Canon EOS R6 V vs EOS R6 III et EOS R50 V : les 5 points à retenir avant de choisir
La série V monte en gamme
Au cas où cela vous aurait échappé, les produits pensés d’abord pour la vidéo connaissent une « croissance explosive ». C’est ce qu’affirme Canon, qui vient de dévoiler un nouvel hybride de sa gamme « V », l’EOS R6 V.
Avec cette nouvelle arrivée, Canon compte désormais 22 appareils hybrides EOS R dans son arsenal. La gamme couvre presque tous les usages et tous les besoins, même si sa logique de dénomination peut devenir un peu confuse.
Le signe était assez révélateur. Lors d’une présentation vidéo organisée avant le lancement de l’EOS R6 V, Canon a montré plusieurs diapositives pour expliquer à quel public s’adressaient ses différents appareils. Pourtant, un participant a tout de même fini par demander : « Pourquoi l’avoir appelé EOS R6 V ? »
Essayons donc de comprendre ce qu’est ce nouvel appareil, où il se place dans la gamme Canon, et à quel type d’utilisateur il s’adresse. Voici les 5 choses à savoir…
1. À qui s'adresse l'EOS R6 V ?
Canon a lancé sa série d’appareils « V » avec l’EOS R50 V, le « V » désignant la vidéo. Ou peut-être le vlogging. Difficile d’en être totalement certain. Dans tous les cas, la photo reste une fonction secondaire dans cette gamme.
Canon estime en effet que le marché se dirige vers des produits pensés d’abord pour la vidéo. La marque applique désormais ce principe au plein format avec l’EOS R6 V, qui vient concurrencer les Sony ZV-E1 et Nikon Zr. Ces appareils possèdent de vraies capacités vidéo, mais adoptent un design plus épuré que les caméras cinéma professionnelles.
Dans la gamme Canon, l’EOS R6 V se place au-dessus de l’EOS R50 V, une version orientée vlog de l’EOS R50 équipée d’un capteur APS-C. Les deux modèles font l’impasse sur le viseur au profit de nombreuses fonctions et attentions pensées pour la vidéo, comme une lampe tally, des fixations trépied verticales et horizontales, des menus à rotation automatique pour la vidéo, ainsi que de longues durées d’enregistrement.
Si l’EOS R50 V sert de point d’entrée pour les vloggers et les créateurs vidéo, l’EOS R6 V apparaît comme une version dopée pour ceux qui veulent monter en gamme, ou pour des utilisateurs déjà très compétents qui veulent se lancer directement. Mais les choses se compliquent un peu : le R6 V reprend un capteur déjà présent dans deux autres appareils Canon, l’EOS R6 III et l’EOS C50.
L’EOS R6 III est d’abord un appareil photo, capable aussi de produire de très belles vidéos. L’EOS C50 est une caméra cinéma dotée d’une connectique professionnelle, qui peut aussi prendre des photos. L’EOS R6 V se situe quelque part entre les deux.
Ces trois appareils partagent de nombreuses fonctions, mais leur conception diffère. L’EOS R6 V vise le même marché que les Sony ZV-E1 et Nikon Zr. Cela devrait déjà clarifier une partie du tableau, mais il faut creuser un peu plus.
2. Capteur
Logiquement, la principale raison pour laquelle ce nouvel appareil s’appelle EOS R6 V tient au fait qu’il utilise le même capteur que l’EOS R6 III, mais pas celui des précédents modèles EOS R6. Pourtant, même le porte-parole de Canon n’a pas pu confirmer le raisonnement exact derrière ce nom lors de la présentation du produit. La caméra cinéma EOS C50 utilise elle aussi le même capteur. Il s’agit d’un capteur plein format de 32,5 MP, annoncé avec une stabilisation d’image jusqu’à 7,5 stops.
Les trois appareils peuvent enregistrer de la vidéo 7K jusqu’à 60 i/s, du RAW en interne avec les profils colorimétriques Canon C-Log, ainsi qu’un mode open gate exploitant toute la hauteur et toute la largeur du capteur au ratio 3:2. Ils proposent aussi de la 4K suréchantillonnée jusqu’à 60 i/s, de la 4K à 120 i/s et de la 2K jusqu’à 180 i/s. À titre de comparaison, les capacités vidéo de l’EOS R50 V, plus petit et moins cher, restent beaucoup plus limitées.
L’EOS R6 V peut aussi produire de très belles photos, comme l’EOS R6 III. Il capture des clichés de 32,5 MP jusqu’à 40 i/s, avec pré-déclenchement. Ce n’est pas rien. La grande différence entre ces appareils se joue surtout dans leur design.
3. Design




L’EOS R6 V est beaucoup plus grand que l’EOS R50 V. Les différences entre les modèles apparaissent clairement sur les images ci-dessus. Il adopte toutefois un style similaire, avec une disposition des commandes et une forme assez proches.
Aucun des deux appareils ne possède de viseur. C’est une tendance de plus en plus visible sur les nouveaux appareils, et elle ne plaît pas vraiment aux lecteurs de TechRadar. Le cadrage passe donc par l’écran tactile orientable de 3 pouces et 1,62 million de points, qui paraît bien modeste face au superbe écran de 4 pouces du Nikon Zr.
Le boîtier plus imposant de l’EOS R6 V accueille le plus grand capteur et intègre des évents de refroidissement. Cela ajoute de l’épaisseur à l’appareil, mais lui permet d’offrir des durées d’enregistrement quasiment illimitées. Canon nous a indiqué qu’avec le ventilateur activé, les durées d’enregistrement dépassent deux heures dans toutes les définitions, y compris en 7K. En pratique, la batterie ou les cartes mémoire arriveront à court avant que l’appareil ait besoin de souffler.
L’EOS R6 V est aussi très personnalisable, avec 12 boutons auxquels il est possible d’attribuer la fonction de son choix. Il propose du streaming en direct via un port HDMI plein format, une fixation trépied verticale, ainsi qu’un levier de zoom utilisable pour un zoom numérique, mais aussi avec des objectifs « power zoom ». Justement, à propos des objectifs « PZ »…
4. Un nouvel objectif « de base »
En parallèle de l’appareil, Canon a annoncé l’objectif RF 20-50mm F4L IS USM PZ. Les deux produits ont été conçus pour fonctionner ensemble. Le sigle « PZ » signifie power zoom, autrement dit un zoom motorisé et fluide contrôlé depuis l’objectif. L’appareil lui-même dispose aussi d’un levier de zoom.
À l’inverse, les objectifs RF standards associés à l’EOS R6 III et aux autres hybrides d’abord pensés pour la photo ne proposent qu’un zoom manuel. Ce mouvement par à-coups n’est pas vraiment souhaitable pendant l’enregistrement, ni visible dans une vidéo.
L’objectif pèse 420 g. Associé à l’EOS R6 V, qui pèse 688 g avec batterie et carte mémoire, ou 598 g sans, l’ensemble reste bien équilibré sur un stabilisateur. Il offre une mise au point rapprochée à 24 cm et un grossissement maximal correct de 0,33x. Comme il s’agit d’un objectif de série L, la qualité de fabrication et la qualité optique se placent tout en haut du panier. Son prix aussi est élevé. De combien parle-t-on ? Voici les tarifs de l’appareil et de l’objectif…
5. Prix
L’EOS R6 V coûte 2 499,99 € et sera disponible à partir du 24 juin. Il sera possible d’acheter l’appareil en kit avec l’objectif RF 20-50mm F4L IS USM PZ. Ensemble, ils coûteront 3 699,99 €, soit près de 300 € d’économie par rapport à un achat séparé. L’objectif sera vendu seul à 1 499,00 €, mais la date de lancement de cette version séparée n’est pas encore connue. Elle devrait être plus tardive que celle du kit. Cet article sera également mis à jour avec les prix américains dès que possible.
Ce positionnement tarifaire fait de l’EOS R6 V le moyen le plus abordable d’obtenir le capteur Canon de 32,5 MP. Il coûte moins cher que l’EOS R6 III, et beaucoup moins que l’EOS C50. La logique rappelle celle du Sony ZV-E1, qui embarque le même capteur plein format de 12 MP et les mêmes capacités 4K que d’autres modèles Sony plus chers, dont les A7S III et FX3.
On peut penser ce que l’on veut de ces appareils au style vlog, ils coûtent tout de même moins cher que les autres formats. Une brève prise en main de l’EOS R6 V a déjà eu lieu, mais pas assez longue pour tirer des conclusions solides. Le test complet arrivera plus tard.

Tim joined the TechRadar team as Cameras Editor in 2023 and has enjoyed more than 15 years as a tech journalist specializing in camera gear. He's previously worked at Amateur Photographer, for a photo accessory manufacturer and as a freelance photographer and video producer, with clients including Studio 44 and Canon. He also started a media team in Nairobi, Kenya, where he lived for a few years volunteering for a faith-based organisation. Tim is married, father of three children, and loves being active, primarily running since hanging up his football boots.