TechRadar Verdict
Le DJI Osmo Nano transforme le format traditionnel des caméras d’action, souvent compactes et anguleuses, en un bijou modulaire polyvalent. L’ensemble reste ultra-compact – le module caméra ne pèse que 52 g – et capture des vidéos 4K très bien stabilisées, parfaites pour le sport ou le vlog en mouvement. Le vrai trésor pour la qualité d’image se trouve dans l’excellent mode D-Log M de DJI, qui préserve la colorimétrie et la luminosité, tout en ouvrant la voie à des workflows d’édition plus poussés. Quelques éléments de design déçoivent, comme le petit écran tactile de 1,96 pouce ou l’absence d’étanchéité sur le module dock. Mais le rapport qualité-prix est clairement en faveur de l’Osmo Nano face à son rival, l’Insta360 Go Ultra, ce qui en fait un outil plus sérieux pour les créateurs de contenu expérimentés.
Pour
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Excellent rapport qualité-prix
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Stockage intégré (64 Go ou 128 Go)
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Boîtier plus léger que celui de l'Insta360 Go Ultra
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Bonne plage dynamique et couleurs profondes
Contre
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La station d'accueil est uniquement résistante aux éclaboussures
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Batteries non amovibles
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Interface moins intuitive que celle des concurrents
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DJI Osmo Nano : Revue en deux minutes
Le DJI Osmo Nano est le tout dernier modèle de la gamme de caméras d’action de la marque. Il ne s’inscrit pas dans la continuité d’un modèle précédent : il introduit un concept totalement inédit, bien qu’il partage le même capteur CMOS 1/1,3 pouce que le DJI Osmo Action 5 Pro, lancé fin 2024.
Aujourd’hui, le marché des caméras d’action est bien plus diversifié qu’il y a quelques années. Les modèles monoblocs, comme la GoPro Hero 13 Black, restent prisés pour leur robustesse et leur grande autonomie. Mais les designs modulaires, à l’image de l’Osmo Nano ou de l’Insta360 Go Ultra, gagnent du terrain.
Pourquoi un tel engouement ? Parce qu’il ne suffit plus de tenir une caméra à la main ou de la fixer péniblement sur un guidon de vélo. L’univers de la création de contenu ne cesse de s’étendre, tout comme les contextes d’utilisation de ces caméras.
En résumé, l’Osmo Nano est une caméra d’action légère et portable. Elle peut se porter autour du cou, sur la tête, sur une casquette ou un casque, ou même s’accrocher à une voiture, un vélo ou un chien. Elle est incroyablement compacte, et avec ses 52 g, elle pèse un gramme de moins que sa concurrente directe, l’Insta360 Go Ultra, sortie un mois plus tôt.
Ce modèle modulaire fonctionne en deux parties : une mini caméra autonome et un socle multifonctionnel baptisé Vision Dock. Ce socle fait office de télécommande, d’écran et de station de charge, avec un petit écran lumineux de 1,9 pouce pour cadrer ses plans et ajuster les réglages.
Les deux modules s’assemblent grâce à deux clips et un système magnétique puissant. Ce dernier permet également de fixer la caméra sur différents accessoires DJI pour multiplier les options de port et de prise de vue mains libres.
La caméra en elle-même bénéficie d’une certification IPX8, ce qui garantit une étanchéité jusqu’à 10 mètres de profondeur. En revanche, le dock n’est que résistant aux éclaboussures (IPX4), ce qui limite son usage sous une pluie soutenue ou à proximité de l’eau. Il ne s’agit donc pas d’un design entièrement tout-terrain.
Sous le capot, on retrouve un capteur CMOS 1/1,3 pouce, capable de capturer, selon DJI, une plage dynamique allant jusqu’à 13,5 stops. Sans avoir procédé à des mesures précises, les images testées montrent une belle richesse de détails, aussi bien dans les hautes lumières que dans les zones sombres comme les tunnels. Un rendu impressionnant compte tenu de la taille du capteur.
DJI reste une marque destinée aux créateurs “sérieux” et l’Osmo Nano s’inscrit parfaitement dans cette lignée. Pas de filtres gadgets ou d’effets “fun” ici : les options sont claires et efficaces, avec des commandes vocales et gestuelles bien intégrées pour filmer sans les mains.
Un atout majeur pour les professionnels : la gestion des couleurs. L’Osmo Nano peut filmer en 10 bits avec les profils D-Log M et HLG, une fonctionnalité de niveau pro qui laisse toute latitude au montage. En 10 bits, les vidéos sont dynamiques sans perdre en équilibre.
Sur le plan des performances, l’Osmo Nano impressionne sur certains points mais reste en retrait sur d’autres. Le transfert rapide des fichiers tient ses promesses : la version 128 Go permet d’atteindre des débits allant jusqu’à 600 Mo/s en USB 3.1, un gain de temps appréciable.
Côté autonomie, en revanche, la limite est claire. DJI annonce jusqu’à 90 minutes avec la caméra seule, ou 200 minutes avec le dock. En pratique, filmer en 4K à 60 i/s donne plutôt 60 minutes d’enregistrement continu. Le point positif : le dock peut recharger la caméra à 80 % en une vingtaine de minutes, idéal pour repartir rapidement.
La stabilisation RockSteady 3.0 et HorizonBalancing assure une bonne fluidité à la marche ou en activité modérée. Même lors d’exercices intenses comme les sauts ou les burpees, l’image reste stable en mode sport. Le son, lui aussi, est bien restitué grâce aux deux micros intégrés, avec un rendu stéréo convaincant et une réduction du vent correcte. Les utilisateurs plus avancés apprécieront aussi la compatibilité directe avec deux micros DJI sans avoir besoin de récepteurs.
Même si la qualité d’image est bonne pour ce format, certaines limites physiques subsistent. L’objectif ultra grand-angle fixe de 143° offre une belle immersion en vue subjective, mais sans la flexibilité d’un zoom. Le mode SuperNight de DJI, efficace en basse lumière, reste cantonné à du 30 i/s en 8 bits.
Le tarif de l’Osmo Nano est particulièrement agressif, bien en dessous de celui de l’Insta360 Go Ultra et de la GoPro Hero 13 Black – avec en prime un stockage intégré, ce qui permet de filmer immédiatement dès la sortie de la boîte.
Ce n’est pas forcément la caméra la plus attachante testée récemment, mais elle se révèle fiable, cohérente, et c’est probablement ce qui la rend progressivement plus agréable à utiliser. Le tarif réduit rend l’ensemble encore plus attractif. L’application DJI Mimo est moins intuitive que celle d’Insta360, et les montages générés par l’IA sont un peu moins enthousiasmants, mais l’appli reste stable, intelligente, et permet un retour vidéo clair avec accès immédiat aux réglages, directement sur smartphone.
DJI ne destine pas l’Osmo Nano au grand public familial, et il lui manque certaines fonctionnalités ludiques de la gamme Insta360, comme le mode Toddler Titan pensé pour les enfants. La recharge est assez rapide, mais reste moins performante que celle de l’Insta360 Go Ultra. En revanche, l’autonomie de la caméra est meilleure.
Pour ceux qui recherchent un appareil tout-en-un, ultra-résistant, destiné aux sports extrêmes ou à des conditions difficiles, la GoPro Hero 13 Black ou la DJI Action 5 Pro seront sans doute plus adaptées. L’Osmo Nano reste une caméra d’action portable bien pensée, conçue pour les créateurs curieux de nouveaux angles de vue, qui ont besoin d’un second appareil à glisser là où la caméra principale ne peut aller – à un tarif B-cam.
DJI Osmo Nano : Caractéristiques
Capteur | CMOS 1/1,3 pouce |
Résolution maximale | Photos 35 MP (6880 x 5160) Vidéos 4K, 60 images par seconde |
Poids | Caméra : 53 g Station d'accueil Vision : 72 g |
Dimensions | Caméra : 57 x 29 x 28 mm Station d'accueil Vision : 59 x 42 x 22 mm |
Plage ISO | 100–25600 |
Lentille | Champ de vision : 143 degrés Ouverture : f/2,8 Mise au point : 0,35 m à ∞ |
Durée de fonctionnement | Caméra : 90 minutes* Caméra + station d'accueil multifonctionne Vision Dock : 200 minutes* |
Connectivité | Bluetooth, Wi-Fi, USB-C 3.1 |
Stockage | 64 Go/128 Go intégrés Carte microSD, jusqu'à 1 To |
Étanchéité | Caméra : 10 m Station d'accueil Vision : indice de protection IPX4 |
DJI Osmo Nano : Prix et disponibilité
- Lancement mondial le 23 septembre 2025
- Le pack Osmo Nano Standard Combo (64 Go) coûte 279,00 €
- Le pack Osmo Nano Standard Combo (128 Go) coûte 309,00 €
L’Osmo Nano de DJI a été annoncée le 23 août 2025 et elle est désormais disponible à la vente sur la boutique en ligne de DJI et chez ses revendeurs agréés, dont Amazon. Elle ne sera pas proposée officiellement aux États-Unis lors de son lancement. Un porte-parole de DJI a indiqué à TechRadar que « DJI reste engagé sur le marché américain et ajuste sa stratégie pour mieux répondre aux attentes de ses clients dans un contexte local en évolution ».
Deux packs standards sont proposés, différenciés par la capacité de stockage interne : l’Osmo Nano Standard Combo 64 Go (279,00 €) et la version 128 Go (309,00 €).
Chaque pack contient les mêmes éléments : la caméra Osmo Nano, une station Vision multifonction, un clip magnétique pour casquette, un tour de cou magnétique, un étui de protection, un câble USB-C (USB 3.1) et un support articulé aimanté à double orientation. L’étui se rapproche davantage d’une coque plastique que d’une véritable protection rembourrée.
Ce tarif la place largement en dessous de l’Insta360 Go Ultra Standard Combo (429,00 €), ce qui est d’autant plus impressionnant compte tenu du stockage intégré. Elle reste également moins chère que la GoPro Hero 13 Black (actuellement autour de 449,99 €).
- Prix : 5/5




DJI Osmo Nano : Design
- La caméra autonome est étanche, la station d'accueil est résistante aux éclaboussures
- La base magnétique se connecte facilement aux supports
- La caméra pèse 52 g
La caméra DJI Osmo Nano adopte une forme oblongue, avec une largeur environ deux fois inférieure à sa longueur. Elle se tient facilement entre le pouce et l’index, que ce soit à la verticale ou à l’horizontale, mais elle se glisse moins aisément dans une poche que l’Insta360 Go Ultra en raison de son épaisseur plus importante.
Sans sa base, l’Osmo est une caméra d’action légère et portable de seulement 52 g. En ajoutant la base via deux clips de fixation sécurisés et un système magnétique, le poids grimpe de 72 g supplémentaires, transformant l’ensemble en un compagnon d’action plus complet. L’ensemble reste compact, mais tend à être déséquilibré sur des surfaces irrégulières, ce qui complique les plans au ras du sol sans trépied.
Un seul écran tactile OLED HD est intégré à la base, contrairement aux designs avec double écran (avant/arrière) ou écran pivotant comme celui de l’Insta360 Go Ultra. Cela oblige à détacher et repositionner la caméra à chaque fois qu’un passage du mode “environnement” au mode “selfie” est souhaité. Contrairement à la Go Ultra, qui se repositionne automatiquement grâce à de puissants aimants, l’Osmo Nano nécessite une manipulation plus fastidieuse.
Le design est gris, en plastique, ce qui reste courant chez DJI comme chez la plupart des caméras d’action. Toutefois, le corps présente une texture légère qui facilite la prise en main, même avec des doigts froids, mouillés ou transpirants. La robustesse est un critère clé pour ce type d’appareil : seule la partie “caméra portable” de l’Osmo Nano est étanche. Elle est certifiée IPX8, donc submersible jusqu’à 10 mètres.
La base, quant à elle, résiste uniquement aux éclaboussures, à la pluie légère et probablement à la sueur. Elle ne supporterait pas une forte averse. Cela constitue une vraie limite, car cela freine l’élan créatif dans certaines situations. Un contraste net avec la DJI Action 5 Pro, capable d’aller jusqu’à 20 m sous l’eau.
Même si la base n’est pas étanche, l’ensemble peut être utilisé dans des conditions extrêmes allant de -20°C à 45°C, ce qui couvre les sports d’hiver comme les treks désertiques. Un cache vissable permet de protéger l’objectif principal ; en cas de rayure ou d’endommagement, la pièce peut être remplacée pour une fraction du prix de la caméra.
L’Osmo Nano ne comporte que deux boutons physiques : un grand bouton rouge sur le dessus de la caméra, et un autre sur le côté de la base. Ces boutons servent également d’interrupteurs. Ils nécessitent une pression ferme, évitant ainsi toute activation involontaire. Un petit clapet sur l’autre flanc de la base dissimule le port USB 3.1 pour le rechargement et le transfert de fichiers, ainsi que l’emplacement microSD compatible jusqu’à 1 To.



La navigation dans l’interface de l’Osmo Nano ne s’est pas révélée aussi fluide ou agréable que sur d’autres caméras d’action. Un balayage vers le haut donne accès aux réglages vidéo, vers le bas au menu principal, et vers la gauche au changement de mode. Pour activer ou désactiver le mode Pro, il faut appuyer sur une icône en forme de curseur située à droite de l’écran.
Ce n’est pas sorcier, mais avec une dalle de seulement 1,96 pouce, les gestes doivent être extrêmement précis pour afficher les menus et ajuster les paramètres. Une personne ayant de grandes mains ou de gros doigts, comme cela a été observé, doit parfois appuyer plusieurs fois pour valider une commande.
L’interface repose principalement sur des tons noir et blanc avec quelques accents jaunes, un rendu jugé moins attractif que celui des écosystèmes GoPro ou Insta360, même si cela peut relever des préférences personnelles. Certains réglages sont superposés à l’image en direct, ce qui les rend parfois difficiles à lire. Par ailleurs, la caméra n’offre pas les tutoriels détaillés disponibles au démarrage de l’Insta360 Go Ultra, bien que les utilisateurs habitués à DJI ne devraient pas avoir de difficulté à s’y retrouver.
- Design : 4/5

DJI Osmo Nano : Performances
- Modification rapide des vidéos sur l'application DJI Osmo Mimo
- La caméra autonome se recharge à 80% en environ 20 minutes
- Mémoire intégrée et compatible avec les cartes microSD jusqu'à 2 To
Les performances de l’Osmo Nano sont difficiles à évaluer de manière uniforme. Certains aspects se révèlent très convaincants, d’autres un peu plus décevants. Le transfert de fichiers ultra rapide s’est avéré étonnamment pratique, et lors des tests effectués avec la version 128 Go, la promesse de DJI d’un débit atteignant 600 Mo/s via USB 3.1 a bien été tenue. Un vrai gain de temps comparé à l’envoi sans fil de nombreux fichiers.
L’autonomie de la batterie constitue en revanche une limite, notamment lorsqu’on filme en haute définition comme en 4K à 60 images par seconde. Dans ce cas, il faut plutôt tabler sur environ 60 minutes d’enregistrement continu, contre les 90 minutes annoncées par DJI pour un tournage en 1080p à 24 ips. Ce n’est pas mauvais compte tenu de sa taille, mais cela reste en retrait face à des modèles plus grands comme l’Osmo Action 5 Pro. Le dock permet de recharger la batterie en déplacement, et la capacité à atteindre 80 % de charge en seulement 20 minutes est impressionnante, surtout pour celles et ceux qui oublient régulièrement de recharger leur matériel avant une session.
Le dock permettrait théoriquement d’atteindre 200 minutes de vidéo en 1080p à 24 ips, mais en conditions réelles, ce chiffre se rapproche plutôt de deux heures une fois l’écran et le Wi-Fi activés, et après quelques mises en marche et arrêts successifs de la caméra.
Pour un usage composé de courtes séquences filmées tout au long de la journée, cela ne pose aucun problème. En revanche, celles et ceux qui tournent de longues prises en continu pourront regretter l’absence de batterie amovible, impossible donc de remplacer une batterie vide par une autre chargée. Lors des tests d’autonomie effectués par temps chaud, la caméra a chauffé au toucher, mais n’a jamais surchauffé au point de s’éteindre.
L’Osmo Nano intègre la stabilisation RockSteady 3.0 de DJI ainsi qu’un système d’équilibrage de l’horizon. Elle encaisse bien les secousses modérées, sans toutefois atteindre le niveau d’un stabilisateur dédié comme ceux de la gamme Osmo Pocket. Lors de scènes rapides et intenses – comme des courses sur sentier – des micro-vibrations subsistent, mais les prises de vue en marchant sont particulièrement stables.
Le choix du support utilisé influence la stabilité : le pendentif magnétique a généré davantage de tremblements que la prise en main directe, tandis que le bandeau frontal a offert des images d’une fluidité remarquable en courant. Plusieurs niveaux de stabilisation sont disponibles : standard, sport ou anti-flou de mouvement. Il est également possible de désactiver la stabilisation pour économiser la batterie ou lorsqu’un autre produit DJI prend déjà le relais.
La caméra brille aussi dans les prises à distance sans smartphone. Les commandes vocales comme « démarrer l’enregistrement » fonctionnent instantanément en environnement calme, mais nécessitent de hausser la voix dans des lieux bruyants (peu discret en centre-ville). Les gestes sont bien reconnus, et le fait de tapoter la caméra pour la démarrer à l’arrêt, ou de hocher la tête lorsqu’elle est montée sur le front, s’avère bien plus discret.
L’Osmo Nano est équipée de deux micros intégrés pour un son stéréo, et la qualité audio enregistrée directement par la caméra s’est révélée étonnamment immersive. Elle capte les sons ambiants tout en mettant l’accent sur la voix lorsqu’on s’adresse à l’objectif de manière claire.
Comme pour toutes les caméras d’action, le son reste étouffé sous l’eau, mais la clarté revient plus vite que sur d’autres modèles une fois la caméra revenue à l’air libre. Les options de réduction de vent, en version « faible » ou « forte », s’en sortent plutôt bien pour atténuer les perturbations lors de prises en extérieur venteux, même si le bruit n’est jamais totalement éliminé. La voix reste claire, sans distorsion, mais pour un rendu audio irréprochable, un micro externe reste préférable.
Un atout important réside dans la compatibilité directe avec les micros sans fil DJI, sans récepteur séparé. Cette fonction n’a pas encore été testée, mais elle s’annonce pratique pour les créateurs souhaitant capter un son de qualité, notamment s’ils possèdent déjà les micros de la marque.
- Performances : 4/5
DJI Osmo Nano : Qualité d'image
- Capteur 1/1,3 pouce
- Vidéo jusqu'à 4K/120 ips et photos 35 MP
- Options de profil couleur 10 bits D-Log M et HLG
L’Osmo Nano dispose d’un capteur 1/1.3 pouce, identique à celui de l’Osmo Action 5 Pro, et légèrement plus petit que celui de l’Insta360 Go Ultra. Côté vidéo, on retrouve de la 4K à 60 ips en format 16:9, ainsi que du ralenti en 4K à 120 ips, jusqu’à 240 ips en 1080p.
Les caractéristiques techniques ne font pas tout ; l’essentiel reste le résultat obtenu en vidéo et en photo. Globalement, la qualité d’image est satisfaisante pour une caméra d’action de ce format. Elle ne remplace pas une caméra plein format, mais ce n’est pas son objectif. Le champ de vision ultra grand-angle de 143 degrés, fixe, est idéal pour des vues à la première personne. Il a permis de cadrer l’ensemble d’un groupe de mariage (même si l’image ne peut être diffusée ici), mais il est difficile de zoomer pour se rapprocher d’un sujet.
La caméra a été testée dans toutes les conditions météorologiques et de lumière. DJI met en avant la plage dynamique étendue du capteur, mais en plein soleil, des bandes apparaissent parfois dans les zones surexposées. C’est visible dans une vidéo de démonstration du montage automatique via l’application DJI Mimo.
La résolution 4K offre une image nette et contrastée. Même en mode 8 bits, la caméra restitue des ciels bleus vibrants, des feuillages détaillés, et gère bien les transitions rapides de lumière (sortie de tunnel, passages intérieur/extérieur). Les effets de flare sont présents – parfois trop – et bien que le visage reste bien exposé en vlog, ce réglage n’est pas personnalisable. De manière générale, le rendu semble plus sombre que celui de l’Insta360 Go Ultra, probablement pour offrir plus de latitude en post-production, alors que la caméra concurrente privilégie un rendu « prêt à l’emploi ».
Le mode SuperNight de DJI réduit efficacement le bruit en basse lumière, mais se limite à 30 ips et à un encodage 8 bits, ce qui peut restreindre son intérêt pour les vidéastes exigeants. Cela reste néanmoins le meilleur rendu nocturne observé à ce jour pour une caméra portable, même si le format reste limité par les lois de l’optique – une petite lentille et un petit capteur ne rivaliseront jamais totalement avec une caméra plus imposante. Un lissage par IA est appliqué, mais il reste discret et moins « pâteux » que sur d’anciens modèles.
Le nivellement automatique de l’horizon (calibrable) fonctionne à la perfection, et la stabilisation RockSteady atteint son plein potentiel en mode sport. Pour pousser ce mode dans ses retranchements, la caméra a été fixée sur un bandeau frontal DJI lors d’un entraînement intense : burpees, jumping jacks et squats ont été filmés avec une fluidité impressionnante, presque irréelle. Les courses en forêt, promenades de chiens ou balades à vélo offrent un résultat tout aussi exploitable, même si la prise en main directe engendre un peu plus de tremblements.
Les photos prises avec la caméra atteignent une résolution maximale de 35 MP, dans un format 16:9 ou 4:3. Côté qualité, on rejoint les conclusions déjà tirées sur l’Insta360 Go Ultra : les clichés sont assez bons pour intégrer des vidéos, mais ne conviendront pas forcément à une publication isolée sur les réseaux sociaux ou à un tirage. Mieux vaut les considérer comme un complément qu’un usage principal, et la satisfaction sera au rendez-vous.




Autre atout notable : la possibilité d’enregistrer avec un profil couleur plat (D-Log M de DJI), pensé pour préserver un maximum d’informations dans les zones claires et sombres.
L’image paraît désaturée en sortie de caméra dans ce mode, mais cela offre une grande marge de manœuvre pour corriger les couleurs, le contraste ou la saturation en post-production. Idéal pour obtenir un rendu cinématographique personnalisé sans sacrifier les détails. Ce mode se montre également utile pour harmoniser le rendu final lorsqu’on utilise l’Osmo Nano en complément d’autres caméras lors d’un même projet.
- Qualité d'image : 4/5
DJI Osmo Nano : Carte des scores
Catégorie | Commentaire | Score |
|---|---|---|
Prix | Beaucoup moins cher que l'Insta360 Go Ultra, et cela inclut une mémoire intégrée très pratique. | 5/5 |
Design | Peu attrayant mais fonctionnel, il est dommage que la station d'accueil ne soit que résistante aux éclaboussures. Le remplacement de l'objectif ajoute à la robustesse. | 4/5 |
Performances | Moins de filtres et de modes que l'Insta360 Go Ultra, mais vous disposez d'options de contrôle manuel. L'application DJI Osmo permet d'effectuer des modifications rapides et intelligentes. | 4/5 |
Qualité d'image | À la lumière du jour, les couleurs sont vives et la gamme dynamique est bonne. La stabilisation est excellente et les images en basse lumière sont correctes. Le ralenti pourrait être plus net. | 4/5 |
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Vous voulez une caméra qui « disparaît »
Grâce à sa petite taille et à son poids plume, l'Osmo Nano peut être portée en pendentif, sur un chapeau ou un bandeau. Son support magnétique permet des fixations originales, comme sur un lampadaire, une voiture ou même une machine à laver.
Vous possédez déjà des produits DJI
Pour améliorer la qualité sonore, vous pouvez connecter le Nano directement à deux émetteurs micro DJI sans avoir besoin d'un récepteur. Si vous possédez déjà un micro, un stabilisateur ou une caméra DJI, rester fidèle à la marque vous permettra également de mieux vous familiariser avec l'application.
Ne l'acheter pas si...
Vous aimez les écrans LCD spacieux
Avec moins de deux pouces,nous avons trouvé l'écran tactile LCD de l'Osmo Nano un peu petit pour composer des prises de vue et visionner des séquences. Vous pouvez utiliser votre téléphone pour obtenir un affichage en direct plus grand, mais ce n'est pas toujours pratique.
Vous voulez une solution entièrement étanche
Le Vision Dock du Nano n'est que résistant aux éclaboussures, ce qui nous a mis mal à l'aise lorsque nous prenions des photos sous la pluie ou près de l'eau. Si vous êtes un véritable amateur d'action, nous vous recommandons un appareil photo plus robuste.
A considérer également
L'Insta360 Go Ultra présente un format similaire, avec un appareil photo et un boîtier d'action séparés. L'écran rabattable est plus adapté au vlogging et plus grand (2,5 pouces), tandis que l'appareil photo pèse le même poids que l'Osmo Nano, mais est plus carré et moins épais. Le prix et la qualité d'image sont similaires, mais c'est une caméra d'action légèrement plus amusante, idéale pour toute la famille.
La GoPro Hero 13 Black reste le fleuron des caméras d'action et celle que nous recommandons aux cinéastes professionnels. Elle est plus volumineuse que l'Osmo, mais dispose également d'un système de fixation magnétique. GoPro propose également la plus large gamme d'accessoires de fixation pour élargir les possibilités de prise de vue créatives. De plus, sa batterie offre une autonomie de 1,5 heure en 5,3K, ce qui permet d'enregistrer avec moins d'interruptions.
Comment nous avons testé la DJI Osmo Nano
- La caméra a été testée pendant deux semaines avant la levée de l’embargo
- Elle a été portée lors de marches, de courses, et installée en voiture
- Des vidéos ont été enregistrées à tous les réglages et dans tous les modes
DJI a envoyé une version commerciale complète de l’Osmo Nano environ deux semaines avant sa sortie. La caméra a été utilisée quotidiennement durant cette période, souvent plusieurs fois par jour. L’objectif est toujours de l’intégrer naturellement à un flux de travail plutôt que de tout concentrer sur une session de test unique, afin d’en tirer des observations plus pertinentes et approfondies.
Tous les modes ont été essayés, avec et sans le dock, et la caméra a été fixée au pendentif magnétique ainsi qu’au bandeau frontal. L’application DJI Mimo a été utilisée majoritairement sur iPhone 15 Pro pour monter les séquences.
- Premier test en septembre 2025

Quand je ne suis pas en train de plonger dans le monde fascinant de la finance et des nouvelles technologies, vous me trouverez probablement en train de parcourir le globe ou de conquérir de nouveaux mondes virtuels sur ma console de jeux.