Une seule photo suffit à montrer toute la puissance de l’ouverture variable de l’iPhone 18 Pro

iPhone 18 Pro variable shutter test
(Crédit photo: Lance Ulanoff / Future)

La nouvelle ouverture variable de la caméra principale de l’iPhone 18 Pro Max constitue une évolution majeure et, même après des essais limités, son potentiel pour transformer la photographie sur iPhone apparaît déjà clairement. Pour comprendre son importance, encore faut-il saisir son fonctionnement.

La meilleure analogie reste celle de l’œil humain.

Quiconque a déjà plissé les yeux pour lire quelque chose comprend le principe d’une ouverture. Plus la pupille est ouverte, plus elle laisse entrer de lumière, mais celle-ci se disperse davantage, ce qui rend les objets éloignés moins nets. En plissant les yeux, la quantité de lumière diminue, mais une partie de la lumière dispersée disparaît également, ce qui améliore la netteté. Sur un appareil photo, une grande ouverture — représentée par une petite valeur f — produit le même effet qu’une pupille grande ouverte : beaucoup de lumière entre, mais seuls les éléments proches restent nets. Une ouverture plus petite, représentée par une valeur f plus élevée, reproduit l’effet inverse : moins de lumière, mais davantage de netteté dans l’ensemble de l’image.

Depuis l’annonce des grandes nouveautés photo des iPhone 18 Pro et Pro Max, qui comprennent également de nombreuses commandes de niveau professionnel, l’envie de les mettre à l’épreuve était forte. Dès la réception d’un iPhone 18 Pro Max noir, les essais en extérieur ont donc commencé afin de déterminer si ces changements amélioraient réellement la qualité des images et les possibilités créatives.

La réponse courte est oui.

Comprendre cette nouvelle ouverture variable

Quelques éléments doivent être connus à propos de cette nouveauté matérielle. D’abord, elle ne concerne que la caméra principale de 48 Mpx. Le téléobjectif 48 Mpx 4x et l’ultra grand-angle 48 Mpx conservent des ouvertures fixes de respectivement ƒ/2,8 et ƒ/2,2. La caméra principale propose pour sa part les réglages Auto, ƒ/1,48, ƒ/1,8, ƒ/2,8 et ƒ/4,0. La plage est donc importante, même si elle reste loin de celle d’un reflex ou d’un hybride pouvant descendre, par exemple, jusqu’à ƒ/11 pour obtenir une profondeur de champ plus importante ou photographier des sujets extrêmement lumineux comme la Lune la nuit.

Autre élément important : il s’agit de véritables ouvertures physiques. Le diaphragme de la caméra principale de l’iPhone 18 Pro Max repose sur un ensemble de lamelles imbriquées plus fines qu’un cheveu humain, qui glissent les unes sur les autres lorsque l’ouverture s’agrandit ou se réduit. Le mécanisme est une véritable prouesse d’ingénierie et peut même être observé en fonctionnement lorsque la lumière s’y prête.

La question de l’utilité d’une véritable ouverture variable se pose naturellement alors que de nombreux iPhone proposent un mode Portrait depuis l’iPhone 7 Plus. À ses débuts, ce système utilisait les informations des objectifs grand-angle et téléobjectif pour créer un effet bokeh. Apple a ensuite commencé à utiliser davantage le logiciel pour analyser l’image et générer un mode Portrait avec un seul objectif, comme sur l’iPhone SE 2020. Quelle que soit la méthode employée au fil des années, le résultat reste impressionnant et largement suffisant pour la majorité des utilisateurs.

Apple iPhone 18 Pro and iPhone 18 Pro Max Hands-On

(Image credit: Jacob Krol/Future)

L’objectif des essais était cependant de déterminer en quoi le mode Portrait de l’iPhone 18 Pro Max différait d’une photographie prise avec l’ouverture variable, le réglage ƒ/1,48 se révélant particulièrement intéressant. Autrement dit, il s’agissait de comparer logiciel et matériel. Les autres ouvertures ont également été essayées, mais en plein jour, le bokeh produit à ƒ/1,8 et ƒ/2,8 reste assez subtil.

Des autoportraits, des statues et la feuille en train de sécher visible ci-dessus ont notamment été photographiés. C’est précisément la comparaison entre cette dernière image et le cliché de la même feuille réalisé en mode Portrait qui a réellement montré à quel point cette nouveauté pouvait changer la donne.

Avec le mode Portrait d’un iPhone, le niveau de bokeh peut être modifié avant ou après la prise de vue. Ce fonctionnement rappelle qu’il s’agit, au moins en partie, d’un effet logiciel capable de conserver ou d’éliminer autant de netteté en arrière-plan que souhaité.

Une nouvelle feuille

L’utilisation de l’ouverture variable se rapproche davantage de la photographie traditionnelle. L’objectif et le réglage d’ouverture sont disponibles, auxquels peuvent désormais s’ajouter, si nécessaire, la vitesse d’obturation, l’exposition et la mise au point. Pour les premières images, seul le diaphragme a été modifié. Pour accéder à ce réglage, il faut sélectionner le menu en grille dans l’application Appareil photo, choisir Ouverture, puis sélectionner la valeur souhaitée.

Le réglage ƒ/1,48 a été sélectionné pour photographier une nouvelle fois exactement la même feuille.

Les deux images obtenues, visibles ci-dessus, sont réussies, mais une observation plus attentive révèle les difficultés rencontrées par le mode Portrait avec la feuille recourbée. La tige a pratiquement disparu. Sur la photo réalisée avec l’ouverture variable, au contraire, le téléphone ne semble pas tenter d’appliquer artificiellement un détourage logiciel pour séparer la feuille de l’arrière-plan avant de créer le bokeh. La feuille reste entière. L’image paraît plus naturelle et le matériel se comporte finalement comme celui d’un appareil photo traditionnel : l’objectif et l’ouverture déterminent eux-mêmes le rendu.

La feuille ressort avec des couleurs nettes et bien définies, tandis que l’arrière-plan, bien que moins flou qu’avec les paramètres par défaut du mode Portrait, présente un flou agréable.

Des résultats similaires apparaissent sur les autoportraits. Le mode Portrait pousse de nouveau fortement le flou d’arrière-plan, mais son traitement largement computationnel laisse encore quelques artefacts. L’espace situé entre la branche droite des lunettes et la tête, notamment, reste étrangement net. Le niveau de bokeh appliqué par défaut crée également une séparation assez forte entre le sujet et son environnement.

Les résultats obtenus avec la statue de Gertrude Stein sont moins tranchés. Le mode Portrait par défaut met un peu mieux la figure en valeur, même si le flou d’arrière-plan plus réaliste produit par l’ouverture variable conserve un certain avantage esthétique.

Place au mode Pro

Des essais ont ensuite combiné différents réglages d’ouverture, de vitesse d’obturation, d’exposition et de mise au point. Tous possèdent naturellement leurs limites, qui correspondent surtout aux contraintes physiques d’un appareil photo de smartphone. Sans un très grand capteur ni davantage d’espace entre l’objectif, le diaphragme, l’obturateur et le capteur, certaines possibilités restent hors de portée.

Le résultat reste néanmoins impressionnant. Les clichés réalisés avec l’ouverture variable se rapprochent encore davantage d’une photographie de niveau professionnel, tandis que les commandes Pro supplémentaires offrent beaucoup plus de possibilités d’expérimentation.

La seule véritable déception vient de la présence d’une seule ouverture variable. Davantage de valeurs d’ouverture sur le téléobjectif permettraient de réaliser des choses particulièrement intéressantes. Peut-être lors d’une prochaine génération.

La galerie montre une partie des clichés réalisés durant cette première journée avec l’iPhone 18 Pro Max.


Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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