Fujifilm défie Sony et Canon avec son nouveau 400 mm f/4.5 — et les oiseaux en vol lui réussissent

A black-chested buzzard eagle in flight (left) and TechRadar Cameras Editor Tim Coleman holding a Fujifilm camera and telephoto lens in same location outdoors (right)
(Crédit photo: Tim Coleman)

  • Fujifilm dévoile le téléobjectif fixe XF 400mm F4.5 R LM OIS WR
  • Sa focale équivalente à 609 mm se prête particulièrement à la photographie d’oiseaux
  • L’objectif est tropicalisé, pèse 1,2 kg et coûte 2 899 € en France

Le matériel Fujifilm est davantage connu pour son look rétro que pour ses performances en photographie animalière et sportive, mais le constructeur cherche à réduire l’écart avec Sony, Canon et Nikon grâce au lancement d’un nouveau super téléobjectif fixe : le XF 400mm F4.5 R OIS LM WR.

Il est conçu pour les appareils APS-C de la série X de Fujifilm, comme le X-T5 et le X-H2S, et propose une focale équivalente à 609 mm ainsi qu’une ouverture maximale lumineuse qui en font un candidat idéal pour la photographie d’oiseaux.

Une session spéciale de prise en main avait été organisée avant son annonce du 4 septembre, avec l’appareil hybride le plus rapide de Fujifilm, le X-H2S, afin de photographier des rapaces en vol dans le parc d’une demeure historique au Royaume-Uni. Le boîtier et l’objectif pouvaient-ils surprendre ? Assurément.

À propos du Fujifilm XF 400mm F4.5 R OIS LM WR

Le nouveau 400 mm F4.5 n’est en réalité pas l’objectif le plus long de la gamme XF de Fujifilm — cet honneur revient au 500mm F5.6 R LM OIS WR, équivalent à une focale de 762 mm. Il s’agit néanmoins probablement du modèle que les photographes d’oiseaux équipés en Fujifilm attendaient, et il est compatible avec les téléconvertisseurs 1,4x et 2,0x de la marque, qui permettent d’étendre encore cette portée au prix d’une ouverture maximale réduite.

Fujifilm avait réuni les deux objectifs lors de l’événement consacré à la prise en main du 400 mm, et leur design est étonnamment similaire, comme le laisse d’ailleurs deviner leur nomenclature. « R » indique la présence d’une bague d’ouverture, « LM » signifie que l’autofocus est entraîné par un moteur linéaire, OIS désigne la stabilisation optique — le 400 mm est annoncé avec 5,5 stops de stabilisation —, tandis que « WR » indique que les objectifs résistent aux intempéries.

Cette résistance aux intempéries s’est révélée particulièrement utile : une pluie légère mais incessante, poussée latéralement par le vent, a accompagné une bonne partie de la séance photo, sans poser le moindre problème au 400 mm — qui a d’ailleurs mieux supporté les conditions que les oiseaux.

L’objectif dispose également d’un limiteur de mise au point proposant les options Full ou 7 m à l’infini. Cette dernière améliore le taux de photos nettes sur les oiseaux en vol puisqu’elle élimine de la plage balayée par les moteurs linéaires toutes les distances comprises entre la mise au point minimale de 2,75 m et 7 m.

Les deux objectifs sont également proches en taille et en poids, mais avec ses 1 245 g et ses 240 mm de long, le 400 mm F4.5 se montre légèrement plus compact et léger — de manière impressionnante pour une optique offrant une telle focale et une telle ouverture maximale.

Il est en outre livré avec un collier de trépied, une boucle permettant de fixer solidement une sangle et un imposant pare-soleil — autant d’éléments attendus sur un super téléobjectif fixe sérieux.

L’expérience de prise de vue

Le début de la séance s’est révélé difficile, sans parvenir à obtenir une seule photo exploitable. Quelques modifications des réglages du boîtier et de l’objectif ont amélioré les choses : activation du limiteur de mise au point, sélection d’une large zone autofocus et du mode de détection des oiseaux, puis passage en priorité vitesse avec un minimum de 1/1250 s et ISO automatique.

Le constat reste que suivre des oiseaux en vol demande un véritable savoir-faire, une bonne connaissance du sujet et une part de chance, surtout lorsqu’on débute. Il s’agissait de l’un des exercices photographiques les plus difficiles, et les 30 premières minutes n’ont produit aucun résultat exploitable.

La séance est ensuite passée à des portraits des oiseaux, permettant de se rapprocher et de réaliser des photos comparatives aux différentes ouvertures — qui ont montré à quel point l’objectif reste net même à son ouverture maximale de f/4.5. Il a ensuite été proposé au groupe Walks with Hawks, qui organisait la séance, de faire partir les oiseaux de plus loin afin de disposer de davantage d’espace dans le cadre au moment où ils prenaient leur envol en direction des photographes, et donc de pouvoir les suivre plus facilement.

Cette nouvelle approche a rendu l’exercice beaucoup plus accessible et produit de nombreuses images réussies. L’autofocus de l’objectif s’est montré pratiquement silencieux et extrêmement rapide, tandis que celui du boîtier suivait efficacement le sujet et offrait un taux de réussite impressionnant tant que l’oiseau restait dans le cadre. Certains des fichiers originaux figurent ci-dessous et peuvent facilement être recadrés davantage.

Fujifilm pour la photographie animalière, alors ?

Du matériel Sony plein format haut de gamme était également disponible, notamment un super télézoom couvrant la même focale que le Fujifilm, et a été utilisé plus tard dans la journée dans une réserve naturelle locale. Cette configuration s’est malgré tout montrée plus réactive que celle de Fujifilm.

À l’heure actuelle, Fujifilm reste encore quelques pas derrière en matière de performances autofocus. L’expression à l’heure actuelle est importante : le boîtier utilisé date déjà de quelques années et toute la gamme repose sur un processeur et un système autofocus introduits avec le X-T5 en 2022. Dès cette époque, les performances de l’autofocus étaient déjà considérées comme une faiblesse.

La prochaine génération de processeurs Fujifilm est attendue prochainement, probablement avec le très commenté X-T6, ce qui pourrait se traduire par des appareils plus rapides et un autofocus amélioré.

Même en attendant cette évolution, Fujifilm se montre meilleur en photographie animalière que ne le laissent penser certaines sections de commentaires. Et la marque vient de préparer sérieusement l’avenir du genre avec cet excellent 400 mm F4.5, proposé en France à 2 899 €, avec de premières disponibilités annoncées à partir du 10 septembre.

TechRadar Cameras Editor Tim Coleman holding the Fujifilm XF 400mm F4.5 R LM OIS WR telephoto prime lens attached to a Fujifilm X-H2S camera, out in the rain taking pictures

(Image credit: Future / Tim Coleman / Ben Andrews)

Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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