Skip to main content

Pourquoi Poupée Russe est actuellement la série Netflix qu'il faut se passer en boucle ?

Russian Doll
(Crédit photo: Netflix)

Le temps est une chose amusante. Parfois il va vite, parfois il va lentement, et parfois il semble simplement faire une boucle, sans arrêt. 

C'est le thème de la série à succès de Netflix, Poupée Russe : un voyage dans le temps à travers un New York moderne, où la cynique conceptrice de jeux vidéo Nadia Vulvokov (interprétée brillamment par Natasha Lyonne, déjà repérée dans Orange is the New Black) semble maudite et se voit revivre le même jour encore et encore à chaque fois qu'elle meurt.

Cela fait un moment que l'on attend une suite de Poupée Russe. Après un lancement en 2019 et une deuxième saison confirmée peu après, on ne sait pas encore quand d'autres épisodes de Poupée Russe arriveront sur nos écrans. Les fans de la série attendent pourtant avec impatience le retour de Nadia. 

Poupée Russe n'a jamais été aussi pertinente, à une époque où nos vies ne varient pas et où la plupart d'entre nous sont condamnés à regarder les mêmes murs, plafonds et environnements chaque jour. 

La méthode dans la folie

Le principe du voyage dans le temps utilisé dans Poupée Russe a été développé pour la première fois en 1993 dans le film "Un Jour sans Fin", où un journaliste nihiliste est forcé de revivre le même jour, dans une ville américaine endormie, jusqu'à ce qu'il commence enfin à apprécier ses rencontres et à accepter ses contrariétés finalement insignifiantes. 

Poupée Russe pousse cette notion à un autre niveau. Elle suit une conceptrice de jeu prise dans une boucle temporelle qui ne redémarre pas à l'aube, mais qui retourne à un point de départ à chaque fois qu'elle meurt. Vous verrez Nadia tomber dans les escaliers de son immeuble, se faire renverser par une voiture ou un bus, ou même geler dans le froid alors qu'elle repousse les limites de son confinement quantique dans de nouveaux endroits.

Russian Doll

Greta Lee (à droite) et le reste du casting sont parfaits et c'est un atout pour la série  (Image credit: Netflix)

Sans trop gâcher la surprise aux nouveaux spectateurs (ou aux anciens qui auraient oublié), le génie de la série réside dans l'étendue des liens entre les différentes philosophies et écoles de pensée, qu'elles soient religieuses, scientifiques ou autres.  C'est l'expérience de Nadia en tant que conceptrice de jeux qui lui donne ses plus grands moments de lumière, en utilisant une compréhension moderne des boucles de jeu ou des bugs logiciels pour éclairer et améliorer la formule d'Un Jour sans Fin.  

La série Netflix répète les mêmes plans de caméra, les mêmes bribes de dialogue ou les mêmes environnements, transformant ainsi ce qui devrait être dépassé en une analyse plus approfondie de la vie, du foyer et des relations de Nadia chaque fois qu'elle recommence sa journée.

Les conversations quasi identiques deviennent palpitantes par leurs légères variations et la façon dont elles tournent en de nouveaux arcs narratifs, inévitablement interrompus, supprimés et recommencés, pour que Nadia puisse réessayer.

Mais tout n'est pas désespéré - sinon, les huit épisodes seraient lassants - et Poupée Russe trouve le moyen de rendre la répétition captivante, voire de la transformer en catalyseur de changement. 

C'est un sentiment qui pourrait nous être utile à tous en ce moment.

Découvrez la bande-annonce de la première saison de Poupée Russe ci-dessous :