Windows 11 a enfin trouvé la bonne formule, cinq ans après des débuts franchement laborieux

Two laptops showing Windows 11 and Windows 10
(Crédit photo: Getty Images)

Difficile de croire que cela fait déjà cinq ans que Windows 11 a été dévoilé. Le système d’exploitation a été annoncé pour la première fois par Microsoft lors d’un événement le 24 juin 2021 (même s’il avait fuité juste avant, comme souvent).

Il y a cinq ans jour pour jour, il était annoncé que Windows 11 arriverait en tant que mise à niveau gratuite pour tous les utilisateurs de Windows 10 — sans provoquer de ruée massive pour l’adopter, c’est certain (et les exigences matérielles n’ont clairement pas aidé).

Ce n’est qu’en juillet 2025 que Windows 11 a dépassé Windows 10 comme version dominante du système d’exploitation desktop de Microsoft selon Statcounter, et il détient désormais une part confortable de plus de 70 %. Ce qui est logique, puisque Windows 10 a atteint sa fin de support en octobre dernier (et ne dispose plus que de quelques mois de support étendu).

Cela dit, en mettant de côté l’adoption lente et les nombreux problèmes qui ont affecté Windows 11 au fil des années (bugs en série et certaines fonctionnalités absentes notamment), il y a désormais des raisons d’être optimiste pour l’avenir du système.

Voici donc un retour sur ces cinq années de Windows 11, et pourquoi la vision actuelle est bien plus positive que l’an dernier — ainsi que les raisons qui laissent penser que Microsoft est enfin sur la bonne voie, avec quelques réserves inévitables.

La grande opération correctifs

Man with laptop showing Blue screen of death or BSOD on the monitor screen

(Image credit: Alex Photo Stock / Shutterstock)

L’optimisme repose en grande partie sur la vaste initiative lancée par Microsoft en mars 2026 pour corriger Windows 11. Depuis cette annonce — probablement la plus importante depuis celle de 2021 — Microsoft a clairement montré sa volonté de s’attaquer aux nombreux défauts et irritants du système.

Repositionnement de la barre des tâches ? Disponible. Personnalisation beaucoup plus poussée du menu Démarrer ? Oui. Suppression du spam dans la recherche Windows ? C’est fait. Davantage de contrôle sur les mises à jour ? Absolument, et même bien plus que ce qui semblait possible, avec notamment la possibilité de repousser indéfiniment une mise à jour sur Windows 11 Home.

Microsoft a ainsi répondu à de nombreuses demandes qui semblaient pourtant peu probables. Et surtout, ces fonctionnalités sont déjà en cours de déploiement, ce ne sont pas de simples promesses.

En parallèle, Microsoft semble davantage à l’écoute des retours et des demandes, avec une interaction plus active avec la communauté en ligne. Une nouvelle initiative prévoit même un panel de recherche où des testeurs sont directement consultés sur les évolutions de Windows 11.

Cela donne le sentiment d’une véritable nouvelle direction, avec un engagement sérieux pour améliorer Windows 11 en fonction des attentes réelles des utilisateurs.

Une approche plus réfléchie et prudente

Checking windows update on laptop screen close up view

(Image credit: Shutterstock)

L’autre facteur clé d’optimisme concerne la manière dont Microsoft développe désormais Windows 11 avec davantage de rigueur.

Il n’y a pas si longtemps, la situation était plus désordonnée. L’arrivée des puces Snapdragon X de Qualcomm en 2024, avec les PC Copilot+ et une nouvelle base technique pour Windows 11, a nécessité de nombreux ajustements pour supporter l’architecture Arm. Sans confirmation officielle, cette transition a probablement contribué au chaos de la mise à jour 24H2, marquée par une quantité importante de bugs parfois très gênants.

Depuis, les choses ont nettement évolué. Microsoft adopte désormais une stratégie plus prudente entre Arm et x86. Windows 11 suit deux branches de développement distinctes, avec la mise à jour 26H1 pour les appareils Arm et 26H2 pour les PC x86 classiques. L’approche des mises à jour annuelles a également été revue.

Au lieu de grosses mises à jour annuelles — comme la 24H2 — Microsoft déploie désormais de petits “enablement packages”, soit de légères évolutions vers une nouvelle version. Les fonctionnalités, elles, sont intégrées progressivement via des mises à jour mensuelles, souvent avec des déploiements contrôlés et progressifs. Cette distribution par étapes s’avère plus fiable que des ajouts massifs en une seule fois.

En résumé, les leçons de la version 24H2 ont été tirées. Des mises à jour majeures resteront nécessaires ponctuellement, notamment pour faire évoluer le cœur du système (peut-être avec 27H2). Mais l’objectif semble désormais d’aller vers des mises à jour annuelles plus légères, avec des fonctionnalités diffusées en continu.

Un optimisme réel, avec une réserve notable

girl using laptop hoping for good luck with her fingers crossed

(Image credit: MAYA LAB / Shutterstock)

Entre les efforts pour corriger Windows 11 et une meilleure gestion des mises à jour, Microsoft a clairement progressé. Mais certaines réserves subsistent.

Le nouveau modèle de déploiement continu des fonctionnalités est pertinent, mais il suscite aussi des critiques. Les déploiements progressifs sont parfois tellement prudents que certaines nouveautés mettent très longtemps à atteindre tous les utilisateurs. Le remaniement du menu Démarrer de l’an dernier en est un bon exemple, avec des délais jugés frustrants.

Cette prudence s’explique en partie par la crainte des bugs. Pourtant, Windows 11 en comporte encore trop, dont certains assez surprenants.

Un exemple récent concerne un bug de la corbeille où la fenêtre de confirmation de suppression affichait le nom interne du fichier au lieu du nom réel. Rien de critique, mais suffisamment déroutant pour les utilisateurs. Et surtout, ce type de problème ne devrait pas apparaître dans une version finale d’un système.

Ce genre d’anomalie alimente aussi certaines spéculations sur l’usage de l’IA dans le développement de Windows 11. Aucune preuve ne le confirme, mais la nature étrange de certains bugs pousse facilement à ce type de conclusion, d’autant que Microsoft a déjà reconnu utiliser l’IA dans son développement logiciel.

Quelle qu’en soit la cause, les processus de contrôle qualité doivent encore s’améliorer pour éviter ces erreurs, ainsi que d’autres bugs plus sérieux observés cette année.

Une attente importante reste donc un engagement clair de Microsoft sur l’amélioration de ses procédures de validation et de correction. Cet aspect manque encore dans la campagne de correction actuelle, alors qu’il est essentiel pour renforcer la stabilité du système, au même titre que les performances et les nouvelles fonctionnalités.

Malgré tout, le constat global reste positif. Si Microsoft parvient à réduire significativement les bugs et à maintenir cette écoute des utilisateurs — notamment via son panel de testeurs — Windows 11 pourrait être en bien meilleure position dès l’an prochain.


Darren is a freelancer writing news and features for TechRadar (and occasionally T3) across a broad range of computing topics including CPUs, GPUs, various other hardware, VPNs, antivirus and more. He has written about tech for the best part of three decades, and writes books in his spare time (his debut novel - 'I Know What You Did Last Supper' - was published by Hachette UK in 2013).