Notre verdict
Rarement la direction prise par une entreprise avec sa gamme abordable « (a) » aura autant pris de court. Il s’agit des écouteurs milieu de gamme de Nothing, conçus pour susciter un « esprit ludique » chez les publics « jeunes, créatifs et engagés ». Avec les Ear (3a), on pouvait donc espérer que la marque fasse un geste envers ses fans en intégrant ses profils de personnalisation sonore les plus avancés, d’autant plus qu’ils correspondent exactement au public visé par ces modèles. Non ? Très bien. Pourquoi ne pas proposer la recharge sans fil ? Ou peut-être le transducteur en céramique lancé en 2024 sur les Nothing Ear, le modèle plus cher dépourvu du « a » ? Toujours pas. À la place, Nothing propose un coloris rose, un transducteur plus grand d’un millimètre, un boîtier plus arrondi doté de trois voyants LED, son profil audio spatial statique et deux nouvelles fonctions : Audio Snapshot et Call Recording. Et ce sont précisément ces deux dernières fonctions qui posent problème. Pourquoi ? Parce que, comme avec les lunettes connectées dont il faut repérer le petit voyant indiquant qu’un enregistrement est en cours, le seul indice signalant qu’un appel est enregistré peut ici se limiter à un bref bip. Sans savoir ce qu’il signifie, il revient à la personne appelée de comprendre qu’elle est enregistrée et de demander à son interlocuteur d’arrêter. Nothing demande aux acheteurs des Ear (3a) d’obtenir le consentement de leur interlocuteur avant d’enregistrer un appel, mais il est permis de douter que cela se produise réellement dans la pratique. Dans ce nouvel exemple de situation où « personne n’a donné son consentement, mais cela se produit déjà », il semble impossible, en tant que femme, de laisser passer cette technologie sans la condamner. Qu’elle porte ou non le nom d’« Audio Snapshot », l’enregistrement clandestin de conversations privées constitue un problème sérieux.
For
- Une qualité audio agréable et directe
- Une légère amélioration de la réduction active du bruit (qui était déjà très performante)
- Un boîtier aux lignes plus arrondies et des voyants LED pratiques
Contre
- Toujours pas de prise en charge de la recharge sans fil ni de tests auditifs haut de gamme
- L'autonomie de la batterie a pris un coup
- Il faut qu'on parle de l'enregistrement des appels
Pourquoi pouvez-vous faire confiance à TechRadar ?
Nothing Ear (3a) : Revue en deux minutes
Certains tests s’écrivent le cœur lourd, et c’est exactement le cas ici. Les écouteurs abordables « (a) » de Nothing ont été défendus pendant plus de deux ans, et cette nouvelle version rose de 2026 semblait parfaitement séduisante. Mais les apparences sont trompeuses.
Le problème ne vient pas du prix. Comme auparavant, ces écouteurs sont vendus juste sous la barre des 100 euros et peuvent donc prétendre à une place dans notre guide des meilleurs écouteurs abordables.
Étrangement, leur qualité audio soulève également très peu de critiques au moment d’attribuer une note. Elle reste parfaitement compatible avec le LDAC et profite désormais du Bluetooth 6.0 pour offrir une connexion plus stable. Il reste toutefois recommandé de modifier le profil sonore dès la sortie de la boîte, car les basses sont excessives par défaut. Ce défaut n’a rien d’inhabituel sur des écouteurs de cette catégorie et peut être corrigé avec quelques réglages.
Il aurait été appréciable que Nothing rende disponibles ses tests sonores spécifiques, qui permettent à son logiciel de créer automatiquement un profil d’égalisation personnalisé plutôt que de laisser l’utilisateur déplacer lui-même des curseurs ou des formes. La marque a cependant clairement décidé de réserver son test auditif de trois minutes à ses modèles haut de gamme, même si un nouvel onglet d’égalisation « Advanced » à huit bandes, accompagné d’un « facteur Q », fait son apparition. Nous y reviendrons.
Qu’en est-il du confort et de la qualité générale de fabrication ? On retrouve tout ce que l’on peut attendre de Nothing : une conception solide, colorée et agrémentée de quelques nouveautés. L’autonomie recule, mais cela pourrait s’expliquer par l’utilisation d’un transducteur plus grand.
Quel est donc le principal problème ? Il y en a en réalité deux : Call Recording et Audio Snapshot, cette dernière fonction étant parfois appelée Audio Capture dans les nombreux supports marketing de Nothing. Personne ne réclamait ces fonctions et, honnêtement, elles ne correspondent pas au principal argument de vente attendu, même pour une journaliste qui réalise régulièrement des interviews.
Aucun des meilleurs écouteurs à réduction de bruit que nous recommandons ne propose de telles fonctions, mais ce n’est pas un problème en soi. Cette technologie existe déjà, évidemment. Le souci concerne plutôt la manière dont Nothing l’a intégrée. Une pression discrète sur la tige lance l’enregistrement de l’appel en cours, ou d’un message vocal WhatsApp, sur des écouteurs qui semblent pourtant crier : « On est là pour s’amuser ! »
Comme avec le RecDot, Nothing propose une technologie capable de retranscrire les enregistrements, et pas seulement sur ses propres smartphones, du moins dans une certaine mesure. Trois mois d’accès gratuit au service Pro Transcription sont inclus, avec 120 minutes disponibles chaque mois. Et après la période d’essai ? Nothing indique que le tarif officiel n’a pas encore été fixé, mais qu’il sera annoncé en août. Si cette formule était déjà difficile à recommander auparavant, elle l’est encore davantage lorsqu’il est impossible de savoir combien elle coûtera.
Difficile de ne pas penser que Nothing s’est engagé dans une mauvaise direction. Des fonctions appréciées des utilisateurs, comme les profils sonores personnalisés ou la recharge sans fil, auraient été largement préférables à l’enregistrement des appels. Certains membres de l’équipe TechRadar ont suggéré de suivre l’exemple d’Elsa et de « libérer, délivrer », mais dans une année où les technologies grand public paraissent déjà beaucoup trop intrusives — Meta et ses lunettes connectées sont particulièrement concernées —, l’ajout de l’enregistrement des appels et des messages vocaux semble aller trop loin. Il est essentiel de s’interroger sur la direction prise par ces fonctions.
À 99 euros, le prix est incontestablement juste. La sélection de fonctions, en revanche, laisse davantage de doutes…
Test des Nothing Ear (3a) : Prix et date de sortie
- Sorti le 7 juillet 2026
- Au prix de 99 €
Les Nothing Ear (3a) sont proposés au même prix que leur prédécesseur, soit 99 euros.
Contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser, ils succèdent directement aux excellents Nothing Ear (a) de 2024, récompensés par cinq étoiles. Aucun modèle Nothing Ear (1a) ou Nothing Ear (2a) n’a jamais existé. Ils viennent également compléter les Nothing Ear (3), toujours commercialisés et plus chers. Le chiffre 3 commun indique simplement que les deux modèles appartiennent à la même génération.
Les Ear (a) comptent parmi les meilleurs écouteurs abordables passés entre nos mains, et leur mise à jour était attendue depuis l’apparition des premières informations à leur sujet.
Parmi les principaux concurrents des Nothing Ear (3a), on trouve les Apple AirPods 4, qui proposent des commandes gestuelles ainsi que plusieurs fonctions réservées aux iPhone. Pour un prix légèrement inférieur, les Cambridge Audio Melomania A100, récompensés par cinq étoiles, constituent également une excellente option. Les amateurs d’écouteurs ouverts peuvent aussi se tourner vers les Huawei FreeArc ou même les SoundPEATS Clip1 à fixation par clip. Tous deux sont actuellement moins chers que les Nothing Ear (3a) et représentent des alternatives très intéressantes.
Test des Nothing Ear (3a) : Caractéristiques
Pilotes |
12mm custom driver |
Réduction active du bruit |
Oui |
Autonomie de la batterie |
Jusqu'à 6 heures (ANC désactivé) ; jusqu'à 4,5 heures (ANC activé) ; jusqu'à 25 heures avec le boîtier (ANC désactivé) ou jusqu'à 18 heures (ANC activé) |
Poids |
4,53 g par écouteur |
Connectivité |
Bluetooth 6.0 with LDAC, USB-C |
Gamme de fréquences |
20Hz – 40kHz |
Étanchéité |
IP54 |
Autres fonctionnalités |
Réduction active du bruit à large bande jusqu'à 45 dB, 3 microphones MEMS par écouteur avec technologie ENC basée sur l'IA, prise en charge de l'application Nothing X, égaliseur personnalisé à 8 bandes, fonction « Find My Earbuds », mode « Low Lag », mise hors tension automatique, double connexion, embouts supplémentaires, fonction « Audio Snapshot » et enregistrement des appels |
Test des Nothing Ear (3a) : Fonctionnalités
- Bluetooth 6.0 (portée de 15 m) avec prise en charge du format LDAC
- ANC améliorée (réduction du bruit jusqu'à 45 dB, efficace jusqu'à 5 kHz)
- Pincez les tiges pour enregistrer un appel ou capturer un instantané audio, sans avoir besoin d'un téléphone Nothing
Il serait facile de répondre : « Vous n’aimez pas le côté mignon de la nouvelle fonction Audio Snapshot de Nothing ? Ne l’utilisez pas. Il reste beaucoup de qualités pour 99 euros ! » Mais les choses sont plus complexes qu’elles n’en ont l’air.
Commençons par examiner précisément ce que permettent Audio Snapshot et Call Recording, ainsi que leurs limites. Comme indiqué plus haut, une journaliste enregistre régulièrement des interviews, souvent sur Zoom, Google Meet ou Microsoft Teams. Lorsqu’un échange est organisé comme une interview, les personnes interrogées considèrent généralement comme évident qu’elles seront enregistrées. Au Royaume-Uni, où réside l’autrice du test, il est légal d’enregistrer un appel, même sans le consentement de l’autre participant. Une autorisation reste néanmoins systématiquement demandée.
Que fait Nothing à ce sujet ? Dans son guide destiné aux testeurs, l’entreprise affirme respecter les normes internationales de confidentialité ISO 27001, ISO 27701 et EN 18031. Lors de la configuration, l’application Nothing X affiche également un court tutoriel rappelant aux utilisateurs qu’ils doivent obtenir une autorisation avant d’enregistrer un appel, comme illustré ci-dessous.
Fait intéressant, lors d’un appel téléphonique classique passé au Royaume-Uni, l’« avertissement » que Nothing promet de diffuser à tous les participants se limite à un simple bip. Sur Google Meet, une voix féminine annonce : « Cet appel sera enregistré dans 3, 2, 1 », sans doute pour laisser le temps à toute personne opposée à l’enregistrement de protester. Entre deux smartphones, aucune annonce vocale n’est diffusée.
Grâce aux 32 Mo de stockage intégrés aux Nothing Ear (3a), une simple pression sur les tiges suffit pour lancer un enregistrement. Les écouteurs peuvent conserver jusqu’à deux heures d’audio. Il est également possible d’enregistrer et de retranscrire des messages vocaux provenant d’applications comme Instagram ou WhatsApp. À partir du mois d’août, Nothing prévoit aussi d’ajouter des résumés d’appels enregistrés, l’identification des différents intervenants et la création de rappels dans le calendrier à partir des sujets abordés.
View Original
View Original
Ces écouteurs ne peuvent pas enregistrer les conversations qui se déroulent autour de leur porteur, ni même sa propre voix. Il n’est donc heureusement pas possible d’espionner les discussions autour de la machine à café.
Malgré cela, la position reste claire : cette fonction pose un réel problème. Elle fait reposer sur les acheteurs la responsabilité de respecter la loi et ouvre la voie au contournement des règles de consentement. Une tentative a été réalisée en coupant les microphones pour vérifier s’il était possible de supprimer le bip, mais celui-ci reste audible par la personne située à l’autre bout de l’appel afin de signaler le début de l’enregistrement. Les réserves autour de cette fonction sont néanmoins désormais suffisamment explicites.
Ailleurs, les écouteurs proposent le Bluetooth 6.0 et la prise en charge du LDAC pour l’audio haute résolution. Ce codec développé par Sony permet de diffuser en Bluetooth du son haute définition jusqu’en 32 bits/96 kHz, avec un débit pouvant atteindre 990 kbit/s, à condition que l’appareil soit compatible et que le fichier source soit suffisamment qualitatif. Leur prédécesseur proposait déjà le LDAC, mais sa présence reste appréciable.
Un mode audio spatial intégré est également proposé, même s’il s’agit d’un système « statique » et non d’un suivi des mouvements de la tête maintenant le son ancré sur l’appareil source lorsque l’utilisateur tourne la tête. Il ajoute un peu de profondeur et de hauteur à la restitution, mais l’effet reste assez discret par rapport à celui proposé par des écouteurs plus coûteux.
Les excellents tests auditifs personnalisés des Ear (3) ne sont pas disponibles, pas plus que le pratique Super Mic fonctionnant comme un talkie-walkie. En revanche, les Ear (3a) disposent d’une détection intra-auriculaire, qui met la musique en pause lorsqu’un écouteur est retiré et la relance une fois remis en place. Ils proposent également un mode à faible latence pour le jeu, un appairage fluide, une connexion multipoint avec deux appareils, un test d’ajustement des embouts et une fonction de localisation. Celle-ci diffuse depuis l’écouteur recherché un son rappelant un serpent à sonnette afin d’aider à le retrouver.
Le mode Transparence de Nothing se montre convaincant. Sa restitution est légèrement chaude, mais elle reste plus tridimensionnelle que celle de nombreux écouteurs vendus à ce prix. Il est possible de distinguer la position du téléviseur, les voix dans la maison ou encore un chien à l’extérieur, plutôt que d’entendre tous ces sons de manière métallique, omniprésente et superposée.
Lorsque la réduction active du bruit est utilisée, à la place des modes Transparence ou Désactivé, il est de nouveau possible de choisir entre les profils Élevé, Moyen, Faible et Adaptatif. Le niveau Élevé se montre efficace. Nothing annonce une réduction allant jusqu’à 45 dB, active jusqu’à 5 kHz. Cela représenterait une amélioration de 17,1 % par rapport aux Ear (a), grâce à une mise à jour logicielle et à une meilleure architecture liée à la position des microphones.
Le problème, en 2026, vient de l’existence des AirPods Pro 3 et des Bose QuietComfort Ultra Earbuds de deuxième génération. Une comparaison directe serait injuste compte tenu de l’écart de prix, mais il est possible d’obtenir de meilleures performances en acceptant de payer davantage. Cela dit, la réduction de bruit proposée ici reste tout à fait honorable et offre un arrière-plan relativement propre, neutre et peu perturbé pour écouter de la musique.
Les propriétaires d’un Nothing Phone disposant des applications Nothing X et ChatGPT peuvent également accéder à ChatGPT depuis la tige des Ear (3a). Il suffit d’exercer une pression, puis de parler.
Le nouvel onglet d’égalisation propose désormais huit bandes, contre trois sur les anciens écouteurs, ainsi que la représentation sonore simplifiée en forme de tache caractéristique de Nothing. Ce système se montre particulièrement agréable, car il rappelle les visualisations des Nura True Pro plutôt qu’une table de mixage. Cinq préréglages sont disponibles dans l’onglet Advanced et quatre dans l’onglet Simple. Il reste possible de créer une égalisation personnalisée avec le système de son choix.
Et il faudra sans doute apprendre à les maîtriser, comme nous allons le voir…
- Fonctionnalité : 4 / 5
Test des Nothing Ear (3a) : Qualité sonore
- La prise en charge du LDAC est un atout
- Un son agréable, en forme de V — même s'il est un peu faible
- Les basses sont un peu trop présentes à la sortie d'usine, mais vous pouvez y remédier
Comme pour leurs modèles frères, il serait injuste de critiquer les Nothing Ear (3a) sur le plan sonore compte tenu de leur prix. Leur qualité audio justifie largement la dépense.
Quelques éléments méritent toutefois d’être signalés.
Les propriétaires d’un smartphone Sony ou Samsung — le test ayant été réalisé avec un Sony Xperia — trouveront de nombreux avantages à l’écoute de musique en LDAC. Dans The Ghost of You de My Chemical Romance, les guitares passent de l’oreille gauche à l’oreille droite dans un ensemble cohérent. La voix de Gerard Way reste bien centrée, provocante et aussi expressive que dans les souvenirs du milieu des années 2000.
Même en écoutant Apple Music depuis un iPhone, les Nothing Ear (3a) offrent une scène sonore généreuse. Lorsque la playlist enchaîne avec Thank You for the Venom, les guitares de l’introduction trouvent beaucoup d’espace dans l’oreille gauche. Chaque instrument dispose de suffisamment de place pour s’exprimer, tout en restant parfaitement maîtrisé, même dans ce morceau rapide et exigeant.
Les basses se montrent toutefois parfois un peu trop présentes. The Chain de Fleetwood Mac constitue un bon test pour évaluer la précision du registre grave. Aux côtés de la grosse caisse, les voix de Stevie Nicks, Christine McVie et Lindsey Buckingham perdent légèrement en présence dans les superbes harmonies aiguës du refrain. Nothing semble avoir pour habitude de proposer une restitution globalement riche en basses. Le nouvel onglet Advanced de l’égaliseur aide à corriger ce problème, mais le renforcement du grave va ici un peu trop loin.
Nothing propose un « facteur Q » venant compléter les réglages effectués dans l’égaliseur à huit bandes. Celui-ci permet de contrôler la largeur ou la précision de la correction. Il peut être considéré comme un « facteur de qualité », ce qui correspond d’ailleurs à sa signification. La valeur choisie entre 0,1 et 10 détermine l’étendue de la plage de fréquences amplifiée ou réduite autour de la fréquence sélectionnée. Un facteur Q faible produit une courbe plus large et plus douce. Une valeur élevée applique une modification plus étroite, plus abrupte et plus marquée autour de la fréquence renforcée ou atténuée.
Les basses ont été réduites et un facteur Q de 3,2 a été sélectionné. Il faudra évidemment expérimenter soi-même avec ces paramètres. Nothing n’a malheureusement pas intégré ses tests auditifs, qui auraient permis d’évaluer la sensibilité de chaque utilisateur aux différentes fréquences de ce réglage.
En matière de dynamique et de subtilité, les Nothing Ear (3a) paraissent légèrement moins captivants et percutants qu’à l’accoutumée, notamment à cause de leur volume sonore. Une critique souvent formulée à l’encontre des écouteurs abordables de Nothing concerne leur puissance limitée. Le niveau d’écoute a donc fréquemment dû dépasser 50 %. Comme l’autonomie est mesurée à ce volume, la promesse de 4,5 heures avec la réduction de bruit activée s’est révélée exacte, mais reste décevante.
- Qualité sonore : 4 / 5
Test des Nothing Ear (3a) : Design
- Un boîtier plus épais
- Ce haut-parleur, plus grand d'un millimètre, consomme beaucoup d'énergie
- Et l'autonomie de la batterie n'est pas terrible
En plaçant les écouteurs et le boîtier des Nothing Ear (3a) à côté de ceux des anciens Nothing Ear (a), il devient difficile de jouer au jeu des différences. Le coloris constitue évidemment la principale évolution. Les Ear (3a) sont aussi disponibles en noir, en blanc et dans une nuance de jaune légèrement différente de celle particulièrement appréciée sur l’ancien modèle. Le boîtier est également 50 % plus arrondi. Trois voyants LED y affichent au total six indications différentes concernant la batterie, l’appairage, le niveau de charge et d’autres informations.
Pour découvrir les autres modifications, il faut regarder de plus près.
Le transducteur mesure désormais 12 mm, contre 11 mm auparavant, et utilise une « membrane de qualité aérospatiale ». Une paire d’embouts supplémentaire est incluse, soit quatre tailles au total. La taille XS conviendra aux personnes ayant de petites oreilles, mais les écouteurs eux-mêmes ne sont pas minuscules. Ils sont pourtant plus légers que les Ear (a), avec 4,53 g contre 4,8 g. La forme des embouts a également été affinée. Ils sont légèrement plus épais et davantage évasés sur leur bord extérieur. Leur maintien se montre très sûr, même si leur taille devient un peu inconfortable sur de petites oreilles lors des longues sessions d’écoute.
Cela mérite d’être répété : nous avons probablement atteint un point où l’augmentation constante de la taille des transducteurs produit des bénéfices de plus en plus faibles, voire négatifs. Chaque nouveau modèle semble mettre en avant un transducteur plus grand sans augmenter le poids, comme si une taille supérieure garantissait automatiquement de meilleures performances. Jusqu’où cela ira-t-il ? 13 mm ? 15 mm ? Le transducteur plus grand d’un millimètre des Ear (3a) ne semble pas avoir dégradé le son, mais il est permis de se demander s’il n’a pas contribué à réduire l’autonomie. Lors de la présentation du produit, une durée de dix heures avait été annoncée pour les écouteurs seuls. Cela ne s’est finalement pas confirmé.
La batterie de chaque écouteur doit alimenter le transducteur plus grand ainsi que les 16 Mo de mémoire flash intégrée. Elle offre seulement jusqu’à six heures d’utilisation sans réduction de bruit, ou 4,5 heures avec la réduction de bruit activée. Il faut également rappeler que le volume a dû dépasser 50 %, niveau auquel ces mesures sont généralement réalisées. Avec le boîtier, l’autonomie atteint jusqu’à 25 heures sans réduction de bruit ou 18 heures avec cette fonction activée.
Ces chiffres n’ont rien d’exceptionnel. Les Ear (a) de Nothing proposaient jusqu’à 9,5 heures de lecture sur une seule charge sans réduction de bruit, et environ 5,5 heures avec cette dernière. Les très abordables Cambridge Audio Melomania A100 atteignent pour leur part onze heures par charge ou jusqu’à 39 heures avec le boîtier, tout en prenant en charge l’aptX Lossless. Le meilleur choix pour un long trajet en voiture paraît évident…
Les commandes par pincement sur les tiges font de nouveau leur apparition. Le contrôle du volume n’est pas activé par défaut, mais il peut être attribué dans l’application Nothing X, à condition d’accepter de sacrifier un autre raccourci.
Un mot rapide sur la qualité des appels. Elle est parfaitement nette et limpide grâce aux trois microphones MEMS intégrés dans chaque écouteur.
- Design : 4 / 5
Test des Nothing Ear (3a) : Valeur
- Des écouteurs toujours très esthétiques
- Une réduction active du bruit correcte ; autonomie un peu décevante
- Le LDAC apporte un plus, mais l'enregistrement des appels (du moins pour moi) n'est pas une option
Jusqu’à présent, les écouteurs « (a) » de Nothing ont toujours été chaudement recommandés. Les fonctions essentielles des Ear (3a) restent satisfaisantes, mais certains problèmes sont difficiles à ignorer.
La fonction Call Recording arrive en tête de liste. Plus que n’importe quelle limite technique, ce sont ses conséquences sur la vie privée qui inquiètent. De la même manière que la présence de lunettes connectées amène désormais à se demander si un enregistrement est en cours, ces écouteurs font naître une question : pourquoi quelqu’un souhaiterait-il conserver nos conversations ? Certains lecteurs considéreront peut-être cette réaction comme excessive, mais cette inquiétude est réelle. Elle s’appuie notamment sur l’expérience personnelle d’une femme et ancienne danseuse ayant dû faire face à des admirateurs trop familiers.
La qualité audio reste parfaitement acceptable pour 99 euros, mais l’autonomie et les fonctions peuvent être dépassées par d’autres modèles. Même sur le marché des écouteurs ouverts, les Huawei FreeArc ou les SoundPEATS Clip1, tous deux moins chers, seraient recommandés avant ces écouteurs.
- Valeur : 4 / 5
Faut-il acheter les Nothing Ear (3a) ?
Catégorie |
Commentaire |
Score |
Header Cell - Column 3 |
|---|---|---|---|
Fonctionnalité |
Nous ne sommes pas convaincus par la fonction d'enregistrement des appels — même si la réduction active du bruit est tout à fait satisfaisante |
4/5 |
Row 0 - Cell 3 |
Qualité sonore |
Une écoute agréable, facile à régler si les basses s'avèrent un peu trop présentes. Juste un tout petit peu trop discret dans l'ensemble. |
4/5 |
Row 1 - Cell 3 |
Design |
Des bourgeons prometteurs gâchés par une endurance décevante |
4/5 |
Row 2 - Cell 3 |
Valeur |
C'est difficile pour nous de l'écrire, mais les parieurs avisés ne misent pas toujours sur Nothing |
4/5 |
Row 3 - Cell 3 |
Scores des Nothing Ear (3a)
Dans l'ensemble, un appareil fiable, mais qui soulève des inquiétudes concernant la batterie et dont la « fonctionnalité » d'enregistrement des appels pourrait poser problème
| Product | Fonctionnalité () | Qualité sonore () | Design () | Autonomie de la batterie () | Réduction du bruit () | Valeur () | Global () |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nothing Ear (3a) | 4 | 4 | 4 | 2.5 | 4.5 | 4 | 4 |
Achetez-les si...
Vous voulez des écouteurs qui disent « regardez-moi »
La couleur rose est vraiment saisissante et sympa, surtout sur fond de tiges noires et transparentes.
Vous avez un téléphone Sony ou Samsung
La prise en charge du LDAC pour 99 € ? C'est une super affaire.
Vous souhaitez enregistrer vos appels téléphoniques
Ces écouteurs vous permettent d'enregistrer et de transcrire jusqu'à 2 heures d'audio provenant d'appels, de morceaux de musique ou de notes vocales — et vous n'avez pas besoin d'un appareil Nothing pour cela.
Ne les achetez pas si...
Vous recherchez un son spatial vraiment exceptionnel
Aucun autre modèle n'offre ici ce profil audio spatial « statique », qui apporte une touche légèrement plus immersive à votre musique. Pour autant, cela reste un peu léger à notre goût.
Vous avez de toutes petites oreilles
Ce modèle convient à peu près aux petites oreilles grâce à ses embouts de petite taille (il existe même désormais une taille XS), mais si votre conque ou votre cavité auriculaire est particulièrement petite, vous trouverez peut-être tout de même ces écouteurs un peu trop grands.
L'idée d'une surveillance discrète vous dérange
Ce qui pose problème, c'est que Nothing présente l'enregistrement des appels comme une fonctionnalité « lifestyle », malgré les implications évidentes en matière de vie privée.
Comment nous avons testé les Nothing Ear (3a)
- Testés pendant deux semaines, avec des comparaisons face aux Ear (a), aux Bose QuietComfort Ultra Earbuds de deuxième génération, aux Technics EAH-AZ100 et aux AirPods 4
- Utilisés au bureau, pendant des promenades sur une plage, dans un train vers Londres, dans le centre de Londres et à domicile
- Écoute de morceaux Tidal Masters, de titres Apple Music Lossless et de Spotify sur un iPhone 15 Pro, un MacBook Pro et un smartphone Sony Xperia
Les Nothing Ear (3a) ont servi d’écouteurs principaux pendant plus de deux semaines, après une période de rodage de 48 heures.
Ils ont accompagné les trajets vers le travail, notamment lors de marches rapides jusqu’aux bureaux de Paddington, dans le métro londonien pour rejoindre différents événements presse, et même lors d’une promenade sur une plage au coucher du soleil.
Afin d’évaluer le confort, la réduction active du bruit et les promesses d’autonomie, la méthodologie de test rigoureuse de TechRadar a été suivie. Plusieurs éléments notables sont apparus, dont une endurance légèrement décevante.
Pour vérifier la qualité audio sur l’ensemble des fréquences, plusieurs heures d’écoute ont été réalisées avec des playlists de référence personnelles sur Apple Music et Tidal, ainsi qu’avec les morceaux de référence de TechRadar, des podcasts et des films. Les écouteurs ont également été utilisés pour regarder des tutoriels YouTube sur un MacBook Pro.
- Premier test en juillet 2026

Becky became Audio Editor at TechRadar in 2024, but joined the team in 2022 as Senior Staff Writer, focusing on all things hi-fi. Before this, she spent three years at What Hi-Fi? testing and reviewing everything from wallet-friendly wireless earbuds to huge high-end sound systems. Prior to gaining her MA in Journalism in 2018, Becky freelanced as an arts critic alongside a 22-year career as a professional dancer and aerialist – any love of dance starts with a love of music. Becky has previously contributed to Stuff, FourFourTwo and The Stage. When not writing, she can still be found throwing shapes in a dance studio, these days with varying degrees of success.