Ces objectifs chinois copiés sur Leica bluffent jusqu’aux puristes
Des répliques presque parfaites pour une fraction du prix
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- Première interview vidéo du fondateur de Light Lens Lab, Monsieur Zhou
- L’échange de 20 minutes revient sur l’histoire des objectifs phares de LLL
- La feuille de route des objectifs LLL et d’autres projets à venir y sont également abordés
Depuis sa création en 2018, Light Lens Lab s’est forgé une solide réputation auprès des passionnés de Leica, notamment pour ses objectifs M-mount destinés aux boîtiers de la marque.
Certains objectifs LLL sont de véritables hommages à des modèles Leica rares, que peu de personnes peuvent voir – encore moins toucher ou utiliser – et sont minutieusement reproduits dans les moindres détails, du choix des métaux à la signature optique si particulière.
D’autres réinterprètent des objectifs vintage Leica, avec une construction optique repensée pour améliorer la qualité d’image.
Mais tous les objectifs LLL ont un point commun : ils restent bien plus abordables que les modèles originaux, tout en offrant une expérience aussi proche que possible des objectifs M tant convoités.
Prenons le Leica Summilux 35mm f/1.4 (« 11873 »), un objectif rare à double lentille asphérique produit au début des années 1990 à moins de 2 000 exemplaires. Ce modèle avoisine aujourd’hui les 20 000 €, tandis que LLL en propose une réplique fidèle à 98 %, commercialisée aux alentours de 1 450 € sur sa boutique en ligne.
Le vidéaste Bobby Tonelli qualifie l’original de « Saint Graal » des objectifs Leica, et il compare les deux versions sur sa chaîne YouTube – disons simplement que l’alternative signée LLL l’a fortement impressionné.
Récemment, Tonelli a réussi un exploit inédit : organiser une interview vidéo avec le fondateur de Light Lens Lab, Monsieur Zhou.
Leur entretien de 20 minutes (lien ci-dessous) revient sur la genèse de Light Lens Lab, explore plusieurs modèles emblématiques disponibles à la vente, détaille la feuille de route des futurs objectifs et dévoile d’autres projets, dont la refonte d’un appareil photo TLR chinois classique et la création d’une pellicule maison. Une conversation qui mérite le détour.
« L’objectif est d’atteindre ce niveau »
L’histoire de Light Lens Lab a quelque chose de touchant. Il ne s’agit pas d’une entreprise impersonnelle, mais bien d’un projet né de la passion. D’après ses propres mots, Monsieur Zhou est un grand amateur de Leica, et a possédé plus de 200 boîtiers et objectifs M-mount de la marque. Il était un membre actif de groupes Leica en Chine, où l’idée est née de démonter et reproduire les objectifs Leica.
Son premier projet concernait un autre objectif 35 mm, un modèle à 8 lentilles datant de 1953. Sans compétences en design à l’époque, mais avec un brevet expiré et accessible publiquement, il a pu suivre le prototype de Leica pour réaliser une réplique fidèle jusque dans les moindres détails.
Plus il utilisait les objectifs Leica, plus il était impressionné par leurs performances et la qualité optique obtenue dans un format aussi compact – exactement le type d’optique qu’il souhaite reproduire. Selon Zhou, « Atteindre une qualité aussi élevée dans un format aussi réduit – Leica l’a fait, et c’est difficile à surpasser. »
« L’objectif a toujours été de suivre la voie tracée par Leica, et c’est ce qui a permis à notre travail et notre qualité de recevoir une large reconnaissance. »
Parmi les autres projets, on retrouve un objectif Elcan rare à 50 000 $ – pour lequel Leica avait également publié le brevet optique – ainsi qu’un Noctilux de 1966, dont la fabrication a duré quatre ans. Un défi de taille, car deux types de verre utilisés à l’origine ne sont plus fabriqués. Grâce à l’institut de physique optique et de mécanique fine de Shanghai, il a été possible de reconstituer la formule vieille de 70 ans en refondant ce verre spécial.
Le résultat ? Des objectifs aussi compacts et légers, dotés d’une qualité optique équivalente – voire supérieure – et d’un rendu caractéristique, bokeh compris.
Certains objectifs Leica sont à la fois rares et extrêmement coûteux. Pas étonnant que de nombreux passionnés saluent le travail de Light Lens Lab dans la reproduction de ces optiques de légende. Aucun objectif LLL n’a encore été testé ici, mais les avis en ligne de passionnés avertis suffisent à alimenter l’enthousiasme.
Et Monsieur Zhou ne s’arrête pas aux modèles vintage. Des objectifs Leica modernes sont également revisités, toujours à des prix nettement plus accessibles, et une série baptisée « ACDK » est déjà prévue (pour Angénieux, Cooke, Dallmeyer et Kintoptic) – des objectifs au rendu mythique, bien connu des amateurs de cinéma, notamment la fameuse signature visuelle de Cooke.
Un autre projet long terme a aussi été dévoilé : moderniser un appareil photo TLR chinois classique, en optimisant à la fois la mécanique et les performances optiques. Et même produire sa propre pellicule, à l’image de ce que Leica a récemment entrepris – dans la lignée de Fujifilm.
Objectifs, appareils photo, pellicule. « L’objectif est d’atteindre ce niveau », confie Zhou. Et difficile de ne pas espérer qu’il y parvienne.

Tim is the Cameras editor at TechRadar. He has enjoyed more than 15 years in the photo video industry with most of those in the world of tech journalism. During his time as Deputy Technical Editor with Amateur Photographer, as a freelancer and consequently editor at Tech Radar, Tim has developed a deeply technical knowledge and practical experience with cameras, educating others through news, reviews and features. He’s also worked in video production for Studio 44 with clients including Canon, and volunteers his spare time to consult a non-profit, diverse stories team based in Nairobi. Tim is curious, a keen creative, avid footballer and runner, and moderate flat white drinker who has lived in Kenya and believes we have much to enjoy and learn from each other.