MacBook Neo : les 7 sacrifices qu’Apple a faits pour casser les prix

The MacBook Neo at an Apple event
(Crédit photo: Future)

Le MacBook Neo est arrivé. L’ordinateur portable vient d’être dévoilé lors du grand événement Apple de mars. Oui, le modèle à prix réduit existe, et comme les rumeurs l’avaient annoncé, le Neo repose sur une puce d’iPhone, l’A18 Pro.

Le Neo est doté d’un écran Liquid Retina de 13 pouces, ainsi que de coloris particulièrement soignés. Il affiche également un tarif étonnamment bas qui, à première vue, semble offrir un excellent rapport qualité-prix. Mais que manque-t-il au MacBook Neo ?

Pour atteindre ce prix, Apple a évidemment dû faire des concessions. Voici donc un tour d’horizon des principales absences du MacBook Neo.

1. Des concessions sur l’écran

The MacBook Neo at an Apple event

(Image credit: Future)

Le MacBook Neo propose un écran Liquid Retina de 13 pouces, avec une définition de 2 408 x 1 506 pixels, ainsi qu’un revêtement antireflet.

En revanche, il ne bénéficie pas de la gamme de couleurs Display P3 présente sur d’autres écrans MacBook récents, qui offre des couleurs plus vives, notamment dans les rouges et les verts. De même, le Neo ne dispose pas de la technologie True Tone, qui permet à l’ordinateur d’adapter intelligemment l’affichage en fonction de la luminosité ambiante.

Ces compromis sur l’écran ne sont guère surprenants, compte tenu du prix d’entrée fixé à 699 €.

2. Pas d’encoche

The MacBook Neo at an Apple event

(Image credit: Future)

Autre changement concernant l’écran : Apple n’a pas intégré de petite encoche en haut de l’affichage pour loger la caméra. À la place, la webcam FaceTime 1080p est intégrée dans la bordure supérieure, ce qui entraîne des bordures plus épaisses sur le MacBook Neo.

Certes, cela donne au Neo un aspect légèrement daté. Mais il ne s’agit pas d’un appareil destiné à afficher un design premium, c’est un ordinateur portable abordable. Le compromis reste cohérent, et certains utilisateurs se réjouissent même de l’absence d’encoche sur le MacBook Neo.

3. Pas de clavier rétroéclairé

The MacBook Neo at an Apple event showing the keyboard deck

(Image credit: Future)

Apple équipe le MacBook Neo d’un Magic Keyboard, mais celui-ci n’est pas rétroéclairé.

Le public visé étant principalement des étudiants à la recherche d’un ordinateur abordable pour le lycée ou l’université, susceptibles de l’utiliser en soirée ou la nuit, l’absence de rétroéclairage peut constituer un inconvénient pour la visibilité des touches.

Cela dit, cet élément ne gênera pas tout le monde et reste un désavantage contextuel.

4. Pas de puce Apple N1

The MacBook Neo at an Apple event

(Image credit: Future)

La puce N1 d’Apple a été introduite à la fin de l’année dernière avec l’iPhone, et elle a été présentée hier avec le nouveau MacBook Air M5. Malheureusement, cette puce sans fil — qui apporte le Wi-Fi 7 — n’est pas intégrée à ce nouvel ordinateur portable abordable. L’acheteur d’un MacBook Neo devra se contenter du Wi-Fi 6E. Cela ne constitue pas un problème majeur, surtout pour un appareil à prix réduit, et le Neo dispose bien du Bluetooth 6.

5. La caméra n’est pas compatible Center Stage

Apple MacBook Neo being used by a young woman in a classroom

(Image credit: Apple)

Le MacBook Neo intègre une caméra FaceTime 1080p, mais elle ne prend pas en charge la fonctionnalité Center Stage d’Apple.

Cette fonction utilise l’intelligence artificielle pour garder l’utilisateur dans le cadre, en ajustant le cadrage ou le zoom en fonction des mouvements. Il s’agit d’une fonctionnalité appréciable, présente sur de nombreux appareils Apple récents, y compris les iPad. Là encore, son absence s’inscrit dans la logique de réduction des coûts liée à une solution caméra plus simple.

6. Pas de MagSafe — et pas de chargeur au Royaume-Uni ou dans l’Union européenne

The MacBook Neo at an Apple event

(Image credit: Future)

Le MacBook Neo ne prend pas en charge la recharge MagSafe. La recharge s’effectue uniquement via USB (deux ports USB-C et une prise casque constituent l’ensemble des connectiques disponibles).

Dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, un autre élément manque : aucun chargeur n’est inclus. Cette situation est désormais bien connue en Europe, en raison de réglementations visant à réduire les déchets électroniques. Il convient toutefois de préciser que l’Union européenne n’interdit pas directement l’inclusion de chargeurs, la question étant plus complexe.

En l’absence de chargeur fourni dans la boîte, l’acheteur devra acquérir un adaptateur séparément ou utiliser un chargeur existant. La bonne nouvelle est qu’un chargeur de smartphone standard et rapide devrait fonctionner sans problème, l’ordinateur reposant sur une puce d’iPhone. Il devrait donc être possible d’utiliser le même chargeur que celui du téléphone.

Aux États-Unis (et ailleurs en dehors de l’Europe), un adaptateur secteur USB-C de 20 W est fourni avec le Neo, ainsi qu’un câble USB-C. En Europe, le câble est inclus, mais pas l’adaptateur.

7. Des limitations USB-C

A hand holding the MacBook Neo showing its ports

(Image credit: Future)

On pourrait penser que le MacBook Neo dispose de deux ports USB 3, mais ce n’est pas le cas. Un seul est en USB 3, l’autre est en USB 2, ce qui limite certaines fonctionnalités.

Ce port USB secondaire est nettement plus lent, avec des transferts de données environ 20 fois plus lents. Il ne permet pas non plus de transmettre un signal vidéo DisplayPort vers un écran externe. En d’autres termes, le port USB 3 doit être utilisé pour connecter un moniteur externe, et il semble que les ports ne soient pas clairement identifiés.

Cette nuance rend la connectique filaire du MacBook Neo quelque peu contraignante. Si un écran est branché sur le Neo et qu’une clé USB doit être utilisée en même temps, celle-ci devra être connectée au port le plus lent.

Si certaines concessions effectuées par Apple sont compréhensibles sur un ordinateur orienté vers l’entrée de gamme, cette décision concernant les ports demeure plus difficile à justifier.


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Darren is a freelancer writing news and features for TechRadar (and occasionally T3) across a broad range of computing topics including CPUs, GPUs, various other hardware, VPNs, antivirus and more. He has written about tech for the best part of three decades, and writes books in his spare time (his debut novel - 'I Know What You Did Last Supper' - was published by Hachette UK in 2013).