Test du Motorola Razr 70 Ultra : un pliable premium qui met Samsung sous pression
Un rival très sérieux
Une nouvelle année, et Motorola dévoile une nouvelle génération de smartphones pliants Razr. Compte tenu du positionnement très lifestyle de ces modèles, il n’est pas surprenant que la marque ait organisé un événement de présentation dans une villa nichée dans les collines d’Hollywood, à Los Angeles, pour mettre en avant les Razr 70, Razr 70 Plus et Razr 70 Ultra.
Cette nouvelle gamme Razr — en dehors de superbes nouvelles teintes et de couleurs plus audacieuses — restera globalement familière aux habitués de la série. Le Razr 70 Ultra demeure le modèle premium, le Razr 70 Plus reprend une partie de ces fonctionnalités haut de gamme en version intermédiaire, et le Razr 70 constitue l’entrée de gamme.
Les trois smartphones conservent la formule éprouvée du téléphone à clapet de Motorola. Avec plusieurs options au catalogue, la marque propose une forme bienvenue de démocratisation dans une catégorie de pliants généralement onéreuse.
Un temps de prise en main a été consacré aux trois modèles — ainsi qu’au Razr Fold au format livre, détaillé séparément — mais l’accent est mis ici principalement sur le Razr 70 Ultra. C’est lui qui concentre la majorité des évolutions tout en conservant une esthétique similaire. Il succède au très réussi Razr 60 Ultra, noté 4,5 étoiles sur 5 lors de son test et actuellement considéré comme l’un des meilleurs téléphones à clapet.
Cette année, le Razr 70 Ultra s’inscrit clairement dans une logique d’amélioration de ce qui fonctionne déjà. Fermé, il ressemble toujours aux autres téléphones à clapet concurrents — notamment le Galaxy Z Flip 7 — ainsi qu’au modèle précédent. À l’avant, on retrouve un écran Extreme AMOLED de 4 pouces, protégé contre les rayures et chocs par une couche de Corning Gorilla Glass Ceramic 3. Motorola précise qu’il s’agit du premier téléphone à clapet à bénéficier de cette protection spécifique, ce qui constitue un argument distinctif appréciable.
L’écran externe reste très lumineux, avec une excellente lisibilité même en plein soleil. L’un des principaux atouts des Razr — particulièrement sur la version Ultra — est la possibilité d’utiliser presque n’importe quelle application sans ouvrir le téléphone. Des pages dédiées peuvent être configurées pour certaines apps comme Calendrier ou Météo, mais il est aussi possible d’ouvrir quasiment toutes les applications.
Nouveauté de cette génération : la fonctionnalité Live Tile. Elle permet d’afficher en haut de l’écran des informations en temps réel, comme l’arrivée d’un véhicule Lyft, des scores sportifs ou le suivi d’une livraison. Le principe est proche des Live Activities sur iPhone et s’avère pertinent ici.
Les Razr 70 Ultra, Razr 70 Plus et Razr 70 prennent désormais en charge les fonds d’écran vidéo, qui s’animent lorsque le téléphone est soulevé. La fonctionnalité fonctionne avec toute vidéo d’au moins cinq secondes comportant un effet bokeh. Ce n’est pas révolutionnaire, mais l’ajout progressif de nouvelles fonctions logicielles reste appréciable.
En ouvrant le Razr 70 Ultra, on découvre un écran principal Extreme AMOLED de 7 pouces au format 22:9, avec une ouverture fluide. La charnière en titane introduite l’an dernier est toujours présente. Comme les autres modèles, il est certifié IP48, ce qui garantit une protection contre l’eau (mais pas contre la poussière).
Lors de la démonstration, le Razr 70 Ultra affichait des couleurs vives et contrastées, que ce soit pour un usage quotidien ou pour la lecture de vidéos sur YouTube. L’expérience visuelle évolue peu d’une génération à l’autre, mais la luminosité maximale atteint désormais 5 000 nits, avec prise en charge de Dolby Vision. L’écran bénéficie aussi d’une certification Pantone.
Le smartphone embarque la plateforme Snapdragon 8 Elite Mobile de Qualcomm, associée à 12 Go de RAM et 512 Go de stockage. L’interface s’est montrée fluide en utilisation. Les différences avec le Razr 70 Plus et le Razr 70 devraient surtout se ressentir en jeu, ces derniers étant équipés respectivement d’un Snapdragon 8s Gen 3 et d’un MediaTek Dimensity 7450X.
Le Snapdragon 8 Elite devrait également assurer une meilleure longévité face à d’autres modèles comme le Galaxy Z Flip 7.
Le téléphone fonctionne sous Android 16, avec quelques personnalisations Motorola, ainsi que de nouvelles fonctions Google.
Parmi elles figure la nouvelle fonctionnalité Wardrobe de Google. Elle analyse des vêtements à partir de photos, les classe et permet de les combiner virtuellement sur un avatar pour visualiser une tenue complète.
L’outil utilise le modèle d’IA Nano Banana de Google, génère le résultat en quelques secondes et sera déployé dans les prochains mois. Il arrivera d’abord sur Android, puis sur Google Photos sur iOS. La fonction pourrait faciliter le choix d’une tenue, notamment pour varier les combinaisons.
On retrouve également Moto AI sur le Razr 70 Ultra, avec toute une série de fonctionnalités maison ainsi que des applications tierces comme Perplexity, Gemini et Copilot. Libre à chacun de les utiliser ou non.
Autre changement — plus significatif pour le marché américain — Motorola adopte des batteries au silicium-carbone. Le constructeur affirme que cette technologie permet une meilleure autonomie et une recharge plus rapide. Des résultats similaires ont déjà été observés sur d’autres smartphones lancés à l’international, comme le OnePlus 15 et l’Oppo Find X9 Ultra.
Sur le Razr 70 Ultra, cela se traduit par une batterie de 5 000 mAh et une puissance de charge maximale filaire de 68 W, assez spectaculaire. De quoi recharger l’appareil en un temps record pour un smartphone pliant à clapet.


Côté photo, deux perforations restent visibles sur l’écran externe en façade, dans l’angle inférieur droit. Elles abritent un capteur principal de 50 Mpx et un ultra grand-angle de 50 Mpx qui fait aussi office de capteur macro.
L’objectif principal adopte désormais une lentille LOFIC. Motorola annonce jusqu’à six fois plus de plage dynamique, ce qui devrait améliorer les détails dans les scènes sombres et la gestion des hautes lumières. Cette promesse devra être vérifiée en test, mais lors de la prise en main, le Razr 70 Ultra s’est montré rapide à enchaîner les clichés, avec des résultats prometteurs. Une caméra selfie de 50 Mpx est également présente, intégrée dans un poinçon en haut de l’écran principal.
L’un des atouts majeurs du Razr 70 Ultra reste toutefois ses coloris. Le choix est limité, mais une finition emblématique est maintenue. Il s’agit du Pantone Cocoa, qui évoque un bois brun clair. Une proposition originale qui rappelle le Moto X, déjà disponible à l’époque avec un dos en bois.
Motorola présente l’autre teinte comme un bleu, mais elle tire davantage vers un mélange bleu-violet. Son nom officiel est Pantone Orient Blue. Elle conserve une finition Alcantara douce au toucher, un matériau que l’on retrouve sur certains appareils Surface et dans l’automobile haut de gamme.
Sur le papier et après une courte prise en main, il apparaît que Motorola fait évoluer un design déjà efficace pour un smartphone pliant, avec des améliorations bienvenues sur ce Razr 70 Ultra.
Un point négatif subsiste toutefois. Le prix augmente : le Razr 70 Ultra démarre à 1 499 €, soit 200 € de plus que le modèle précédent. Les tarifs pour les États-Unis et l’Australie sont encore attendus.



Le Razr 70, modèle d’entrée de gamme, reste le plus accessible. Il débute à 999 € et n’enregistre pas d’augmentation tarifaire par rapport à la génération précédente. Le Razr 70 Plus commence, lui, à 1 199 €.
Fait intéressant, le Razr 70 Plus reprend une grande partie des atouts de la version Ultra. Il dispose de l’écran externe Extreme AMOLED de 4 pouces, protégé par un verre Corning Gorilla Glass 3 un peu moins résistant, et s’ouvre sur un écran AMOLED de 6,9 pouces atteignant 3 000 nits. Il embarque une puce Qualcomm Snapdragon 8s Gen 3 avec 12 Go de RAM, une batterie silicium-carbone de 4 500 mAh et un capteur principal de 50 Mpx accompagné d’un ultra grand-angle de 50 Mpx en façade externe. Il n’est proposé que dans une seule couleur, le Pantone Forest Green, un vert foncé.
Le Razr 70 se distingue sans doute par ses coloris, les plus audacieux de la gamme. On retrouve le Pantone Bright White, éclatant, mais aussi le Pantone Hematite (gris), le Pantone Violet Ice et le Pantone Sporting Green. Ces teintes sont plus vives que celles du modèle Ultra. Motorola semble clairement viser un public sensible au style avec son modèle de base.
Le téléphone conserve également des fonctionnalités ludiques, comme la possibilité de tourner le poignet pour ouvrir l’appareil photo ou d’incliner la main à gauche ou à droite pour zoomer en vidéo. Ces détails apportent une touche de fraîcheur à ce type d’appareil.
Comme indiqué, le Razr 70 embarque un processeur moins puissant que ses frères : un MediaTek Dimensity 7450X associé à 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Il devrait néanmoins offrir une expérience Razr cohérente. L’écran externe mesure 3,6 pouces, conserve une découpe pour deux capteurs photo et permet d’ouvrir la plupart des applications.
Après cette prise en main, il apparaît que Motorola sait ce que le public attend d’un Razr : un smartphone à clapet à nouveau amusant, mais suffisamment performant pour un usage quotidien. Le Razr 70 Ultra concentre les principales nouveautés, mais même le Razr 70 conserve une grande partie de l’ADN de la gamme. Les hausses de prix sont plus difficiles à ignorer cette année, en particulier sur la version Ultra. Reste à voir si les progrès annoncés sur la batterie et la photo se confirment en test. Si c’est le cas, Motorola pourrait encore proposer l’un des arguments les plus convaincants en faveur des smartphones pliants en 2026.

Jacob Krol is the US Managing Editor, News for TechRadar. He’s been writing about technology since he was 14 when he started his own tech blog. Since then Jacob has worked for a plethora of publications including CNN Underscored, TheStreet, Parade, Men’s Journal, Mashable, CNET, and CNBC among others.
He specializes in covering companies like Apple, Samsung, and Google and going hands-on with mobile devices, smart home gadgets, TVs, and wearables. In his spare time, you can find Jacob listening to Bruce Springsteen, building a Lego set, or binge-watching the latest from Disney, Marvel, or Star Wars.