Google prépare enfin sa vraie machine Gemini, avec un Googlebook qui pourrait inaugurer le tout premier OS pensé pour l’IA

Googlebook announcement
(Crédit photo: Google)

  • Google dévoile Googlebook
  • Gemini y occupe une place centrale avec un « système d’intelligence »
  • Magic Pointer réinvente le pointeur classique avec, oui, de l’IA

Près d’un an s’est écoulé depuis que Sameer Samat, responsable de l’expérience Android chez Google, a laissé entendre que le géant de la tech était enfin prêt à faire ce que les rumeurs annonçaient depuis longtemps : fusionner Android et ChromeOS dans une seule expérience.

L’annonce, faite dans le cadre de l’Android Show annuel de Google, repose sur deux volets. D’abord, une plateforme unique qui combine, d’une manière ou d’une autre, le meilleur d’Android et de ChromeOS. Ensuite, la présentation d’une nouvelle catégorie d’ordinateurs portables : les Googlebooks, que Google décrit comme des machines « conçues pour Gemini Intelligence ».

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(Image credit: Google)

C’est bien cela : Google tente une nouvelle fois de réinventer l’ordinateur portable. Oubliez les Pixelbooks (même si les Chromebooks et ChromeOS ne sont, semble-t-il, pas près de disparaître). Il s’agit ici d’un tout nouveau matériel pensé pour accueillir une plateforme conçue autour d’une nouvelle expérience informatique, sur bureau comme sur ordinateur portable.

Au cœur de tout cela, il n’y a pas exactement Android, mais Gemini. Certains pourraient parler du premier OS IA au monde ou, selon les termes de Google, d’un « système d’intelligence ».

Google a livré très peu de détails sur le matériel et les spécificités de la plateforme. L’entreprise insiste toutefois sur la manière dont la place centrale de Gemini doit transformer l’expérience informatique. Et cela commence par le pointeur.

Bienvenue au Magic Pointer

Googlebook Magic Pointer

(Image credit: Google)

Secouer le curseur pour obtenir une autre expérience sur un ordinateur portable n’est pas une idée nouvelle (essayez donc d’agiter le curseur sous macOS). Mais l’approche de Google, centrée sur l’IA, apporte quelque chose d’inédit. Sur le Googlebook, un mouvement du « Magic Pointer » fait apparaître un menu contextuel qui indique rapidement tout ce qu’il est possible de faire, avec Gemini par exemple, directement à cet endroit.

Il suffit de choisir l’une des options pour lancer, naturellement, Gemini sur place. On peut alors suivre ses indications pour aller plus loin avec ce qui s’affiche à l’écran. Par exemple, si deux images apparaissent dans une galerie et qu’il faut imaginer un mélange des deux, il suffit d’agiter ce Magic Pointer, de les sélectionner, puis de choisir une action IA comme « visualiser ensemble ». Le résultat du projet d’IA générative apparaît alors instantanément dans Gemini. Voyez cela comme des prompts déclenchés par un geste.

Les Googlebooks permettront aussi de découvrir les nouvelles fonctions « Create My Widget » d’Android. Elles devraient permettre de créer des widgets de bureau sur mesure pour toutes sortes d’informations personnalisées, comme les prochains voyages ou les réunions professionnelles.

Est-ce vraiment un nouvel OS ?

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(Image credit: Google)

Il reste assez difficile de savoir exactement comment ChromeOS influence l’expérience Googlebook. Au-delà de l’IA, des applications et des autres fonctions, le système fonctionnera localement (Google promet qu’il prendra en charge des « applications puissantes sur Google Play »). Peut-être que cela tient à la légèreté de la plateforme. Peut-être aussi que tout cela tournera sur des configurations plus modestes.

Le lien avec Android est beaucoup plus clair. Les Googlebooks permettront de diffuser la plupart des applications et expériences Android sur le bureau du Googlebook. L’intérêt, c’est qu’il ne sera plus nécessaire de quitter son Googlebook, ni d’interrompre une tâche pour reprendre son smartphone Android 18. Le dock du système intégrera une icône de téléphone permanente. En la sélectionnant, il sera possible de virtualiser son téléphone Android sur le Googlebook. Tout cela ne fonctionnera qu’avec des téléphones Android « compatibles ». Pour l’instant, la liste n’est pas disponible.

Plusieurs partenaires matériels sont déjà connus, comme Acer, Asus, Dell, Lenovo et HP. Mais aucun détail n’a été donné sur la manière dont ils pourraient exploiter ce nouveau système d’intelligence. On ne sait pas, par exemple, si tous proposeront la glowbar, cette fine barre LED arc-en-ciel visible à travers le cadre métallique du capot du Googlebook. Google affirme que la glowbar sera à la fois belle et fonctionnelle, sans expliquer encore à quoi elle servira. On peut sans doute supposer que ces lumières pourront, même lorsque l’ordinateur est fermé, signaler l’arrivée de notifications, voire passer entièrement au rouge en cas d’alerte importante.

Plus probablement, l’IA Gemini intégrée au Googlebook répondra aux commandes vocales même lorsque l’appareil sera fermé. La glowbar s’illuminera alors, disons, lorsque l’on parlera et que le système écoutera puis répondra.

Les autres caractéristiques manquent également à l’appel : taille de l’écran, présence ou non d’un écran tactile, mémoire vive, processeur, webcam, autonomie, dimensions générales et poids. Il ne serait toutefois pas surprenant de voir un ou deux Googlebooks à la Google I/O 2026, qui débutera la semaine prochaine à Mountain View, en Californie.

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(Image credit: Google)

Google mérite d’être reconnu comme le premier à dégainer avec un « OS IA » (pourquoi ne pas l’avoir appelé « Geminibook » ?). Mais il reste à voir si les Googlebooks susciteront de l’enthousiasme ou de la confusion. Après tout, ce n’est pas la première fois que Google crée une catégorie d’ordinateurs portables premium pour porter ses ambitions de plateforme. Les Pixelbooks se sont éteints en 2022, même si ChromeOS reste bien vivant chez de nombreux partenaires qui proposeront désormais des Googlebooks. Google confirme d’ailleurs que la plateforme continuera d’être prise en charge et développée.

Comment les consommateurs choisiront-ils entre les Chromebooks et ces nouveaux Googlebooks centrés sur l’IA ? La décision pourrait dépendre de leur intérêt pour Gemini (et pour les autres plateformes IA), ainsi que de leur besoin d’exécuter localement des « applications puissantes ».

Une chose reste difficile à nier : Google tente un vrai coup. Cela rejoint en partie ce que Sameer Samat, chez Google, disait l’an dernier : « … on voit d’abord le futur sur Android. »



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Lance Ulanoff
Editor At Large

A 38-year industry veteran and award-winning journalist, Lance has covered technology since PCs were the size of suitcases and “on line” meant “waiting.” He’s a former Lifewire Editor-in-Chief, Mashable Editor-in-Chief, and, before that, Editor in Chief of PCMag.com and Senior Vice President of Content for Ziff Davis, Inc. He also wrote a popular, weekly tech column for Medium called The Upgrade.


Lance Ulanoff makes frequent appearances on national, international, and local news programs including Live with Kelly and Mark, the Today Show, Good Morning America, CNBC, CNN, and the BBC.