Bilan de l'iPhone Air après 6 mois : le plus beau smartphone d’Apple… et peut-être le plus frustrant

A man holding the iPhone Air in landscape
(Crédit photo: Future)

Il y a très peu de choses qui distinguent les meilleurs smartphones en 2026. Au-delà de leurs particularités logicielles et de leurs approches légèrement différentes de l’IA, les modèles haut de gamme actuels sont similaires en puissance, similaires en autonomie et habillés d’un métal poli au design presque identique, du genre que Phineas T. Ratchet affectionnerait dans Robots.

Cet équilibre montre à quel point les smartphones ont évolué depuis l’époque des antennes apparentes et des claviers physiques, mais il a aussi placé l’industrie dans une position exceptionnellement ennuyeuse (on se souviendra que Ratchet est le méchant dans Robots — sa réplique « Pourquoi être vous, quand vous pouvez être nouveau ? » est censée illustrer le manque d’originalité de son univers brillant. Bref, assez parlé de Robots…).

Man holding the iPhone Air in portrait

(Image credit: Future)

Côté design, l’iPhone Air est une prouesse, et rarement un téléphone aura suscité autant de compliments et de questions ces derniers mois (fait intéressant, à deux reprises, l’iPhone Air blanc a été confondu avec un Google Pixel). L’habitude de tester de nouveaux téléphones toute l’année n’a pas empêché un véritable frisson à l’ouverture de la boîte, ce même frisson qui accompagnait autrefois chaque achat d’un produit Apple. Depuis, tenir ce bloc ultra-fin de titane et de verre continue de procurer un réel plaisir.

Cela peut sembler excessif d’évoquer un téléphone en ces termes, mais l’Air rappelle qu’un design audacieux et esthétique peut encore avoir une véritable valeur. Le choix de lui attribuer le titre de Téléphone de l’année 2025 a suscité des critiques, mais cette distinction paraissait justifiée tant la dernière création d’Apple a déclenché de débats parmi les consommateurs et les journalistes (la grande question : un beau design suffit-il à justifier un prix élevé ?).

La puce A19 Pro est, elle aussi, largement suffisante en matière de puissance, comparable à ce que proposent les autres iPhone et smartphones Android. Quant à l’unique appareil photo Fusion 48 Mpx, il se montre performant, avec une plage dynamique impressionnante et d’excellentes performances en basse lumière.

Mais c’est là que se trouve la première épine dans le pied de l’iPhone Air. Son prix s’élève à 1 229 €, alors qu’il embarque le même matériel photo arrière que l’iPhone 17e, vendu 719 € — soit presque moitié moins cher. Certes, l’iPhone Air semble valoir le double : écran plus grand en 120 Hz, puce plus puissante, boutons supplémentaires, Dynamic Island et, surtout, ce design élancé. Mais devoir se contenter d’un système photo d’entrée de gamme est difficile à accepter lorsque l’on est habitué à un ultra grand-angle (présent sur l’iPhone de base moins cher), et plus encore si l’on est habitué au duo ultra grand-angle et téléobjectif des modèles Pro.

Pour certains, la légèreté de l’iPhone Air compense ce compromis photo. L’appareil Fusion 48 Mpx d’Apple se révèle satisfaisant dans environ 80 % des situations. L’absence d’un téléobjectif dédié peut manquer, mais ce n’est pas forcément rédhibitoire selon l’usage.

La préoccupation la plus sérieuse reste l’autonomie. Apple promet une endurance « toute la journée », ce qui se vérifie… dans certains cas. Les tests approfondis montrent que ce smartphone ultra-fin peut effectivement tenir environ 24 heures en lecture vidéo continue, mais la navigation web en 5G réduit nettement cette durée.

Une recharge chaque soir avant le coucher devient indispensable. Certes, cela correspond à une routine classique avec la plupart des téléphones, mais presque tous les modèles à plus de 1 229 € tiendraient jusqu’au lendemain en cas d’oubli de recharge nocturne. Ce n’est pas le cas ici.

iPhone Air rear camera

La face arrière de l'iPhone Air et son « plateau de caméra » (Image credit: Future)

Soyons clairs : l’autonomie de l’iPhone Air n’est pas catastrophique. Elle reste toutefois inférieure à celle de l’iPhone 17 Pro, de l’iPhone 17 et même de l’iPhone 17e. Elle devient problématique lors de journées particulièrement intensives sur les réseaux sociaux.

Passer d’un iPhone 17 Pro (et auparavant d’un iPhone 16 Pro) à l’iPhone Air met en évidence une différence majeure : l’autonomie. L’absence du téléobjectif du Pro peut être tolérée, mais les épisodes occasionnels d’angoisse liés à la batterie sont plus difficiles à accepter.

Et pourtant, l’iPhone Air provoque quelque chose. Son apparence et sa prise en main sont superbes — et surtout, elles donnent une impression de nouveauté. L’expression « le style au détriment du fond » vient facilement à l’esprit des testeurs, mais l’appliquer ici semble réducteur. Il y a du fond dans ce style.

Un confrère, Phil, exprimait un sentiment similaire l’an dernier : « Est-ce honteux de vouloir l’iPhone Air ? Après des années à critiquer les défauts des smartphones, le nouvel iPhone d’Apple prend toutes ces critiques et les retourne contre moi. Il m’ose à désirer sa silhouette élancée.

“L’iPhone Air ne possède rien de ce que je dirais vouloir dans un nouveau téléphone”, poursuivait-il, “sauf la chose que je veux par-dessus tout. Je veux qu’un nouveau téléphone paraisse nouveau. Je veux une expérience totalement inédite, pas simplement une amélioration du modèle de l’année dernière.” »

C’est exactement ce que l’iPhone Air inspire. Objectivement moins complet que l’iPhone 17 Pro et peut-être même que l’iPhone 17 de base, il reste difficile de s’en détacher. Rarement un téléphone aura suscité un sentiment aussi ambivalent. Et il est presque surprenant qu’un produit Apple parvienne encore à provoquer une telle émotion.


TOPICS
Axel Metz
Phones Editor

Axel is TechRadar's Phones Editor, reporting on everything from the latest Apple developments to newest AI breakthroughs as part of the site's Mobile Computing vertical. Having previously written for publications including Esquire and FourFourTwo, Axel is well-versed in the applications of technology beyond the desktop, and his coverage extends from general reporting and analysis to in-depth interviews and opinion.

Axel studied for a degree in English Literature at the University of Warwick before joining TechRadar in 2020, where he earned an NCTJ qualification as part of the company’s inaugural digital training scheme.