« L’IA vole nos voix » : les stars déclarent la guerre aux machines

A phone on a pink background showing the ChatGPT app next to a photo of Scarlett Johansson
(Crédit photo: Shutterstock / Silvi Photo / OpenAI)

  • Des centaines d'artistes ont lancé une campagne contre l'IA
  • Ils affirment que l'IA leur vole leur travail et réclament à la place des accords de licence
  • Parmi les signataires figurent Scarlett Johansson, Cyndi Lauper et bien d'autres

Parmi les nombreuses polémiques liées à l’intelligence artificielle (IA), l’entraînement des algorithmes à partir d’œuvres artistiques non rémunérées fait partie des plus explosives. Ce désaccord a désormais donné naissance à une campagne menée par des acteurs, musiciens, auteurs et autres créateurs qui entendent s’opposer au « vol » de leurs œuvres par les IA.

Baptisée « Stealing Isn’t Innovation » (Voler n’a rien d’innovant), la campagne affirme sur son site que « certaines des plus grandes entreprises technologiques exploitent les œuvres de créateurs américains pour développer leurs plateformes d’IA, sans autorisation ni respect du droit d’auteur ». Le message se poursuit : « Ce n’est pas du progrès. C’est du vol. Point final. »

Sous ce manifeste d’ouverture figure une liste de signataires comptant plusieurs centaines de personnalités connues, dont la chanteuse Cyndi Lauper, le rappeur Common, les acteurs Scarlett Johansson et Joseph Gordon Levitt, et bien d’autres.

Plutôt que de former leurs algorithmes à partir d’œuvres artistiques sans compensation, les signataires défendent qu’« une autre voie est possible ». Ils évoquent notamment des « accords de licence et des partenariats », qui offriraient aux entreprises de l’IA une méthode « responsable et éthique pour accéder aux contenus qu’elles souhaitent utiliser ».

Une source majeure de conflit

ChatGPT text.

(Image credit: Shutterstock/Ascannio)

La manière dont les entreprises d’IA ont formé leurs outils à partir de contenus artistiques reste une pomme de discorde depuis des années. Plusieurs organisations ont déjà engagé des actions en justice, affirmant que leurs créations ont été utilisées sans autorisation ni compensation. Et désormais, une mobilisation plus large semble prendre forme.

Fait notable : les signataires ne réclament pas l’interdiction pure et simple d’utiliser leurs œuvres à des fins d’entraînement. Leur volonté est plutôt d’instaurer un cadre clair, dans lequel des sociétés comme OpenAI ou Google pourraient continuer à exploiter ces contenus artistiques, mais sur la base d’un contrat de licence, avec rémunération des auteurs.

Ce n’est pas la première fois que des artistes dénoncent ce type de pratiques. Une plainte déposée en 2023 alléguait déjà que des entreprises spécialisées dans l’IA violaient le droit d’auteur en exploitant des créations protégées pour entraîner leurs modèles. Face à l’impression d’impunité qui entoure certaines entreprises technologiques sur ce terrain, il reste à voir si cette nouvelle campagne fera véritablement bouger les lignes.


TOPICS
Alex Blake
Freelance Contributor

Alex Blake has been fooling around with computers since the early 1990s, and since that time he's learned a thing or two about tech. No more than two things, though. That's all his brain can hold. As well as TechRadar, Alex writes for iMore, Digital Trends and Creative Bloq, among others. He was previously commissioning editor at MacFormat magazine. That means he mostly covers the world of Apple and its latest products, but also Windows, computer peripherals, mobile apps, and much more beyond. When not writing, you can find him hiking the English countryside and gaming on his PC.