les produits existants continuent de rivaliser avec les nouveautés de la concurrence.

Les constructeurs doivent-ils réellement renouveler leurs appareils chaque année ? Le débat reste ouvert dans les commentaires.


Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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