Google teste un outil IA capable d’estimer votre masse grasse à partir de simples photos

Google Pixel 11 phone in hibiscus and image of body scans
(Crédit photo: Future / Getty Images / LEONELLO CALVETTI/SCIENCE PHOTO LIBRARY)
  • Google prolonge les travaux autour de sa nouvelle fonction de santé Insulin Resistance Trends avec PhotoScan
  • PhotoScan est un « cadre expérimental d’apprentissage profond » capable d’estimer la masse grasse avec l’appareil photo d’un smartphone et une précision « proche du DXA »
  • La technologie n’est pas encore accessible au public, mais les recherches « démontrent la faisabilité » de telles fonctions

Lors du lancement de la Google Pixel Watch 5 la semaine dernière aux côtés de plusieurs nouveaux smartphones Pixel, l’une des nouveautés les plus intéressantes concernait la nouvelle suite d’outils Health Guardian, dont Insulin Resistance Trends.

Insulin Resistance Trends présente une analyse mois par mois estimant la manière dont le corps réagit aux pics de glycémie, un élément important pour la gestion du poids et le développement du diabète de type 2.

La composition corporelle, c’est-à-dire la proportion des différents types de graisse, des muscles squelettiques et des os, constitue également un indicateur de la résistance à l’insuline et de la santé métabolique. Les analyses corporelles sont donc souvent utilisées pour aider à évaluer la résistance à l’insuline. La composition corporelle peut être mesurée avec des examens médicaux DXA, qui utilisent des rayons X, ou avec des appareils disponibles à domicile.

Ces appareils peuvent être des balances connectées ou même certaines montres, comme la Samsung Galaxy Watch Ultra 2. Sans scanner DXA médical, ils utilisent généralement une méthode appelée analyse d’impédance bioélectrique, ou BIA. Un courant électrique de faible intensité traverse le corps de l’utilisateur et se déplace à des vitesses différentes dans la graisse, les muscles et les os. La vitesse de ce courant aide ensuite l’appareil à estimer la proportion de chaque élément dans le corps.

Google Pixel Watch 5

(Image credit: Google)

Google travaille toutefois sur une méthode encore plus précise pour réaliser ce type d’analyse sans équipement spécialisé ni dispositif BIA. Elle repose simplement sur l’appareil photo d’un smartphone et un modèle d’IA embarqué. Cette fonction encore en développement porte logiquement le nom de PhotoScan.

D’après les travaux de Google, PhotoScan a été développé en associant des photos de participants prises au smartphone à des examens DXA médicaux et à d’autres informations les concernant, avant d’utiliser ces données pour entraîner un modèle d’IA. Celui-ci a finalement obtenu une « forte concordance avec le DXA » pour l’estimation du taux de masse grasse et d’autres mesures, ainsi qu’une précision « proche du DXA pour prédire la résistance à l’insuline ». Les résultats de recherche publiés sur PhotoScan rapportent notamment une erreur absolue moyenne de 2,15 points pour le taux de masse grasse face au DXA.

Les chercheurs concluent que « l’imagerie DXA clinique fournit la mesure la plus précise de la composition corporelle, mais manque d’évolutivité, tandis que les capteurs BIA des appareils portables sont pratiques mais restent limités au taux de masse grasse de base ».

« Notre approche PhotoScan offre un compromis prometteur en estimant une composition corporelle détaillée à partir d’images standards prises au smartphone, avec une précision proche du DXA. »

Désolé Samsung : cette approche laisse donc penser que les caméras de smartphones pourraient un jour remplacer les capteurs BIA pour calculer le taux de masse grasse.

La technologie n’est toutefois pas encore disponible commercialement. Les chercheurs estiment qu’elle « démontre la faisabilité de l’estimation de la composition corporelle par smartphone », et il serait surprenant de ne pas la voir arriver un jour sur les smartphones Pixel.




Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

Avec la contribution de