Googlebook est enfin là : le nouveau rival du MacBook mélange Android, ChromeOS et Gemini

Googlebook launch
(Crédit photo: Lance Ulanoff / Future)

Sameer Samat, président de l’écosystème Android chez Google, affichait un enthousiasme difficile à manquer en présentant cinq nouveaux Googlebook disposés dans la salle de démonstration.

Ces ordinateurs utilisent tous Googlebook OS, première plateforme véritablement hybride née du rapprochement entre ChromeOS et Android.

En juillet 2025, lors d’un entretien consacré à Android 16, Sameer Samat avait déjà révélé que Google travaillait à réunir ChromeOS et Android au sein d’une seule plateforme. Cette déclaration avait immédiatement attiré l’attention, tant cette fusion était évoquée depuis longtemps sans jamais avoir été confirmée publiquement.

À l’époque, l’importance exacte de cette annonce restait encore difficile à mesurer. Elle signifiait pourtant que Google envisageait son écosystème Android d’une manière beaucoup plus large.

Le résultat est désormais visible avec Googlebook OS et les machines conçues par Asus, Acer, Lenovo, HP et, selon le marché, d’autres partenaires. Les précommandes ont ouvert le 21 septembre et les premiers modèles seront disponibles en France le 5 octobre.

Sameer Samat explique que Google voulait plusieurs constructeurs dès le lancement afin de démontrer la variété des formats possibles. Certains modèles proposent par exemple la reconnaissance faciale, d’autres un lecteur d’empreintes.

La gamme comprend aussi bien un Asus ultraléger d’environ 1 kg qu’un Lenovo 15 pouces plus massif ou encore des convertibles Acer compatibles avec un stylet.

Les processeurs diffèrent également selon les machines, avec des puces Intel Core Ultra, Qualcomm Snapdragon X Elite et, sur certaines configurations, MediaTek. Plusieurs éléments fondamentaux restent toutefois communs à tous les Googlebook.

Tous possèdent notamment une Glowbar, fine barre lumineuse multicolore placée sur le capot. Elle peut signaler l’activité de Gemini et afficher des animations liées notamment à la recharge.

Chaque modèle dispose également d’un grand pavé tactile haptique, d’une touche G donnant un accès rapide aux fonctions Google et d’une touche spéciale permettant d’ouvrir des outils d’insertion de texte comme les emoji.

Magic Pointer constitue l’une des fonctions les plus originales. Un mouvement rapide du curseur permet d’appeler Gemini directement sur l’élément présent à l’écran afin de lui demander d’agir dessus.

Tous les premiers modèles commencent également avec 16 Go de RAM. Sameer Samat considère cette quantité comme adaptée au positionnement de la plateforme, notamment pour les traitements locaux liés à Gemini. Les NPU peuvent dépasser 45 TOPS selon les configurations.

Malgré sa base hybride, Googlebook OS ne donne pas l’impression d’être un système mobile simplement étiré sur un grand écran.

Des widgets personnalisables sont disponibles, y compris des widgets créés directement à partir d’une description en langage naturel. Ils peuvent être déplacés et redimensionnés librement.

Les applications Android sont naturellement présentes, mais Googlebook propose aussi des services et logiciels davantage adaptés au bureau, en ligne ou hors connexion, notamment Canva, Netflix ou des applications Adobe, ainsi qu’un dock et un véritable système de fichiers.

Une démonstration permettait par exemple de rechercher simultanément dans les fichiers du Googlebook et du smartphone Android associé, y compris à l’intérieur de documents portant des noms peu explicites.

L’intégration d’Android rapproche également le smartphone et le PC. Un compte unique identifie la même personne sur les deux appareils.

Un e-mail commencé sur un téléphone Android peut par exemple être repris sur le Googlebook. Une petite icône représentant le smartphone apparaît dans le dock et ouvre directement le brouillon dans Gmail. Le transfert inverse n’est toutefois pas encore proposé.

L’objectif est clairement de construire un véritable écosystème Android. Sameer Samat décrit cette continuité comme l’une des ambitions centrales du projet.

Apple reste naturellement la référence lorsqu’il s’agit d’intégrer ordinateurs, smartphones et objets connectés. Google veut atteindre un niveau comparable. La messagerie unifiée doit notamment permettre de retrouver automatiquement sur le Googlebook des éléments comme les codes d’authentification reçus sur le smartphone.

Googlebook launch

(Image credit: Lance Ulanoff / Future)

Les Googlebook seront proposés en France à partir de 1 099 €. Google a donc volontairement choisi un positionnement premium plutôt qu’une extension directe de la philosophie économique des Chromebook.

La marque estime que cette stratégie permet d’éviter certains compromis et d’associer design soigné et performances élevées. Ces machines ne cherchent donc pas directement à occuper le segment des Chromebook bon marché.

Le positionnement les place davantage face aux ordinateurs portables premium, dont le MacBook Neo d’Apple.

Les Googlebook peuvent faire fonctionner des applications de bureau en ligne ou hors ligne. Les téléchargements passent principalement par le Google Play Store, mais les machines disposent aussi des ressources nécessaires au développement traditionnel ainsi qu’à la programmation agentique avec Google Antigravity.

L’utilisation de certaines fonctions d’Antigravity exige un compte Gemini et les ressources correspondantes.

L’environnement comprend également un véritable terminal Linux, un choix logique puisque la pile logicielle repose elle-même sur un noyau Linux sous la couche Android.

Parmi les différentes machines présentées, l’Asus ultraléger de 1 kg environ se distingue particulièrement par son format, tandis que le modèle HP recouvert d’aluminium affiche une finition plus directement associée aux PC premium.

Sameer Samat présente les Googlebook comme une nouvelle catégorie d’ordinateurs conçus autour de la manière dont les utilisateurs travaillent actuellement.

Google insiste également sur le fait que cette première génération ne constitue qu’un début et que d’autres développements sont déjà prévus.

Les différents Googlebook manipulés pendant les démonstrations se montrent fluides et particulièrement soignés. Bien que la plateforme résulte de la fusion de deux univers logiciels, l’interface paraît étonnamment cohérente.

Reste la question de la place du Chromebook. Ces ordinateurs bon marché, largement utilisés dans l’éducation, continueront d’exister en parallèle.

Sameer Samat affirme que ChromeOS reste particulièrement important dans les écoles américaines et met notamment en avant sa capacité à passer facilement d’un utilisateur à un autre grâce à la connexion individuelle de chaque compte.

Chromebook et Googlebook répondent donc à deux usages différents. Le premier reste une porte d’entrée simple et économique vers les services Google, tandis que le second cherche beaucoup plus clairement à devenir une véritable machine de productivité premium.

@techradar

ChromeOS meets Android in new Googlebook touchscreen laptops — is it time to switch from MacOS? 👀

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Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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