Test de la GoPro Mission 1 Pro ILS : les objectifs interchangeables changent complètement l’expérience GoPro

La première caméra à objectifs interchangeables de GoPro offre une vraie liberté créative, au détriment de la simplicité et de la robustesse

GoPro Mission 1 Pro ILS camera
(Crédit photo: © Future | Sam Kieldsen)

Notre verdict

La Mission 1 Pro ILS constitue une première incursion fascinante de GoPro dans les objectifs interchangeables, en associant son excellent capteur 1 pouce à la flexibilité du Micro Four Thirds. La mise au point manuelle représente un véritable obstacle, tandis que la perte de l’étanchéité, de l’autofocus et du suivi de sujet constitue un compromis difficile pour une marque dont toute la philosophie repose sur la robustesse et la simplicité du point-and-shoot. Mais pour les vidéastes prêts à fournir davantage d’efforts, la qualité d’image et la flexibilité en font un outil créatif convaincant, bien que très spécialisé.

For

  • Excellente qualité d’image grâce au capteur 1 pouce 4:3
  • Large compatibilité avec les objectifs MFT pour une plus grande liberté créative
  • Distance minimale de mise au point bien plus courte que sur la Mission 1 Pro standard

Contre

  • Perd l’étanchéité jusqu’à 20 m de la Mission 1 Pro
  • La mise au point manuelle est difficile, particulièrement sur les petits écrans
  • L’application Quik pousse fortement vers l’abonnement GoPro

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GoPro Mission 1 Pro ILS : Revue en deux minutes

GoPro a bâti sa réputation sur des caméras qu’il suffit de fixer pratiquement n’importe où avant de les oublier. La Mission 1 Pro ILS représente quasiment l’exact opposé : elle impose de ralentir, de réfléchir aux réglages et à la mise au point, et de travailler beaucoup plus pour obtenir l’image souhaitée.

Il s’agit du troisième modèle, et du plus atypique, de la nouvelle famille Mission 1. Il abandonne l’objectif fixe de ses deux sœurs au profit d’une monture Micro Four Thirds. Ce changement majeur transforme radicalement la nature de la caméra. Au lieu d’être une compagne robuste pour une prochaine session de surf ou une descente en VTT, elle devient un outil créatif qui ouvre l’excellent capteur 1 pouce de GoPro à des centaines d’objectifs, depuis d’anciennes focales fixes bon marché jusqu’aux optiques spécialisées qui ne pourraient jamais entrer dans le boîtier d’une caméra d’action traditionnelle.

GoPro Mission 1 Pro ILS camera

La Mission 1 Pro ILS avec un objectif Laowa 7,5 mm F/2.0 et la poignée Point-and-Shoot de GoPro. (Image credit: Future | Sam Kieldsen)

Le test s’est déroulé sur une semaine, principalement avec une focale fixe Laowa à mise au point manuelle. La caméra s’est révélée aussi gratifiante qu’exigeante. La courbe d’apprentissage est bien réelle et les utilisateurs de longue date de GoPro pourraient ne pas être à l’aise avec cette approche. Les bénéfices — des vidéos et photos plus travaillées et plus précises — n’apparaissent qu’une fois les efforts nécessaires consentis.

La véritable force de l’ILS réside dans son immense polyvalence. Besoin de filmer des gros plans extrêmes physiquement impossibles avec une GoPro classique ? Il suffit d’installer un objectif capable de faire la mise au point à courte distance. Besoin d’un rendu précis ? Il existe là encore une optique adaptée. Il s’agit probablement de la caméra la plus polyvalente jamais conçue par GoPro.

Cette flexibilité impose néanmoins plusieurs compromis. L’ILS est chère, mais aussi moins robuste que les autres GoPro, et elle ne dispose ni de l’autofocus ni du verrouillage de l’horizon. L’application Quik de GoPro ne simplifie pas non plus vraiment l’expérience, puisqu’elle pousse constamment vers un abonnement au lieu de simplement se faire oublier pour laisser filmer. Rien de tout cela n’empêche l’ILS d’être une GoPro séduisante et réellement différente, mais elle exige beaucoup plus de son utilisateur que les modèles précédents.

GoPro Mission 1 Pro ILS : Prix et date de sortie

  • 699,99 € sans abonnement
  • 599,99 € pour les abonnés GoPro
  • Les autres modèles de la gamme sont les Mission 1 et Mission 1 Pro

La GoPro Mission 1 Pro ILS est proposée en France à 699,99 €, ou 599,99 € pour les abonnés GoPro existants. Il s’agit évidemment du prix du boîtier seul : il faudra prévoir séparément l’achat d’un objectif Micro Four Thirds, GoPro n’en commercialisant aucun sous sa propre marque. Cela représente une somme conséquente pour une si petite caméra, mais il existe en même temps très peu de produits réellement comparables et aucun concurrent direct capable de la sous-tarifer.

Sa commercialisation officielle est prévue le 2 septembre 2026, en même temps qu’une application iOS complémentaire baptisée Mission Monitor.

Fait intéressant, l’ILS est lancée exactement au même prix que la Mission 1 Pro standard. Mais au moment de ce test, cette dernière est désormais proposée autour de 599 € en France, soit environ 100 € de moins. Il faut donc payer une centaine d’euros supplémentaires pour obtenir la monture à objectifs interchangeables de l’ILS, alors même que la Mission 1 Pro à objectif fixe offre également une étanchéité jusqu’à 20 m, l’autofocus et un objectif intégré — autant d’éléments absents de l’ILS. Ce compromis mérite donc d’être soigneusement considéré en fonction des usages prévus.

  • Prix : 4/5

GoPro Mission 1 Pro ILS : Caractéristiques

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Type

Caméra d’action

Capteur

CMOS 1 pouce de 50 Mpx

Monture d’objectif

Micro Four Thirds

Écrans

Avant : LCD 1,4 pouce ; arrière : écran tactile OLED 2,59 pouces

Stockage

Aucun stockage interne ; cartes microSD V30 et Class A2 prises en charge

Vidéo

8K Open Gate jusqu’à 30 i/s sans recadrage / 8K 60p avec recadrage

Plage ISO

Vidéo : 25-6400 ; photo : 100-3200

Rafale

60 i/s

Processeur

SoC GP3

Connectivité

Bluetooth, USB-C, Wi-Fi 6 5 GHz

Dimensions

89.6 x 58.7 x 46.1mm

Poids

197 g avec batterie, sans objectif

GoPro Mission 1 Pro ILS : Design

  • Même boîtier GoPro compact à deux écrans, mais avec une monture Micro Four Thirds à l’avant
  • Seulement résistante aux intempéries : elle perd l’étanchéité jusqu’à 20 m de la Mission 1 Pro standard
  • Moins de 200 g avant l’ajout d’un objectif

À bien des égards, il est difficile de distinguer la Mission 1 Pro ILS de la Mission 1 Pro standard. Les deux utilisent globalement le même boîtier rectangulaire à deux écrans, le même écran tactile OLED arrière de 2,59 pouces et le même écran frontal de 1,4 pouce, les mêmes gros boutons, le même pas de vis pour trépied, ainsi que les mêmes attaches magnétiques et pattes de fixation sous la caméra, compatibles avec les accessoires GoPro existants. GoPro n’a pas réinventé le boîtier et, compte tenu de l’efficacité de celui de la Mission 1 Pro, ce n’est pas un problème.

Le changement se trouve à l’avant. À la place de l’objectif fixe 14 mm de la Mission 1 Pro, l’ILS dispose d’une véritable monture Micro Four Thirds, ouvrant la porte à des centaines d’objectifs compatibles. GoPro maintient une liste officielle de compatibilité, qui couvre déjà aussi bien des fisheyes que d’anciennes focales fixes manuelles grâce aux adaptateurs appropriés. Pour ceux qui disposent déjà d’une collection d’anciennes optiques, il s’agit de la première GoPro capable de les accueillir.

Cette flexibilité se fait cependant au détriment de l’une des caractéristiques emblématiques de GoPro : la robustesse. L’ILS résiste aux intempéries, mais n’est pas étanche. Contrairement à la Mission 1 Pro standard, capable de descendre jusqu’à 20 m sans caisson, celle-ci ne doit pas être immergée dans la mer. Pour une entreprise qui s’est fait connaître avec des caméras pouvant être fixées pratiquement partout avant de plonger dans l’eau, le changement est conséquent.

Malgré la complexité supplémentaire apportée par la monture, GoPro a réussi à conserver un format remarquablement compact. Avec 89,6 x 58,7 x 46,1 mm et 197 g, elle est même légèrement plus légère que la Mission 1 Pro à objectif fixe. Il faut évidemment ajouter le poids de l’optique. L’ensemble reste très éloigné en encombrement d’un Panasonic Lumix GH6 utilisé au quotidien. Lorsqu’il faut glisser une caméra à objectifs interchangeables dans un espace très restreint, l’ILS est difficile à battre.

  • Design : 4/5

GoPro Mission 1 Pro ILS : Performances

  • Mise au point uniquement manuelle, sans suivi du sujet ni verrouillage de l’horizon
  • Peut faire la mise au point beaucoup plus près que la distance minimale de 60 cm de la Mission 1 Pro standard
  • Jusqu’à 96 minutes d’autonomie en enregistrant en 8K 4:3

La disparition de l’autofocus constitue le plus gros changement pour qui vient d’une Mission 1 Pro standard. GoPro équipe l’ILS d’un focus peaking afin d’aider à effectuer la mise au point manuellement, mais les petits écrans de la caméra rendent l’exercice réellement difficile. Certaines prises semblaient nettes lors du tournage avant de se révéler floues, entraînant la perte de plusieurs clips qui auraient autrement été réussis.

Plus frustrant encore, le focus peaking ne fonctionne pas sur l’écran frontal, ce qui devient gênant pour cadrer un selfie ou un vlog. Une correction via une future mise à jour du firmware serait bienvenue, aucun obstacle technique évident ne semblant empêcher cette possibilité.

Il existe heureusement de meilleures méthodes que de plisser les yeux devant l’écran arrière. L’application Quik de GoPro propose un aperçu avec focus peaking et la nouvelle application Mission Monitor — malheureusement réservée à iOS au lancement — offre un affichage plus grand et plus lisible. Cette dernière nécessite une connexion filaire entre la caméra et un iPhone ou un iPad. Elle n’a pas pu être testée faute de câble de données USB-C vers Lightning compatible.

En revanche, la connexion de l’ILS à un écran externe avec un adaptateur USB-C vers HDMI a bien fonctionné et offre une bonne solution de monitoring en direct.

GoPro Mission 1 Pro ILS camera

(Image credit: Future | Sam Kieldsen)

Deux objectifs ont été utilisés pendant le test : un Laowa 7,5 mm f/2.0 prêté par GoPro avec l’exemplaire de test et un zoom Panasonic 12-60 mm. Le Laowa — une focale fixe à mise au point et ouverture manuelles — correspond clairement à la manière dont cette caméra est conçue pour être utilisée. Avec le zoom Panasonic, il s’est en revanche révélé impossible d’obtenir correctement la mise au point. Les utilisateurs qui disposent d’anciennes optiques manuelles et d’un adaptateur MFT devraient donc trouver ici un terrain de jeu particulièrement intéressant.

Il faut également préciser que malgré sa monture MFT, l’ILS n’est pas un appareil Micro Four Thirds. Son capteur 1 pouce est plus petit qu’un capteur MFT, ce qui entraîne un facteur de recadrage plus important. Monté sur un appareil MFT classique, le Laowa 7,5 mm profite du facteur de recadrage 2x du format et correspond donc à un 15 mm en équivalent 35 mm. Sur l’ILS, le facteur atteint 2,7x et monte à 3x lorsque la stabilisation HyperSmooth est activée. Le même objectif correspond donc à environ 20,5 mm, ou 22,5 mm avec stabilisation.

Il faut par conséquent un fisheye particulièrement large pour retrouver le champ de vision ultra grand-angle typique de nombreuses GoPro. À l’inverse, il devient plus facile d’obtenir un cadrage serré pour les portraits et d’autres usages similaires.

Avec le Laowa, l’ILS a pu effectuer la mise au point beaucoup plus près que la Mission 1 Pro standard. Cette dernière possède une distance minimale presque comiquement longue de 60 cm, qui exclut pratiquement les gros plans. L’ILS ne souffre pas de cette limitation et permet donc des plans proches du style macro ainsi que des prises de détail tout simplement impossibles avec le modèle GoPro à objectif fixe.

Cela ne suffit cependant pas à en faire un modèle recommandable pour le vlog : l’absence d’autofocus et de suivi du sujet reste un sérieux handicap. La Hero 13 Black équipée du Macro Lens Mod constitue une alternative intéressante pour cet usage.

Le verrouillage de l’horizon disparaît lui aussi. Le suivi du sujet et le verrouillage de l’horizon sont tous deux disponibles sur la Mission 1 Pro standard. Pour profiter des automatismes logiciels de GoPro afin de conserver un horizon droit et un sujet correctement cadré, mieux vaut donc se tourner vers les modèles à objectif fixe.

La qualité audio se montre bonne sans être remarquable. Comme avec les micros intégrés de la Mission 1 Pro, les voix et les sons du quotidien sont capturés clairement, tandis que le bruit du vent est correctement filtré — jusqu’à un certain point.

GoPro Mission 1 Pro ILS camera

(Image credit: Future | Sam Kieldsen)

L’autonomie est très respectable. GoPro annonce 96 minutes avec la batterie Enduro 2 fournie en 8K Open Gate à 30 i/s, ou 74 minutes en 8K 16:9 à 60 i/s. Les mesures obtenues en conditions réelles se sont montrées proches de ces valeurs.

La gestion thermique est également solide. Les problèmes de surchauffe ne sont apparus qu’avec les réglages les plus exigeants de la fiche technique — 50/60 i/s en 8K ou 200/240 i/s en 4K. Avec une circulation d’air suffisante autour de la caméra, il est même possible de ne rencontrer aucune surchauffe.

Comme sur pratiquement toutes les GoPro, aucun stockage interne n’est disponible. Une carte microSD rapide certifiée V30 et Class A2 est indispensable, et mieux vaut prévoir une capacité importante : les fichiers 8K Open Gate sont énormes.

  • Performances : 4/5

GoPro Mission 1 Pro ILS : Qualité d’image

  • Vidéo 8K jusqu’à 30 i/s en Open Gate et 60 i/s en 16:9, avec ralentis jusqu’à 960 i/s en mode rafale
  • Débit maximal de 300 Mb/s avec le firmware expérimental GoPro Labs
  • Photos JPEG et RAW jusqu’à 50 Mpx

Lorsque la mise au point est correcte, les résultats correspondent exactement à ce que l’on peut attendre de ce capteur 1 pouce. La majorité des vidéos de test ont été filmées avec le Laowa 7,5 mm, qui fonctionne bien avec la stabilisation HyperSmooth de GoPro.

Pour ceux qui souhaitent effectuer eux-mêmes l’étalonnage de leurs images, les réglages recommandés par GoPro sont particulièrement pertinents : profil colorimétrique GP-Log2, profondeur de couleur 10 bits et débit maximal disponible, soit 240 Mb/s avec le firmware standard ou 300 Mb/s en installant le firmware expérimental GoPro Labs. Ce dernier est moins stable que la version classique, mais s’adresse aux utilisateurs expérimentés qui souhaitent pousser les performances au maximum. L’enregistrement peut alors se faire en 8K 16:9 à 60 i/s.

Le mode Open Gate a également été essayé. Il fait partie des fonctions phares partagées avec la Mission 1 Pro standard, mais l’association de fichiers gigantesques et d’une limite à 30 i/s le rend assez contraignant. Il reste très utile lorsqu’une liberté maximale de recadrage en postproduction est nécessaire, mais ce n’est pas le mode le plus naturel pour la majorité des prises de vue.

Pour la principale séquence de test, l’ILS a été fixée à une voiture avec une seule ventouse SmallRig. Grâce au faible poids de la caméra, le système habituel à trois ventouses n’était pas nécessaire, ce qui a accéléré l’installation. Le montage a été réalisé en appliquant d’abord l’une des LUT officielles de GoPro, puis en affinant la couleur dans DaVinci Resolve. Le résultat obtenu se montre particulièrement convaincant. Un spécialiste de la postproduction pourrait aller encore beaucoup plus loin en associant ce capteur à la bonne optique.

La photo livre des résultats tout aussi prometteurs, avec quelques réserves. L’ILS et le Laowa ont été utilisés lors d’une sortie photo sur la côte, en RAW à 50 Mpx et, lorsque la lumière baissait, à 12 Mpx. Après traitement dans Adobe Lightroom, les fichiers RAW ont offert une marge de manœuvre considérable pour façonner le rendu final — bien supérieure à celle habituellement offerte par une caméra d’action.

Le Laowa s’est montré légèrement décevant sur ce point, avec un certain manque de netteté et une tendance au flare. Il s’agit toutefois d’une caractéristique de l’objectif et non de la caméra. Une optique plus piquée devrait logiquement permettre d’obtenir des résultats sensiblement plus propres.

Les progrès observés en basse lumière sur la Mission 1 Pro standard sont également présents ici. Le capteur 1 pouce constitue une différence majeure face à la gamme Hero Black de GoPro. Comme toujours avec une caméra à objectifs interchangeables, l’optique choisie détermine largement jusqu’où cet avantage peut aller : un objectif à grande ouverture permettra d’obtenir de bien meilleurs résultats dans l’obscurité qu’un modèle moins lumineux.

  • Qualité d’image : 5/5

Résultats des tests

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Critère

Commentaire

Score

Prix

Plus chère que la Mission 1 Pro standard, mais rien de vraiment comparable n’existe sur le marché.

4/5

Design

Boîtier GoPro compact et familier avec une monture Micro Four Thirds, mais seulement résistant aux intempéries au lieu d’être étanche.

4/5

Performances

La mise au point manuelle constitue un véritable obstacle, mais la distance minimale bien plus courte que sur la Pro compense en partie. Excellente autonomie.

4/5

Qualité d’image

Superbe lorsque la mise au point est réussie, avec un capteur 1 pouce performant en vidéo comme en RAW, même si le résultat dépend fortement de l’objectif utilisé.

5/5

Faut-il acheter la GoPro Mission 1 Pro ILS ?

GoPro Mission 1 Pro ILS camera

(Image credit: Future | Sam Kieldsen)

Achetez-la si…

Vous voulez associer des objectifs MFT au meilleur capteur jamais utilisé par GoPro

La Mission 1 Pro ILS permet enfin de placer de véritables objectifs devant l’excellent capteur 1 pouce de GoPro, ouvrant des possibilités créatives qu’aucune GoPro à objectif fixe ne peut égaler.

Vous avez besoin d’une mise au point rapprochée qu’une caméra d’action classique ne permet normalement pas

La Mission 1 Pro standard s’arrête à une distance minimale assez gênante de 60 cm. Avec une optique adaptée, l’ILS permet de beaucoup se rapprocher du sujet et ouvre ainsi la voie à des prises proches de la macro.

Vous êtes vidéaste et privilégiez le contrôle manuel à la simplicité

Pour ceux qui ont l’habitude d’effectuer manuellement la mise au point et de régler l’ouverture, l’approche de l’ILS apparaîtra davantage comme une fonction que comme une limitation. Elle récompense une manière de filmer plus lente et réfléchie.

Ne l’achetez pas si…

Vous voulez une caméra d’action prête à plonger sous l’eau

L’ILS perd l’étanchéité jusqu’à 20 m de la Mission 1 Pro standard. Pour la plongée ou les sports nautiques, la Mission 1 Pro classique reste le meilleur choix.

Vous recherchez la simplicité d’un véritable point-and-shoot

Pas d’autofocus, pas de verrouillage de l’horizon et pas de suivi du sujet : autant de tâches que la Mission 1 Pro standard gère automatiquement. L’ILS demande davantage d’efforts pour chaque prise.

Votre budget est limité

À 699,99 €, l’ILS coûte environ 100 € de plus que la Mission 1 Pro standard actuellement vendue autour de 599 €, avant même d’avoir acheté un objectif. Pour limiter les dépenses, la GoPro Hero 13 Black reste une porte d’entrée bien moins coûteuse dans l’écosystème.

À considérer également

Nikon ZR

Pour ceux qui recherchent une « vraie » caméra cinéma compacte plutôt qu’une action cam équipée d’une monture d’objectif, le Nikon ZR constitue une excellente alternative. Il associe un capteur plein format, l’enregistrement RAW 6K et des profils colorimétriques RED dans un boîtier qui reste remarquablement compact et résistant aux intempéries, tout en étant moins cher que la plupart de ses concurrents. Il n’égale pas la taille minuscule ni la polyvalence de fixation de l’ILS, mais constitue un outil cinéma beaucoup plus complet — et plus cher — pour les tournages sérieux.

Lire le test du Nikon ZR

GoPro Mission 1 Pro

Pour profiter de pratiquement tout ce que propose l’ILS sans avoir à gérer les changements d’objectif, la Mission 1 Pro standard mérite une sérieuse considération. Elle reprend le même capteur 1 pouce de 50 Mpx et le même processeur GP3, tout en ajoutant une étanchéité jusqu’à 20 m sans caisson, l’autofocus et le verrouillage de l’horizon, autour d’un objectif ultra grand-angle fixe. Elle est beaucoup plus facile à utiliser au quotidien, au prix de la flexibilité offerte par les optiques de l’ILS.

Comment la GoPro Mission 1 Pro ILS a été testée

  • Une semaine de test avec une focale fixe Laowa 7,5 mm F/2.0 C-Dreamer
  • Vidéo tournée en conditions réelles avec la caméra fixée à une voiture, ainsi qu’une sortie photo sur la côte
  • Autonomie et comportement thermique vérifiés dans les modes les plus exigeants de la caméra

GoPro Mission 1 Pro ILS camera

La Mission 1 Pro ILS fixée à une voiture à l’aide d’une ventouse. (Image credit: Future | Sam Kieldsen)

La Mission 1 Pro ILS a été testée pendant une semaine avec un objectif Laowa 7,5 mm f/2.0 prêté par GoPro pour l’occasion.

Les essais vidéo ont notamment consisté à fixer l’ILS à une voiture pour tester la stabilisation en conditions réelles. Les images ont principalement été tournées en 8K 16:9 à 60 i/s avec les réglages recommandés par GoPro pour l’étalonnage. Le mode Open Gate a également été évalué afin de mesurer sa flexibilité de recadrage. Le montage a été réalisé dans DaVinci Resolve, avec l’application préalable d’une LUT officielle GoPro puis des ajustements colorimétriques supplémentaires.

Pour la photo, l’ILS a été emportée lors d’une sortie dominicale sur la côte, avec des prises RAW en 50 Mpx et 12 Mpx et la poignée Point-and-Shoot Grip de GoPro. Les fichiers obtenus ont ensuite été traités dans Adobe Lightroom.

Les solutions de monitoring de la caméra ont également été testées grâce à un écran externe relié par un adaptateur USB-C vers HDMI. L’application Mission Monitor, réservée à iOS au lancement, n’a en revanche pas pu être essayée faute du câble de données USB-C vers Lightning nécessaire.

Enfin, l’autonomie et le comportement thermique ont été évalués au quotidien avec différentes définitions et fréquences d’images, y compris les modes les plus exigeants en 8K/60 i/s et 4K/240 i/s.

Premier test en août 2026

Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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