« Sans moi, OpenAI n’existerait pas »… Elon Musk accuse Sam Altman de réécrire l’histoire d’OpenAI, et le procès tourne au règlement de comptes

Elon Musk arrives to court at the Ronald V. Dellums Federal Building on April 30, 2026 in Oakland, California.
(Crédit photo: Getty Images / Benjamin Fanjoy / Stringer)

  • Elon Musk affirme qu’OpenAI n’existerait pas sans son soutien initial
  • Le procès met en lumière des tensions sur le contrôle, la direction et la mission d’origine
  • Les échanges au tribunal montrent à quel point le différend est devenu personnel

L’exclamation d’Elon Musk est survenue lors d’un moment tendu du procès OpenAI, lorsque l’avocat d’OpenAI, William Savitt, l’a interrogé sur ses contributions à l’entreprise. Selon CNBC, l’échange s’est poursuivi avec Musk déclarant : « J’ai apporté ma réputation ! », ajoutant qu’il avait nommé l’entreprise et que « ces choses ont toutes une valeur ».

Cette réaction faisait suite à une question de Savitt demandant à Musk de confirmer que ses dons s’élevaient à 38 millions de dollars, soit un montant inférieur au « jusqu’à 1 milliard de dollars » qu’il avait proposé à l’organisation à but non lucratif.

Savitt a également demandé à Musk si OpenAI avait utilisé les fonds qu’il avait donnés pour payer le loyer du Pioneer Building, un immeuble que Musk louait et qui était également utilisé par son autre société, Neuralink.

« Vous étiez responsable de la totalité du bail, n’est-ce pas ? », a demandé l’avocat. Musk a répondu oui, précisant qu’il aurait trouvé un autre sous-locataire s’il ne l’avait pas loué à OpenAI.

Une affaire devenue personnelle

Alors que la bataille judiciaire entre Musk et Sam Altman s’est poursuivie cette semaine devant le tribunal, cet épisode a parfaitement illustré le ton d’un procès qui s’est progressivement éloigné des arguments techniques pour glisser vers quelque chose de plus personnel et alarmiste — Musk a même multiplié les références à Terminator.

Au cœur du dossier se trouve l’orientation future d’OpenAI, la société à l’origine de ChatGPT. Mais des moments comme celui-ci montrent clairement qu’il est aussi question du passé — plus précisément de savoir qui peut revendiquer le mérite d’avoir construit l’entreprise.

Musk soutient depuis longtemps que son implication et son financement initiaux ont été déterminants dans la création d’OpenAI. Il présente l’entreprise comme un projet guidé par une mission qui, dans sa quête de profit, se serait depuis égarée. Altman et OpenAI, à l’inverse, décrivent l’évolution de la société comme une réponse nécessaire aux réalités du développement et du déploiement à grande échelle des systèmes d’IA modernes.

Un choc d’egos

Ce conflit de visions s’est exprimé de manière de plus en plus directe au cours du procès. Parallèlement aux débats plus larges sur la gouvernance, la sécurité et la commercialisation, la salle d’audience a vu surgir des moments de frustration, d’incrédulité et des versions concurrentes d’une même histoire des origines.

Musk a maintenu que « 38 millions de dollars, cela reste une somme importante » et que la valeur de ses contributions à OpenAI dépassait largement ce montant. Mais il semble davantage chercher à affirmer sa place personnelle dans l’histoire, non seulement comme soutien financier de l’entreprise, mais aussi comme son fondateur le plus important.

Pour Musk, l’affaire est clairement personnelle et, à mesure que le procès se poursuit, ces questions ne devraient pas perdre en intensité. Au contraire, elles deviennent progressivement le cœur du récit.


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Graham Barlow
Senior Editor, AI

Graham is the Senior Editor for AI at TechRadar. With over 25 years of experience in both online and print journalism, Graham has worked for various market-leading tech brands including Computeractive, PC Pro, iMore, MacFormat, Mac|Life, Maximum PC, and more. He specializes in reporting on everything to do with AI and has appeared on BBC TV shows like BBC One Breakfast and on Radio 4 commenting on the latest trends in tech. Graham has an honors degree in Computer Science and spends his spare time podcasting and blogging.