Je randonne pour gagner ma vie, et voici les 5 meilleures montres GPS que j’ai testées sur de vraies montagnes — jusqu’à l’Everest
Voici les montres GPS que je recommande en tant que randonneuse professionnelle
Randonner consiste bien sûr à s’éloigner des écrans pour retrouver les bienfaits de la nature. Mais ces dernières années, j’ai souvent accepté l’aide d’une montre GPS lorsque je pars sur les sentiers.
Ces petits appareils ont relégué ma fidèle carte et ma boussole au fond de mon sac à dos, où elles ne ressortent plus qu’en cas de besoin. Leurs cartes hors ligne et leur navigation virage par virage me permettent de franchir les intersections sans ralentir. Je n’ai également plus à me demander quelle distance j’ai parcourue ou combien il me reste.
Toutes les fonctions d’une montre connectée ne sont pas utiles en randonnée. Personnellement, je n’ai pas besoin d’être avertie à chaque SMS reçu. Les outils d’entraînement comme le Prédicteur de course des meilleures montres Garmin sont surtout déprimants, aussi pratiques soient-ils pour les traileurs. Mais une montre avec des cartes hors ligne, une excellente autonomie et une lampe est précieuse lorsque je pars pour longtemps.
Ces dernières années, j’ai testé des dizaines de montres GPS sur des sentiers allant des Highlands à l’Himalaya, afin de déterminer lesquelles conviennent le mieux aux aventures en trekking.
Meilleure montre GPS haut de gamme : Garmin Fenix 8
- Cartes : cartes topographiques couleur préchargées
- Lampe : LED
- Écran : AMOLED
- Matériaux : lunette en titane, verre Power Sapphire, boîtier en polymère renforcé de fibres
- Autonomie : jusqu’à 28 heures en mode GPS
La Garmin Fenix 8, extrêmement complète, est effectivement l’une des meilleures montres GPS que l’on puisse acheter. Mais sa présence ici n’est pas un choix facile par défaut. Je l’ai portée jusqu’au camp de base de l’Everest et au retour pour vérifier si elle était réellement à la hauteur en randonnée. Autant dire qu’elle frôle la perfection pour les aventures ambitieuses.
Pendant mon trek de 11 jours, j’ai testé les modes Alpinisme et Rucking. Le premier m’a fourni des relevés d’altitude précis, particulièrement utiles pendant notre ascension jusqu’à 5 364 m. Le second m’a permis d’indiquer le poids exact de mon sac afin d’obtenir un suivi de forme et un calcul des calories plus précis.
Dans les maisons de thé népalaises, la lampe LED était idéale pour aller aux toilettes au milieu de la nuit. Et lors d’une randonnée avant l’aube jusqu’au Kala Patthar pour admirer le lever du soleil sur l’Everest, la lumière rouge s’est révélée plus utile que ma lampe frontale extrêmement puissante.
La Fenix 8 intègre déjà des cartes couleur complètes. Avec ses 32 Go de stockage, elle peut également conserver jusqu’à 100 itinéraires GPX, bien plus qu’il ne m’en faudra jamais. J’avais un guide dans l’Himalaya et n’avais donc pas besoin de télécharger l’itinéraire. Quelques mois plus tard, je l’ai toutefois portée pendant cinq jours sur le Cumbria Way. L’itinéraire s’affichait presque instantanément et je devais à peine ralentir devant une intersection non balisée.
Mon seul véritable reproche concerne l’autonomie. Elle suffit largement pour les randonnées à la journée, mais montre davantage ses limites sur plusieurs jours. Lorsque j’utilise la Fenix 8 en mode GPS pendant six à huit heures par jour, je dois généralement la recharger tous les trois jours.
Si vous prévoyez de partir très loin hors réseau, la Garmin Fenix 8 Pro ajoute la possibilité de lancer un SOS lorsque vous n’avez plus de couverture et avez besoin d’aide.
- À qui s’adresse-t-elle : aux randonneurs disposant d’un gros budget et qui ne veulent faire aucun compromis sur la qualité ou les fonctions.
Meilleure pour les treks de plusieurs jours : Suunto Vertical 2
- Cartes : cartes topographiques couleur disponibles au téléchargement
- Lampe : LED
- Écran : AMOLED
- Matériaux : verre saphir avec lunette au choix en acier inoxydable ou en alliage aluminium-titane
- Autonomie : jusqu’à 65 heures en mode GPS
Si le prix de la Fenix 8 vous fait grimacer, mais que vous refusez de sacrifier la qualité et les performances, laissez-moi vous présenter la Suunto Vertical 2.
Cette montre ne propose pas toute la panoplie de fonctions connectées et d’entraînement qui permet à la Fenix 8 de prendre l’avantage. Mais si vous recherchez avant tout une montre de navigation et d’entraînement fiable, ce modèle haut de gamme coche beaucoup de cases.
Je l’ai d’abord testée pendant un trek en solitaire de cinq jours sur le St Cuthbert’s Way, qui traverse de nombreuses zones isolées. C’était à la fin de l’automne, avec des journées courtes, et je voulais donc éviter autant que possible de me tromper de chemin.
J’ai dû télécharger la carte du Royaume-Uni avant mon départ, mais tout a ensuite été très simple. Chaque matin, la carte s’affichait rapidement et restait très claire et facile à suivre sur le grand écran lumineux. J’ai choisi le mode Marche nordique puisque je randonne avec des bâtons, ce qui m’a permis d’obtenir des données plus précises.
La lampe LED m’a vraiment servi pendant les journées les plus longues, lorsque la nuit tombait avant mon arrivée à l’hébergement. Savoir que je disposais d’une source lumineuse de secours était également rassurant.
La montre ne peut stocker que 15 itinéraires simultanément. Je dois donc en supprimer un lorsque j’en ajoute un nouveau, mais ce n’est absolument pas rédhibitoire et cela suffira à la plupart des utilisateurs.
Le véritable point fort reste toutefois l’incroyable autonomie de la Vertical 2. Elle constitue ainsi un meilleur choix que la Fenix 8 lorsque vos aventures ne s’arrêtent pas à l’heure du dîner. Jusqu’ici, choisir un écran AMOLED impliquait généralement un compromis sur l’autonomie. Suunto renverse la tendance avec pas moins de 65 heures, même en mode Accurate. J’ai commencé le St Cuthbert’s Way avec une batterie pleine et utilisé la montre six à huit heures par jour pendant cinq jours. À l’arrivée, il me restait encore plus de 50 %.
- À qui s’adresse-t-elle : aux adeptes des longues randonnées et du trekking avec sac à dos qui veulent une batterie aussi endurante que leurs jambes et accordent moins d’importance aux fonctions connectées.
Meilleur milieu de gamme : Amazfit T-Rex Ultra 2
- Cartes : cartes topographiques couleur disponibles au téléchargement
- Lampe : LED
- Écran : AMOLED
- Matériaux : verre saphir, lunette et panneau arrière en titane
- Autonomie : jusqu’à 50 heures en mode GPS
Vous voulez absolument tout sur votre montre GPS ? Deux possibilités s’offrent à vous : dépenser beaucoup d’argent chez Garmin ou accepter les quelques bizarreries de l’Amazfit T-Rex Ultra 2, moins chère.
J’ai récemment gravi neuf Munros dans les Highlands et les îles écossaises sur une période de deux semaines. L’occasion me semblait parfaite pour tester cette montre robuste et très complète. Comme son nom, qui évoque le dinosaure le plus célèbre au monde, le laisse deviner, c’est de loin la plus grosse montre de cette sélection. Elle devient donc un peu pénible à porter sous plusieurs couches de vêtements, même si le problème se pose beaucoup moins en été.
Amazfit affirme que la montre embarque des cartes préinstallées, mais j’ai dû télécharger celle de l’Écosse avant ma première utilisation. Avec 64 Go de stockage et jusqu’à 50 itinéraires GPX, je n’ai toutefois rencontré aucun problème pour enregistrer tout ce dont j’avais besoin avant de partir.
Une fois sur les sentiers, les cartes se sont montrées très réussies et détaillées. Les chemins apparaissent par exemple sous forme de pointillés afin de les distinguer des routes. La fonction Points d’intérêt, particulièrement complète, me permet de rechercher et de rejoindre quasiment tout ce qui se trouve à proximité, des cafés et points d’eau aux postes de police et parcs. En revanche, lorsque je suis un itinéraire, certaines fonctions manquent un peu de réactivité. La distance restante ou l’altitude mettent souvent du temps à se mettre à jour. Et malgré les promesses répétées concernant un recalcul automatique, la montre ne parvient toujours pas à recalibrer l’itinéraire lorsque je change de direction.
Fait intéressant, la lampe LED propose une lumière verte plutôt que la lumière rouge habituelle. Selon les spécialistes de la survie, le vert offre une meilleure clarté dans l’obscurité, tandis que le rouge fatigue moins les yeux. Il est également possible de maintenir le bouton inférieur gauche pour enregistrer un mémo vocal pendant une activité, ce qui peut être pratique pour prendre des notes en chemin. La Coros Nomad propose aussi cette fonction, sous le nom de Voice Pin.
La T-Rex Ultra 2 offre toutes les fonctions d’une montre connectée. Elle constitue donc une bonne option si vous voulez, ou devez, rester joignable sur les sentiers. Cela peut toutefois entraîner beaucoup de notifications agaçantes. Pour ma part, j’active simplement le mode Ne pas déranger lorsque je randonne.
- À qui s’adresse-t-elle : aux randonneurs qui veulent en avoir beaucoup pour leur argent et acceptent quelques petits défauts.
Meilleur rapport qualité-prix : Coros Nomad
- Cartes : cartes topographiques couleur disponibles au téléchargement
- Lampe : écran blanc
- Écran : MIP
- Matériaux : verre minéral renforcé et lunette en alliage d’aluminium
- Autonomie : jusqu’à 50 heures en mode GPS
Les écrans lumineux et les fonctions à foison vous donnent de l’urticaire ? Dans ce cas, la Coros Nomad, sans fioritures, constitue un excellent choix pour un budget plus limité.
Son écran Memory-in-Pixel, ou MIP, peut sembler légèrement daté face aux dalles AMOLED désormais courantes. Mais les écrans MIP consomment généralement moins d’énergie et restent donc intéressants pour les longs voyages. Je l’ai emportée pendant une semaine de randonnée dans le parc national d’Eryri, au Snowdonia, et elle m’a impressionnée.
J’ai dû télécharger les cartes couleur avant mon séjour, et je trouve qu’elles comptent parmi les meilleures de cette sélection. Elles sont vraiment détaillées, distinguent clairement les sentiers et affichent les points d’intérêt ainsi que les sommets. Elles restent également très lisibles quelles que soient les conditions lumineuses, même lorsque je porte des lunettes de soleil polarisées. L’appareil peut stocker jusqu’à 100 itinéraires, comme la Fenix 8, et les affiche rapidement.
Une fois sur le sentier, j’ai beaucoup apprécié la facilité avec laquelle la couronne numérique permet de zoomer jusqu’à environ 15 mètres. Le GPS est aussi précis que celui de n’importe quelle autre montre de cette sélection. J’ai utilisé le mode Mountain Climb, qui tient compte des variations d’altitude pour mesurer la véritable distance en 3D.
Son prix réduit s’explique toutefois, et pas seulement par des matériaux moins coûteux ou son écran MIP basse consommation. Il n’y a ni lampe LED ni recalcul d’itinéraire directement sur la montre. Lorsque je décide de quitter le parcours, elle continue donc de vibrer pour m’avertir, ce qui devient un peu agaçant. La fonction Retour au départ est également enfouie dans le menu des paramètres, au lieu d’être proposée lorsque je mets l’activité en pause. Rien de tout cela n’est rédhibitoire, mais ces détails montrent bien la différence entre une montre économique et un modèle plus haut de gamme.
En contrepartie de ces quelques sacrifices, l’autonomie est très bonne, notamment grâce à cet écran. Je n’ai pas eu besoin de la recharger une seule fois pendant mon séjour au Pays de Galles et je partirais volontiers plusieurs jours avec elle sans batterie externe. Le Journal d’aventure constitue également un ajout intéressant. Il me permet de placer un repère, d’ajouter une photo ou d’enregistrer un mémo vocal sur un itinéraire pendant une randonnée. En tant que journaliste spécialisée dans l’outdoor, je trouve cette fonction vraiment pratique pour garder une trace de mes sorties.
Un système d’alerte de sécurité d’urgence peut également intéresser les randonneurs, mais il reste assez limité. Il est possible de définir des contacts d’urgence dans l’application, puis de leur envoyer immédiatement un SOS avec les coordonnées de sa position en maintenant la couronne numérique. Il faut néanmoins disposer d’un réseau mobile. Cette fonction pourrait donc vous sauver la vie si vous tombez d’une falaise et perdez votre téléphone, mais elle ne remplace pas vraiment un Garmin inReach ou une autre solution de communication par satellite en pleine nature.
- À qui s’adresse-t-elle : aux randonneurs disposant d’un budget limité et qui cherchent une montre simple, mais fiable.
Meilleure pour le fitness : Polar Grit X2 Pro
- Cartes : cartes couleur préchargées pour l’Europe, avec téléchargement nécessaire pour le Royaume-Uni
- Lampe : écran blanc
- Écran : AMOLED
- Matériaux : lunette en acier inoxydable, verre saphir
- Autonomie : jusqu’à 43 heures en mode GPS
Si les sciences de l’entraînement vous intéressent ou si vous préparez une épreuve d’endurance pouvant impliquer plusieurs semaines ou mois sur les sentiers, la Polar Grit X2 Pro propose certaines des meilleures mesures et recommandations fondées sur la recherche.
Depuis quelques semaines, je teste ses modes Marche nordique et Rucking en Écosse. J’ai trouvé son design haut de gamme et particulièrement peu distrayant.
Il faut télécharger les cartes du Royaume-Uni, et la montre ne dispose pas de Wi-Fi. Les cartes et les itinéraires doivent donc être transférés depuis un ordinateur portable, ce qui a quelque chose d’un peu nostalgique. Je dois aussi mieux anticiper les endroits où je compte aller, mais l’ensemble reste assez simple. Sur les sentiers, la précision GPS s’est révélée aussi bonne que celle des autres modèles et les cartes sont claires. En revanche, pour obtenir une navigation virage par virage, il faut utiliser des cartes Komoot. Il faut également recalibrer la boussole avant chaque randonnée, ce que je trouve un peu frustrant.
L’autonomie se situe au niveau de la Fenix 8. En mode GPS, une charge complète permet de tenir environ 40 heures. Il faudra donc emporter une batterie externe pour les treks de plusieurs jours, ce qui réduit légèrement son intérêt pour les efforts d’endurance.
Cette montre se distingue surtout par ses outils d’entraînement et de récupération. Après chaque randonnée, j’obtiens immédiatement un rapport sur les sources d’énergie utilisées, notamment les glucides, les protéines et les lipides. Avec FuelWise, je peux recevoir des rappels personnalisés pour boire et consommer des glucides pendant les longues sorties. C’est vraiment précieux pour moi, car j’oublie très facilement de manger suffisamment pendant les longues journées.
La marque finlandaise accorde une grande importance à la recherche sur l’entraînement. La bibliothèque scientifique de Polar rassemble plus de 17 000 références évaluées par les pairs, et cela se ressent dans cette montre. Elle propose de nombreux outils propres à la randonnée, comme Vertical Speed pour suivre la vitesse d’ascension. 3D Speed tient séparément compte des déplacements horizontaux et des changements d’altitude. Enfin, Hill Splitter détecte automatiquement chaque montée et descente de l’itinéraire et les analyse séparément.
Cette montre ne domine pas vraiment toutes les autres, mais ses outils de récupération et son suivi du sommeil sont excellents. Elle se montre également très performante par temps froid. Pour les gros efforts et ceux qui veulent des données sans distractions, elle constitue donc une candidate solide.
- À qui s’adresse-t-elle : aux randonneurs d’endurance qui aiment les données et regrettent l’époque où partir marcher dans la nature signifiait que personne ne pouvait les joindre.
Qu’est-ce qui fait une bonne montre de randonnée ?
Aujourd’hui, toute bonne montre GPS propose un certain niveau de navigation, de suivi de la forme et de la santé, ainsi que des fonctions connectées. Mais toutes ne se valent pas et toutes ne sont pas pensées pour les besoins des randonneurs. Pour être vraiment adaptée à la randonnée, une montre devrait proposer les fonctions suivantes.
Cartes hors ligne
Il est possible de se contenter d’une navigation sous forme de fil d’Ariane. Mais pour figurer parmi les meilleures montres de randonnée, un modèle doit avant tout proposer des cartes hors ligne permettant de créer des itinéraires ou de suivre des fichiers GPX. Elles doivent être en couleur, proposer idéalement des courbes topographiques et afficher beaucoup de détails.
Écran lisible
Une montre de randonnée gagne à disposer d’un grand écran lumineux. Si vous l’utilisez pour naviguer, vous le consulterez souvent, quelles que soient les conditions météo et parfois avec des lunettes de soleil. Cela dit, une montre trop imposante peut être difficile à porter sous plusieurs couches ou avec des gants. Le plus grand écran n’est donc pas nécessairement le meilleur.
Conception robuste
Une montre de randonnée est exposée aux éléments en toute saison et doit donc être solide. Recherchez un modèle capable de fonctionner sur une large plage de températures, d’environ -20 °C à 50 °C, avec une étanchéité d’au moins 10 ATM. Le verre saphir et une lunette en titane ou en acier inoxydable comptent parmi les matériaux les plus robustes.
Grande autonomie
Votre montre doit pouvoir résister à l’épreuve du temps, ce qui signifie ici disposer d’une solide autonomie. Une Apple Watch qu’il faut recharger toutes les 24 heures convient parfaitement à la salle de sport ou aux petites randonnées d’une demi-journée. Mais si vous partez une semaine sur les sentiers, mieux vaut choisir une montre qui ne vous abandonnera pas à mi-chemin.
Plusieurs modes de randonnée
Des modes d’activité allant au-delà de la simple Randonnée ou Marche sont utiles, à condition qu’ils fassent davantage que simplement classer vos activités. Un mode Marche nordique devrait par exemple tenir compte de la dépense énergétique supplémentaire liée aux bâtons. Et si une montre propose un mode Rucking, elle devrait permettre d’indiquer le poids du sac pour obtenir des mesures plus précises.
Une source lumineuse
Enfin, même s’il s’agit clairement d’un bonus, la plupart des meilleures montres de randonnée disposent d’une lampe LED. Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner sa lampe frontale. Mais lorsqu’un peu de lumière suffit sur une courte distance, il est plus pratique d’appuyer sur un bouton de sa montre que de s’arrêter pour chercher sa lampe.
Julia Clarke spends most of her time exploring the outdoors and writing about the travel, tech, gear and skills needed for adventures in the wild. She spent 20 years in the US where she earned her degree in journalism and enjoyed over a decade in the Rocky Mountains of Colorado before coming home to Scotland.
Her recent adventures include walking several of the UK’s beautiful long distance trails as well as trekking to Everest Base Camp. When she’s not outdoors or writing about the outdoors, she’s usually on her yoga mat and has a strong interest in health and wellness.
She is the author of two books, Restorative Yoga for Beginners and Living in Balance with Maharishi Ayurveda, and was a staff writer at ourdoor website Advnture.
- Adrien Bar Hiyé Senior Editor