Bot ou humain, près de la moitié des participants n’ont pas vu la différence dans ce test de Surfshark
Le test qui trouble
Une nouvelle expérience menée par l’entreprise de cybersécurité Surfshark suggère que même les internautes qui se considèrent comme avertis peinent à distinguer les bots IA des vrais humains sur les réseaux sociaux.
Sur les 710 participants à l’étude, menée avec des étudiants en master de l’université de Malmö, seuls 53 % ont correctement identifié davantage de bots qu’ils n’ont pris de vrais humains pour des machines. Autrement dit, près de la moitié des participants (47 %) ont échoué à l’exercice.
Selon de récentes estimations du secteur, l’amplification portée par les bots représenterait désormais environ 23 % des échanges politiques sur X pendant les périodes électorales.
De précédentes recherches menées par Surfshark ont montré que les grandes plateformes suppriment plus de 6,3 milliards de faux comptes chaque année, soit environ 47 fois le nombre de bébés qui naissent dans le monde sur la même période.
Même le meilleur VPN ne rend pas meilleur pour repérer un commentaire rédigé par une IA. C’est précisément ce décalage que cette expérience cherche à mettre en lumière.
La simulation « Bot or Not » place l’utilisateur dans la peau d’un modérateur de contenu et pose une question simple : peut-on encore vraiment faire confiance à son instinct en faisant défiler les réseaux sociaux ?
Dans l’expérience « Bot or Not » de Surfshark
Le jeu « Bot or Not » est une simulation interactive chronométrée, conçue par des étudiants en master de design d’interaction à l’université de Malmö pour l’exposition UNFOLD, organisée pendant la Milan Design Week.
Les joueurs sont plongés dans une section de commentaires simulée, inspirée des réseaux sociaux. Ils disposent de 120 secondes pour repérer 10 commentaires rédigés par des bots, répartis entre quatre sujets de discussion.
Deux de ces sujets étaient volontairement « froids », c’est-à-dire peu chargés émotionnellement : les centres de données et l’éternel débat autour de l’ananas sur la pizza. Les deux autres étaient « chauds » et politiquement sensibles : l’immigration et les droits des femmes. C’est dans le contraste entre ces quatre thèmes que les données les plus révélatrices sont apparues.
Lorsque les participants échangeaient autour des centres de données, ils ont identifié 71 % des bots, avec un taux de précision de 76 %. Il s’agit du meilleur résultat de l’étude. Le débat sur l’ananas sur la pizza a donné des résultats presque aussi solides, avec 64 % de détection et 69 % de précision.
Mais dès que la simulation passait sur un terrain plus émotionnel, les performances s’effondraient.
Sur l’immigration, le taux de détection est tombé à 54 %, avec une précision de 63 %. Sur les droits des femmes, il a chuté à seulement 49 %, avec une précision descendue à 61 %. Les utilisateurs rataient donc davantage de bots, tout en accusant plus souvent de vrais humains d’être des machines.
Qui se trompe le plus, et comment faire le test
L’étude met aussi en évidence une nette « rupture générationnelle » autour de 40 ans. Les joueurs âgés de 20 ans ou moins étaient les meilleurs chasseurs de bots de l’échantillon. Ils ont repéré près de 65 % des bots, avec une précision supérieure à 71 %. Les performances sont restées stables chez les personnes dans la vingtaine et la trentaine, puis ont fortement baissé dans la tranche des 41 à 50 ans. Chez eux, la détection est tombée à 42 %, avec une précision de 59 %. Les utilisateurs de plus de 50 ans s’en sont seulement tirés un peu mieux.
Selon Luís Costa, responsable de la recherche chez Surfshark, l’enseignement principal ne concerne pas vraiment les compétences de lecture ou l’éducation aux médias au sens traditionnel. Le principal angle mort révélé par l’expérience est l’émotion : lorsqu’un débat devient tendu, elle détourne en quelque sorte le « radar » mental sur lequel les internautes s’appuient pour repérer les contenus suspects.
Pour résister à la tromperie automatisée, estime-t-il, les utilisateurs ont surtout besoin de garder la tête froide et de mieux connaître leurs propres vulnérabilités, plutôt que d’affûter encore leur analyse textuelle.
Le jeu « Bot or Not » est désormais accessible au public sur botornot.one. Tout le monde peut y jouer directement depuis son navigateur afin de comparer son score à celui des 710 participants de départ.
Mais l’idée plus large portée par l’étude est plus difficile à oublier qu’un simple score obtenu lors d’une partie. Les bots sont produits par milliards, la technologie qui les alimente devient de plus en plus capable de se fondre dans la masse, et nos propres réactions émotionnelles sont le levier qu’ils cherchent de plus en plus à actionner.
Quelques minutes sur « Bot or Not » suffisent à mesurer à quelle fréquence ce levier fonctionne déjà sur nous.
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GPUs are her main area of interest, and nothing thrills her quite like that time every couple of years when new graphics cards hit the market.
She built her first PC nearly 20 years ago, and dozens of builds later, she’s always planning out her next build (or helping her friends with theirs). During her career, Monica has written for many tech-centric outlets, including Digital Trends, SlashGear, WePC, and Tom’s Hardware.