Meta vient de dévoiler son casque VR le plus ambitieux, et son poids plume pourrait rebattre les cartes

The Meta VR Glasses
(Crédit photo: Future)

Meta Connect vient de s’achever, et la plus grosse annonce de la soirée reste sans difficulté l’arrivée des Meta VR Glasses — même si Meta avait lui-même laissé échapper l’appareil en avance dans un tutoriel consacré aux verres correcteurs.

Avant leur présentation officielle, TechRadar a pu passer 30 minutes avec cette nouvelle technologie et essayer toute une série de démonstrations. De quoi laisser penser qu’il ne s’agit pas seulement du meilleur casque VR jamais conçu par Meta, mais potentiellement de l’un des meilleurs casques VR essayés jusqu’ici par la rédaction.

Seul inconvénient : il faudra patienter encore un peu avant de pouvoir le porter. Le casque n’est pas attendu avant le « printemps 2027 », soit mars, avril ou mai. Meta a annoncé un prix de 1 299,99 dollars aux États-Unis ; aucun tarif en euros pour la France n’a encore été communiqué.

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Plus fin que jamais

Commençons par le design.

Plus fin et plus léger que tout ce qui l’a précédé — la partie réellement portée sur le visage descend à environ 100 g —, ce casque ressemble à une paire de lunettes. Meta remplace même la sangle de tête par des branches de lunettes pour le maintenir en place.

L’essentiel du poids est déplacé vers un boîtier à glisser dans une poche, un peu comme celui de l’Apple Vision Pro M5 ou du Samsung Galaxy XR. La grande différence tient au fait que le boîtier de Meta n’abrite pas seulement la batterie : toute la puissance de calcul s’y trouve également. Il reste relié au casque par un câble optique, mais ce fil ne s’est jamais montré gênant pendant la démonstration, que ce soit en mouvement dans un jeu comme Beat Saber Flux ou assis avec plusieurs fenêtres ouvertes pour travailler.

Le casque prend en charge des contrôleurs, mais aucun n’est fourni dans la boîte. L’interaction repose donc par défaut sur les mains : soit en attrapant directement les éléments, soit grâce aux commandes par le regard et le pincement popularisées par l’Apple Vision Pro et le Samsung Galaxy XR.

Enfin, malgré leur nom de « lunettes », les Meta VR Glasses restent bien un casque. La façade est opaque et ne paraît transparente que pour la personne qui le porte, grâce au passthrough. Ce flux vidéo en direct du monde réel n’est pas encore parfait — l’image reste légèrement granuleuse et un petit retard subsiste —, mais l’expérience semble au moins au niveau de la concurrence à ce stade.

The Meta VR Glasses

(Image credit: Meta)

Les inserts correcteurs sont également pris en charge. Ils se fixent magnétiquement sur les lentilles d’affichage et, lors de la démonstration, n’ajoutaient pratiquement aucune épaisseur visible au casque.

Le confort constitue probablement l’élément le plus impressionnant. La démonstration n’a duré qu’environ 30 minutes, mais avec un poids équivalant à environ un cinquième de celui d’un Meta Quest 3 ou d’un Samsung Galaxy XR, la différence se ressent immédiatement. L’appareil donne beaucoup moins l’impression de devoir être retiré après une longue session.

Sa portabilité est également remarquable. Il peut facilement être glissé dans pratiquement n’importe quel sac, sans nécessiter de housse de transport dédiée.

The Meta VR Glasses

(Image credit: Meta)

Une machine polyvalente

Toutes les applications compatibles avec le Meta Quest 3 peuvent fonctionner sur ce casque. Des contrôleurs restent toutefois nécessaires pour celles qui ne prennent pas en charge le suivi des mains, soit via un accessoire payant, soit en réutilisant les manettes d’un Quest. Le véritable point fort des Meta VR Glasses semble néanmoins se situer dans les expériences statiques : productivité et divertissement.

Les casques VR se prêtent déjà très bien au multitâche. Des fenêtres d’applications peuvent être disposées dans l’espace et l’écran d’un PC peut être intégré à l’environnement XR pour créer un poste de travail virtuel. Le casque de Meta ajoute deux fonctions particulièrement utiles.

The Meta VR Glasses

(Image credit: Meta)

Premièrement, le nombre d’écrans virtuels n’est pas limité au nombre de moniteurs physiques connectés. Chaque ordinateur portable ou PC peut être étendu jusqu’à trois écrans virtuels, là où certaines anciennes solutions de bureau virtuel ne permettaient d’afficher autant d’écrans issus de l’ordinateur que de moniteurs physiquement connectés.

Deuxièmement, le casque peut transformer n’importe quelle surface en clavier. Il analyse simplement la surface placée devant l’utilisateur — table de café, tablette d’avion ou banc dans un parc — puis y projette virtuellement un clavier et un pavé tactile utilisables pour taper et faire défiler. La démonstration s’est montrée particulièrement fluide : la frappe s’effectuait aussi rapidement et précisément qu’avec un accessoire physique. Un nouvel avantage évident pour la mobilité.

The Meta VR Glasses

(Image credit: Meta)

Côté divertissement, l’exclusivité Apple de Disney Plus semble prendre fin puisque l’application et sa bibliothèque de films 3D arrivent sur le nouveau casque de Meta. Comme il s’agit d’une application native, les contenus peuvent être téléchargés pour être regardés hors ligne, avec de nouvelles expériences de visionnage immersif.

Une démonstration d’Avengers: Endgame étendait ainsi l’action au-delà de l’écran, comme une version très poussée de Philips Ambilight.

La scène dans laquelle Thor forge sa nouvelle hache plaçait virtuellement le spectateur dans la même forge. La pièce réagissait aux événements du film avant que des éclairs ne jaillissent de l’écran lorsque Stormbreaker redonnait toute sa puissance à Thor. L’effet reste un peu gadget, mais il fonctionne bien pour ce type de blockbuster, sans forcément devoir être utilisé pour chaque film.

The Meta VR Glasses

(Image credit: Meta)

Qu’il s’agisse de films immersifs, de jeux VR ou de documents de travail, le contenu apparaît superbe sur l’écran micro-OLED 5K. Celui-ci affiche une résolution de 37 pixels par degré, soit un niveau proche de celui estimé pour l’Apple Vision Pro et le Samsung Galaxy XR — Apple et Samsung n’ayant pas communiqué officiellement ces chiffres, ils proviennent d’estimations issues de démontages.

Le résultat dépasse nettement les 25 PPD du Quest 3 et atteint le niveau requis pour le format IMAX Enhanced, avec une qualité d’image et de son particulièrement élevée. La courte démonstration laisse surtout envie d’en voir davantage.

Difficile d’attendre jusqu’en 2027

Pour un long trajet en avion, les Meta VR Glasses paraissent immédiatement intéressantes, aussi bien pour travailler que pour regarder un film sur un écran virtuel géant plutôt que sur celui du siège situé devant.

Il faudra pourtant attendre 2027. Le prix annoncé reste de 1 299,99 dollars aux États-Unis, soit nettement moins qu’un Vision Pro ou un Galaxy XR, et même sous le tarif maximal évoqué par Xreal pour ses lunettes Aura, probablement le produit essayé jusqu’ici qui se rapproche le plus du concept de Meta. Aucun prix français n’a encore été annoncé.

The Meta VR Glasses

(Image credit: Meta)

Au moment de la rédaction du papier original, Meta n’avait pas encore détaillé une grande partie des caractéristiques techniques, la démonstration ayant eu lieu lors d’un briefing organisé avant Connect. Les Meta VR Glasses peuvent faire tourner n’importe quelle application Quest 3 et gérer jusqu’à six fenêtres simultanément, ce qui implique déjà une puissance non négligeable. Une quantité d’au moins 12 Go de RAM et une plateforme Snapdragon XR récente paraissent plausibles, mais Meta n’a pas confirmé ces éléments.

Le plus étonnant reste que Meta se soit engagé si tôt sur un prix américain relativement bas. Entre les incertitudes commerciales et la demande liée à la RAM, plusieurs fabricants attendent désormais le dernier moment avant de communiquer leurs tarifs. Meta prend ici la direction opposée, ce qui laisse penser que l’entreprise dispose d’une bonne visibilité sur son coût final.



Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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