Samsung tient peut-être enfin son grand casque XR, mais un détail très concret gâche encore l’expérience
Le Galaxy XR est disponible en France
Alors que le monde de la tech se prépare au lancement des nouveaux smartphones pliables de Samsung lors de l’Unpacked la semaine prochaine — avec des changements importants annoncés dans la gamme — au Royaume-Uni, il est enfin possible de prendre en main le casque Samsung Galaxy XR.
Il est désormais disponible hors des États-Unis et de la Corée pour la première fois depuis son lancement en octobre dernier. Un test est en cours depuis quelques semaines, après réception d’un modèle d’essai envoyé par Samsung, afin de le comparer au Meta Quest 3 utilisé au quotidien.
Il serait possible de reprendre une grande partie de ce que notre Editor at Large, Lance Ulanoff, a déjà expliqué lors de sa prise en main du Samsung Galaxy XR — notamment la qualité de l’écran OLED, le confort sur plusieurs sessions, et la richesse des applications XR qui étendent l’expérience Android au-delà d’un smartphone ou d’un ordinateur portable. Mais ce ne sera pas le cas ici.
À la place, le test consiste à aller plus loin, en mettant le confort du cou et de la tête à l’épreuve avec un format bien connu. Est-il possible de passer une semaine entière avec le Samsung Galaxy XR sur la tête
Réponse courte. Oui, mais cela pourrait être plus confortable. Voici le retour complet.
Plongez dans l'univers Android XR
Pour être clair, le casque Galaxy XR n’a pas été porté en continu. Aucun passage au supermarché en immersion XR, ni de nuit passée avec le casque Samsung.
En revanche, il a été utilisé pendant toute la journée de travail, retiré uniquement pour les pauses déjeuner et les passages aux toilettes. Il a aussi été porté quelques heures chaque soir pour se détendre devant un film ou un jeu.
Au moins une journée a été passée en utilisant uniquement le matériel fourni dans la boîte du Samsung Galaxy XR, donc le casque seul.
Côté logiciel, tout ce qui est habituellement utilisé sur PC ou smartphone pour travailler et se divertir a été testé. L’Explorer Pack était également disponible. Il s’agit d’un ensemble de logiciels et d’abonnements d’une valeur de 665 livres, offert avec l’achat du Galaxy XR jusqu’au 16 décembre.
Petite précision sur ce pack. Il inclut un an d’accès aux modèles premium Gemini, 5 To de stockage Google Cloud, un abonnement YouTube Premium, Calm, et d’autres services. C’est un ajout solide à l’expérience XR, qui fera l’objet d’un retour plus détaillé prochainement.
Retour au casque.
Le démarrage est encourageant dès le premier jour. Le multitâche XR permet d’afficher une grande fenêtre Slack flottante pour rester en contact avec les collègues de TechRadar, ainsi qu’une seconde fenêtre YouTube avec un podcast ou une playlist. Au centre, un document Google sert de support de travail, rédigé via un clavier flottant qui réagit aux mouvements des doigts.
Il est aussi possible d’ouvrir des onglets Google Chrome et de naviguer entre les fenêtres grâce au contrôle oculaire. Le casque utilise le suivi des yeux pour déterminer les actions, validées par un simple pincement de doigts, la main reposant devant soi.
Des réunions virtuelles sont également possibles avec des avatars numériques. Le rendu est correct, mais encore imparfait. L’avatar Galaxy paraît trop caricatural pour un contexte professionnel. L’avatar Google semble constamment stressé et ne porte pas de lunettes, ce qui crée une sensation étrange, puisqu’elles sont portées en permanence.
Malgré cela, les tâches reposant sur des opérations simples se révèlent très fluides. Tout ce qui n’exige pas des usages lourds, comme du montage vidéo avancé, fonctionne bien, même si certaines applications existent sur le Play Store pour des besoins plus légers. Mais après l’effet de nouveauté, un premier obstacle apparaît. La vitesse.
Il faut que vous tapiez vite !
Le contrôle par les yeux est intuitif, et l’ensemble de l’expérience XR est bien conçu. En revanche, le clavier virtuel reste moins réactif qu’un clavier physique, même basique.
La frappe ralentit fortement. Avec des délais à respecter, il devient difficile d’avancer efficacement à ce rythme.
La solution la plus logique reste un clavier Bluetooth. La plupart des modèles fonctionnent après connexion. Un test rapide confirme une nette amélioration. Le délai entre les frappes disparaît, ce qui rend le travail réellement productif.
Cela permet aussi de tester l’utilisation du casque avec un PC. L’objectif est de combiner les grands écrans virtuels de la XR avec la puissance d’un ordinateur classique.
La configuration idéale repose sur un Samsung Galaxy Book, qui s’intègre mieux avec le casque, à l’image du duo Vision Pro et MacBook chez Apple. En l’absence de Galaxy Book, l’application Virtual Desktop est utilisée.
Elle permet de connecter un casque Meta à un PC, et se montre très efficace. La connexion reste fluide, même à plusieurs mètres du routeur, sans latence notable. Les écrans peuvent être déplacés et redimensionnés librement, créant un environnement multi-écrans très complet.
Le principal inconvénient concerne le multitâche. Il n’est pas possible d’utiliser toutes les capacités du Galaxy XR dans Virtual Desktop. D’autres applications ne présentent pas ce problème, mais certaines, comme Google PC Connect, ne sont pas disponibles au Royaume-Uni au moment du test. Chaque solution comporte ses limites. PC Connect, par exemple, ne permet de diffuser qu’un seul écran.
Ce manque de compatibilité avec les PC non Samsung reste le principal point à améliorer pour la productivité. En dehors de cela, le Galaxy XR se distingue sur la partie logicielle.
Deux autres évolutions seraient souhaitables côté design. Une interface faciale en silicone et une sangle supérieure.
Impossible de sentir sa tête en sa présence
La France a connu plusieurs vagues de chaleur ces dernières semaines, y compris pendant la période de test du casque Galaxy. Dans des logements conçus pour conserver la chaleur et sans climatisation, les conditions deviennent rapidement difficiles.
La chaleur et la transpiration posent problème avec un casque porté sur le visage, surtout lorsque l’interface en tissu absorbe l’humidité.
Une interface en silicone devrait être systématique, ou au minimum proposée en option dans la boîte. Une housse en silicone pour l’interface existante serait aussi pertinente. Ce choix améliorerait l’hygiène, faciliterait le partage du casque, et n’aurait pas d’impact négatif sur le confort. Au contraire, il permet de se sentir plus à l’aise.
Concernant la sangle supérieure, elle permettrait de mieux répartir le poids du casque sur la tête. Actuellement, le maintien repose uniquement sur le tour de tête.
Le premier jour reste acceptable. Dès le deuxième, une gêne apparaît. Au quatrième jour, l’envie d’abandonner se fait sentir. La fin du cinquième jour est attendue avec impatience.
Le Galaxy XR réussit pourtant beaucoup d’aspects du confort. Le poids de la batterie est déporté dans un module externe, ce qui limite la charge à 545 grammes sur la tête. Le choix du bandeau reste donc regrettable.
Pour quelques heures, l’ensemble reste confortable. Sur des sessions longues, les limites apparaissent.
Une fois encore, passer toute une journée dans un casque VR ne s’impose pas comme une évidence. Le Samsung Galaxy XR représente pourtant une nette progression.
L’écran OLED offre une qualité visuelle élevée. Le suivi oculaire, souvent jugé gadget auparavant, devient réellement utile. Le multitâche est performant grâce à la richesse du Play Store.
Comparé à une expérience similaire avec le Meta Quest Pro il y a quelques années, les progrès sont nets.
Même sans utilisation prolongée toute la journée, le Galaxy XR restera utilisé régulièrement, pour des sessions plus courtes. Il sera aussi testé en avion dès que l’occasion se présentera, un contexte où il pourrait particulièrement se démarquer.

Hamish is a Senior Staff Writer for TechRadar and you’ll see his name appearing on articles across nearly every topic on the site from smart home deals to speaker reviews to graphics card news and everything in between. He uses his broad range of knowledge to help explain the latest gadgets and if they’re a must-buy or a fad fueled by hype. Though his specialty is writing about everything going on in the world of virtual reality and augmented reality.
- Adrien Bar HiyéSenior Editor