Le MacBook Neo peut-il vraiment remplacer votre PC au quotidien ? On l’a testé
Abordable, mais suffisant ?
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Pour être honnête, le résultat n’a pas surpris. L’objectif était de vérifier si le nouveau MacBook Neo, un ordinateur portable à moins de 600 dollars équipé d’un processeur de smartphone, pouvait tenir une ou plusieurs journées de travail. Les résultats se sont révélés encore meilleurs qu’attendu.
Lorsque le test a été annoncé sur les réseaux sociaux la semaine dernière, de nombreuses réactions ont afflué. Certains étaient impatients de découvrir les performances du premier nouveau modèle de MacBook lancé par Apple depuis plus de dix ans. D’autres ont questionné l’usage du terme « quotidien ». Quel type de travail cela recouvrait-il exactement ? Il s’agissait tout simplement d’une journée de travail moyenne.
Les lecteurs le savent : en tant qu’éditeur spécialisé dans la tech, une grande partie de la journée est consacrée à écrire, éditer et effectuer des recherches. Cela implique des appels vidéo, de la retouche photo, la rédaction de scripts, la préparation de rapports, des échanges via Messages, des expérimentations avec des outils d’IA et du streaming vidéo (à des fins de recherche, bien sûr).
Autrement dit, il ne s’agit pas d’une journée de travail intensif avec montage vidéo en 4K, mixage musical sous Logic Pro ou production vidéo sous Final Cut Pro. Il ne s’agit pas non plus de conception de jeux ou de modélisation 3D. Le MacBook Neo, lancé par Apple en mars, n’est pas destiné aux utilisateurs « Pro » : ceux-ci peuvent se tourner vers une large gamme de MacBook Pro, de MacBook Air (ou encore vers les Mac Mini et Mac Studio).
Apple a conçu le MacBook Neo comme une alternative aux PC Windows 11 abordables de HP, Asus, Acer, Lenovo et d’autres marques, ainsi qu’aux Chromebook d’entrée de gamme. Beaucoup de ces modèles à moins de 600 dollars sont fabriqués avec des matériaux plus économiques ou intègrent des processeurs et des circuits graphiques peu performants.
Le MacBook Neo s’est immédiatement distingué par son mélange surprenant de matériaux attrayants, de qualité de fabrication soignée et un point d’interrogation majeur : l’utilisation du processeur A18 Pro, déjà vu dans l’iPhone 16 Pro.
Sans expérience des iPhone ou des ordinateurs Apple, ce choix pourrait sembler risqué. Pourtant, l’expérience montre que les puces Apple Silicon disposent d’une marge de performance confortable. Il était généralement difficile de pousser une puce comme l’A18 Pro dans ses retranchements.
Non, vraiment pas
Malgré cette confiance, les réactions en ligne ont été parfois très sceptiques.
« Pourquoi ? Absurde. C’est un jouet, 8 Go de RAM et un petit écran avec d’énormes bordures. Cet ordinateur est pour ma grand-mère », écrivait Bob, dans le Michigan, sur X (anciennement Twitter).
Bob a raison sur un point : le MacBook Neo est livré avec 8 Go de RAM. Aucune option 16 Go n’est proposée, et un manque de mémoire peut rapidement ralentir un système. Même l’unité de test dotée de 512 Go de stockage (le modèle de base propose 256 Go) ne dispose que de 8 Go de RAM. Bob a également relevé la présence de bordures plus larges autour de l’écran de 13 pouces (contre 13,6 pouces pour le MacBook Air).
Cependant, l’exagération est évidente. Les bordures ne sont pas énormes et l’écran est loin d’être minuscule. Quant à la remarque sur sa grand-mère, rien ne permet d’affirmer qu’elle ne serait pas séduite par cette version coloris Citrus.
Parmi les critiques et les curieux, plusieurs personnes ont indiqué utiliser le MacBook Neo depuis quelques semaines. Aucune n’a signalé de ralentissements notables, même lors de retouches d’images, de l’utilisation de Spotify ou de la suite Microsoft Office.
Journal de bord du MacBook Neo
Les jours suivants ont été consacrés à un travail normal, accompagné de notes sur l’expérience. L’objectif n’a jamais été de pousser le système à ses limites, mais simplement de travailler sans ralentissements ni problèmes techniques.
Impossible toutefois de commencer immédiatement : le MacBook Neo n’était pas encore configuré pour une journée de travail type.
La première étape a consisté à ouvrir Chrome (la plupart des outils professionnels exigent le navigateur de Google) et à se connecter au compte Google professionnel afin d’accéder à Gmail, Slack, Google Docs, aux systèmes comptables et autres services.
Adobe Photoshop 2026, logiciel de retouche favori, était déjà installé suite à des tests précédents.
Les réseaux sociaux faisant partie du quotidien, les comptes X, BlueSky et Threads ont également été ouverts, ce qui a permis de suivre les réactions au test en cours.
Le coloris Citrus attire immédiatement l’attention par sa vivacité. Tout le monde n’est pas conquis. L’épouse a remarqué le changement d’ordinateur et, interrogée sur la couleur, a répondu que ce n’était pas sa préférée. Il existe toutefois d’autres teintes comme Blush ou Indigo.
Au-delà de la couleur, l’intégration des tons dans le clavier et certains éléments de l’interface logicielle constitue un détail apprécié.
L’attaque des onglets
Une grande partie du travail s’effectue dans le système de publication interne de l’entreprise, mais de nombreux onglets de recherche s’ouvrent également dans le navigateur. Entre Gmail, Slack, Feedly, la page d’accueil de TechRadar et les plateformes sociales, les onglets s’accumulent rapidement.
Il existe même une tendance chronique à multiplier les onglets, parfois oubliés ou dispersés dans différentes fenêtres. Cette situation peut mettre à rude épreuve même un ordinateur « Pro ». Une approche plus disciplinée a donc été adoptée avec le MacBook Neo.
Chaque onglet ouvert était utilisé, les données nécessaires copiées — souvent dans Notes — puis l’onglet refermé. Malgré cette vigilance, 17 onglets restaient ouverts. Avec 8 Go de RAM, la prudence s’impose.
Ce qui se remarque et ce qui manque
Le premier jour, l’ordinateur a été utilisé branché sur secteur. En connectant un câble USB-C, l’absence du port MagSafe s’est brièvement fait sentir, mais l’habitude revient vite.
Le second port USB-C a servi à brancher un adaptateur Targus et à connecter un écran HD supplémentaire.
L’absence de rétroéclairage du clavier, présent sur le MacBook Air, se fait remarquer. Selon la luminosité ambiante, certaines touches apparaissent plus sombres, notamment à cause des ombres projetées par les mains. Un détail mineur.
La matinée a été consacrée à l’édition et à la rédaction d’un article. Une image haute résolution a été téléchargée depuis Getty, retouchée dans Photoshop puis exportée.
Les fichiers sont habituellement enregistrés sur OneDrive (la suite Office, dont Word et Excel, est toujours utilisée), mais le stockage cloud n’a pas été synchronisé afin d’éviter de saturer le disque de 512 Go. Le modèle d’entrée de gamme à 256 Go paraît d’ailleurs limité pour certains usages.
Streaming en continu
Pendant que ce petit test sans grande prétention se déroulait au sol, les astronautes de la mission Artemis II de la NASA décollaient vers l’espace et prenaient la direction de la Lune. Impossible de ne pas suivre chaque instant de la mission : YouTube a donc été ouvert et le flux est resté actif toute la journée (il tourne d’ailleurs encore à l’instant où ces lignes sont écrites).
Plus tard, Photoshop a été utilisé sur le MacBook Neo afin de transformer l’une des photos des astronautes en fond d’écran. L’opération nécessitait Firefly, le système d’IA générative basé sur le cloud d’Adobe. L’ensemble a fonctionné sans le moindre problème.
Ce système proposé à 799 € est également équipé de Touch ID, une amélioration appréciable qui permet de déverrouiller l’ordinateur d’une simple empreinte et qui s’est révélée pratique pour se connecter à Gmail via une clé d’accès.
Au fil de la journée, la différence entre un trackpad Force Touch et un trackpad Multi-Touch est devenue perceptible. Le premier utilise un retour haptique pour donner l’illusion d’un mouvement sous les doigts. Le trackpad très réactif du MacBook Neo, lui, se déplace réellement, ce qui exige une légère pression supplémentaire. Rien d’épuisant, mais après une journée d’utilisation, la différence cumulative se fait sentir.
Un nouveau compagnon de trajet
Le travail se poursuit habituellement pendant le trajet du retour, et le MacBook Neo n’a pas été ménagé. L’ordinateur a été connecté au partage de connexion d’un iPhone 17 Pro Max, puis utilisé pendant environ une heure, le temps que le train relie le centre-ville au quartier de destination. Avec ses 1,2 kg environ, l’ordinateur s’est montré confortable sur les genoux. Retouches, rédaction, édition d’images et suivi de la mission Artemis II ont continué sans difficulté.
À la fin de l’heure, surprise : la batterie du Neo était descendue à 59 %.
Un nouveau jour, un nouveau test
Le lendemain, décision a été prise d’utiliser le MacBook Neo uniquement sur batterie. Après une recharge complète durant la nuit, l’ordinateur a été débranché à 7 h (heure de l’Est).
Comme au bureau, le MacBook Neo était relié à un adaptateur multiports et à un écran HD supplémentaire afin d’étendre l’affichage.
Cette fois, l’objectif était de solliciter davantage la machine, en laissant plus d’onglets de navigateur ouverts que la veille. Un léger temps d’hésitation est alors apparu. À la première apparition de la roue multicolore tournante, quelques onglets ont été fermés. Le fonctionnement fluide a immédiatement repris.
À 8 h 41 (heure de l’Est), avec de nombreux onglets ouverts et Photoshop lancé, la batterie était déjà tombée à 59 %.
Le travail s’est poursuivi, et à 10 h 05, il ne restait plus que 22 %. À noter qu’aucun ajustement de la luminosité de l’écran n’a été effectué et que le mode économie d’énergie n’a pas été activé. L’utilisation est restée identique.
Un avertissement est apparu à 10 % de batterie, et à 10 h 54, le MacBook Neo s’est éteint faute d’énergie. Une fois branché, il a fallu environ cinq minutes pour que l’ordinateur retrouve suffisamment de charge pour redémarrer.
La journée de travail s’est ensuite poursuivie jusqu’à environ 17 h sans incident. Quelques jours plus tard, retour au bureau. Et, pour être honnête, le test avait presque été oublié. Il était même facile d’oublier que l’ordinateur utilisé était un MacBook Neo et non le MacBook Air habituel.
En clair, ce système se révèle largement suffisant pour un usage quotidien. Il s’agit d’une machine aboutie, recommandable à presque toute personne ne réalisant pas de création de contenu de niveau professionnel.
Certes, l’autonomie sur batterie en utilisation débranchée a légèrement déçu, mais il est probable que l’activation du mode économie d’énergie aurait permis de prolonger significativement la durée d’utilisation (fonction régulièrement employée sur le MacBook Air).
Une fois encore, le MacBook Air abordable démontre qu’il constitue un excellent rapport qualité-prix, recommandable à presque tous.

A 38-year industry veteran and award-winning journalist, Lance has covered technology since PCs were the size of suitcases and “on line” meant “waiting.” He’s a former Lifewire Editor-in-Chief, Mashable Editor-in-Chief, and, before that, Editor in Chief of PCMag.com and Senior Vice President of Content for Ziff Davis, Inc. He also wrote a popular, weekly tech column for Medium called The Upgrade.
Lance Ulanoff makes frequent appearances on national, international, and local news programs including Live with Kelly and Mark, the Today Show, Good Morning America, CNBC, CNN, and the BBC.