Le robot Atlas repousse encore les limites, Boston Dynamics le montre soulevant un frigo et livrant une boisson comme si de rien n’était

Boston Dynamics Atlas
(Crédit photo: Boston Dynamics)

  • Boston Dynamics Atlas peut livrer une boisson
  • Il livre aussi le réfrigérateur, puisqu’il peut soulever jusqu’à 50 kg
  • On aperçoit aussi la façon dont Boston Dynamics entraîne ses robots humanoïdes Atlas Product

Atlas livre une boisson un peu comme Hulk pourrait le faire : oublier la canette, apporter le réfrigérateur. Dans une nouvelle vidéo de démonstration, on découvre enfin ce que le tout nouveau robot humanoïde Atlas Product est capable de faire. Et le résultat impressionne, c’est certain.

Lors de sa dernière apparition au CES 2026, Atlas Product se tenait raide, tandis que le prototype Atlas entièrement électrique déplaçait des boîtes et se repliait presque comme un accordéon. Cette version Product mise à jour affiche toutefois des mouvements encore plus impressionnants, d’autant qu’aucune partie de son corps ne semble limitée par la souplesse habituelle d’un humain.

Atlas, can you bring me a drink? | Boston Dynamics - YouTube Atlas, can you bring me a drink? | Boston Dynamics - YouTube
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Là où un humain peut faire pivoter son torse d’environ 90 degrés au maximum, Atlas peut faire tourner le haut de son corps à 360 degrés. Une capacité qui se révèle très utile pour livrer une boisson bien fraîche. Selon un communiqué publié par Boston Dynamics en janvier, le nouveau robot dispose de 56 degrés de liberté, peut remplacer sa propre batterie et soulever jusqu’à 50 kg.

Boston Dynamics a en réalité publié deux vidéos lundi 18 mai. Celle où le robot Atlas Product soulève un réfrigérateur et l’apporte à un technicien de laboratoire pour qu’il puisse récupérer une boisson fraîche est amusante à regarder. Mais c’est surtout la seconde vidéo, plus détaillée, consacrée à la manière dont Boston Dynamics entraîne Atlas et aux raisons de cette démonstration un peu comique, qui mérite le détour.

Atlas s’entraîne… beaucoup

Contrairement à beaucoup d’autres robots humanoïdes, Atlas ne commencera pas sa carrière dans les foyers. Une grande partie du développement vise à créer un système peu coûteux, simple, fiable et capable de s’intégrer facilement dans un environnement industriel. C’est peut-être pour cette raison que, même si Atlas reprend une forme humaine, il le fait de manière bien moins marquée que Neo Bot, Tesla Optimus ou Figure 03 de Figure AI. On pourrait toutefois soutenir que cette conception rend Atlas plus rapide, plus agile et peut-être bien plus prêt à transporter un colis lourd d’un point A à un point B.

Dans la vidéo, Atlas soulève un mini-réfrigérateur débranché de 23 kg et le transporte jusqu’à une table. Il le dépose ensuite avec précaution avant de s’écarter et de regarder le chercheur récupérer une boisson en canette. 23 kg, c’est déjà notable, mais les chercheurs précisent qu’en laboratoire, Atlas a soulevé 45 kg sans effort apparent. Dans les deux cas, l’objectif était d’obtenir un effort relativement proche de celui d’un humain. « Un outil qui soit, en gros, similaire aux humains, ce qui signifie qu’il doit commencer à interagir avec des objets. Et les objets existent sous toutes les formes possibles », explique Vinay Kamidi, ingénieur de recherche Atlas chez Boston Dynamics.

Atlas ne se contente pas de soulever le réfrigérateur. « L’idée était, en quelque sorte, d’y mettre tout son corps », note Benjamin Stephens, directeur associé des contrôles Atlas chez Boston Dynamics.

How does Atlas learn? | Inside the Lab | Boston Dynamics - YouTube How does Atlas learn? | Inside the Lab | Boston Dynamics - YouTube
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Faire accomplir cette tâche à Atlas sans incident résulte d’un long entraînement visualisé. Les chercheurs commencent par une animation de la tâche, puis lancent dans l’ordinateur des « millions d’heures » de simulations où le robot s’entraîne à soulever, transporter et déposer le réfrigérateur.

Au moment de lancer le programme sur le véritable matériel Atlas, le robot a exécuté la tâche parfaitement.

Il est amusant de penser qu’un robot capable de faire un salto arrière, ce que relativement peu d’humains savent faire, ait besoin de millions d’essais simulés pour apprendre une tâche qu’un humain pourrait maîtriser en quelques instants. L’IA accélère toutefois le processus de simulation, et les chercheurs de Boston Dynamics se montrent enthousiastes, non seulement face à ses capacités actuelles de livraison de boissons, mais aussi face à ce que l’avenir pourrait permettre.

« Nous n’avons pas encore vu les limites de ce qu’Atlas peut faire », déclare Shane Rozen-Levy, ingénieur logiciel Atlas, dans la vidéo. Quant à l’avenir, il n’est « limité que par notre imagination ».



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Adrien Bar Hiyé
Senior Editor

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.

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