Google Pixel 10, moins cher que l’iPhone 16 Pro Max mais presque aussi fort en photo

Google Pixel 10 vs iPhone 16 Pro Max
(Crédit photo: Lance Ulanoff / Future)

Mettons les choses au clair : vendu 1 479 €, l’iPhone 16 Pro Max prend de meilleures photos que le Google Pixel 10 proposé à 899 €. Les différences, toutefois, ne sont pas aussi marquées qu’on pourrait l’imaginer, du moins d’après les comparaisons réalisées lors d’un séjour à domicile en photographiant les mêmes scènes avec les deux modèles.

Les smartphones Pixel de Google sont depuis longtemps salués pour leurs performances en photographie, certains affirmant même qu’ils surpassent celles des iPhone classiques. Cette affirmation n’a jamais été totalement confirmée, mais il est indéniable que les Pixels impressionnent par leurs capacités de capture d’image. Après la présentation de la gamme Pixel 10 lors de l’événement Made by Google, et la réception du modèle de base, il a été décidé de le confronter directement à l’iPhone 16 Pro Max, utilisé au quotidien.

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iPhone 16 Pro Max d'Apple

Google Pixel 10

Fusion 48 Mpx : 24 mm

Ouverture ƒ/1,78

Stabilisation optique de l'image par déplacement du capteur

Appareil photo grand angle Quad PD 48 MP

Ouverture ƒ/1,70

Champ de vision de 82°

Capteur d'image de 1/2 pouce

48 Mpx ultra grand angle : 13 mm

Ouverture ƒ/2,2

Champ de vision de 120°

Appareil photo ultra grand angle Quad PD 13 MP

Ouverture ƒ/2,2

Champ de vision de 120°

Capteur d'image de 1/3,1 pouce

Téléobjectif 12 Mpx 5x

Ouverture ƒ/2,8

Champ de vision de 20°

Appareil photo téléobjectif double PD 10,8 Mpx avec stabilisation optique de l'image

Zoom optique 5x

Ouverture ƒ/3,1

Champ de vision de 23°

Capteur d'image de 1/3,2 pouce

D’un point de vue technique, les capteurs principaux s’équilibrent presque. Le zoom optique 5x d’Apple offre légèrement plus de mégapixels que celui du Pixel 10, tandis que le Google l’emporte sur le champ de vision. En revanche, l’ouverture plus basse de l’iPhone assure une meilleure exposition globale. La plus grande différence réside dans les objectifs ultra grand-angle : Apple intègre un capteur de 48 MP, quand le Pixel 10 doit se contenter de 13 MP. Les deux se rejoignent toutefois sur le champ de vision (120 degrés) et une ouverture f/2.2.

Ces chiffres ne reflètent pas forcément l’expérience réelle. Selon l’objectif utilisé, la distinction peut être beaucoup moins évidente.

La quasi-totalité des clichés réalisés avec le Pixel 10 apparaissent nets, colorés et riches en détails. Ce n’est qu’en les confrontant directement aux images capturées avec l’iPhone 16 Pro Max que les écarts se font sentir. L’essentiel concerne la restitution des couleurs et la gestion de la plage dynamique. Sur certains clichés, le Pixel perd de légères nuances entre les zones claires et sombres, et son rendu manque parfois de saturation comparé à celui de l’iPhone, sans pour autant que ce dernier tombe dans l’excès de couleurs. Cette différence semble davantage provenir du traitement logiciel que du matériel, le traitement de l’iPhone paraissant légèrement plus abouti.

Côté vitesse, difficile de départager les deux modèles. Par exemple, sur une photo d’une fontaine commémorative, chacun parvient à figer les éclaboussures avec une grande précision, révélant chaque goutte d’eau.

En mode portrait, surtout dans des conditions de faible luminosité, le Pixel 10 tire son épingle du jeu. Le bruit numérique y est bien moins présent, et l’effet bokeh se révèle plus marqué et agréable. L’iPhone conserve l’avantage dans la restitution des couleurs au coucher du soleil, mais la netteté et la composition du Pixel méritent les honneurs.

L’iPhone 16 Pro Max excelle toutefois dans certains cas, notamment avec cette photo téléobjectif d’une tortue. Les couleurs y sont éclatantes, aussi bien dans l’eau que sur l’animal, avec une richesse de verts, de jaunes et de reflets blancs. Le Pixel 10 peine, lui, à donner suffisamment de relief à la carapace de la tortue pour la distinguer de son environnement.

Sur d’autres clichés téléobjectifs, le Pixel 10 se rapproche pourtant du rendu de l’iPhone 16 Pro Max. Une photo de château d’eau au coucher du soleil illustre bien ce constat. Si un passant a interrompu le cliché réalisé avec l’iPhone, les deux images restent comparables. L’iPhone se distingue par une meilleure restitution des nuances dans le ciel, tandis que le Pixel propose une teinte plus chaleureuse. Dans les deux cas, la netteté et le détail méritent d’être salués.

Les capacités en mode Nuit du Pixel 10 impressionnent particulièrement. Elles permettent de réaliser d’excellents clichés de feux d’artifice, souvent aussi nets, voire plus nets, que ceux obtenus avec l’iPhone 16 Pro Max.

Sur le terrain de la photographie panoramique, le Pixel 10 prend un avantage clair et inattendu. La différence ne tient pas tant au matériel qu’au procédé de capture et au traitement logiciel.

L’iPhone 16 Pro Max, comme tous les iPhone, impose de maintenir l’alignement avec un guide central en balayant l’horizon sur 180 degrés. Une tâche délicate, où la moindre déviation produit une image imparfaite.

Le Pixel 10 adopte une méthode différente et bien plus intuitive : il suffit de tourner sur un arc de 180 degrés en marquant des pauses à des points précis, signalés par des repères. Le smartphone assemble ensuite automatiquement l’ensemble en une image panoramique parfaite. L’avantage est indéniable.

En macro, l’ultra grand-angle du Pixel 10 produit de jolis résultats, mais il ne rivalise pas avec l’iPhone 16 Pro Max, dont le capteur plus puissant permet d’approcher davantage le sujet. Pour les amateurs de ce type de photographie côté Android, le choix devrait plutôt se tourner vers le Pixel 10 Pro, équipé d’un capteur ultra grand-angle de 48 MP.

Le Pixel 10 ne s’impose pas comme le meilleur photophone du marché. Néanmoins, à 899 €, il représente une alternative bien plus abordable, offrant un zoom optique 5x et une qualité photo globalement excellente, quel que soit le type de prise de vue.

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Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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