Sony RX10 V vs RX10 IV, toutes les nouveautés à connaître avant de craquer
Le superzoom renaît
Les fans ont réagi avec inquiétude lorsque Sony a semblé abandonner sa gamme de bridges, le CyberShot RX10 IV ayant été arrêté en 2024. Ces appareils relativement légers et très polyvalents permettent de tout photographier, du paysage à la faune lointaine en passant par la macro, et celui de Sony faisait référence dans sa catégorie.
Et Sony n’est pas le seul cas — le guide des meilleurs bridges de TechRadar est suivi depuis 2023, et ce segment est resté assez inactif ces dernières années, à part quelques modèles Kodak bon marché et une mise à jour mineure d’un ancien modèle Panasonic avec recharge USB-C, qui n’a pas convaincu le testeur.
Il y a donc une bonne nouvelle pour ceux qui regrettent l’âge d’or des bridges, avec une surprise de taille signée Sony — le tout nouveau RX10 V.
Le RX10 V arrive neuf ans après le Cyber-shot RX10 IV de 2017, et cela compte. Pas seulement parce que cette série phare fait son retour, mais aussi parce que Sony a intégré de vraies améliorations qui en font un meilleur appareil pour son usage principal, la photographie animalière amateur. Le meilleur bridge s’améliore encore, et il est déjà disponible.
Le dernier superzoom de Sony a déjà été testé, et un test complet du RX10 V est disponible pour plus de détails. L’évolution est solide, et au vu de l’engouement observé pour ce type d’appareil, il devrait très bien se vendre, malgré son prix élevé.
Mais faut-il passer à la caisse ? Ce nouveau modèle vaut-il vraiment une mise à niveau ? Voici une comparaison entre le RX10 V et le Cyber-shot RX10 IV, avec leurs points communs et les améliorations à attendre.
1. L'objectif
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- Le même objectif 24-600 mm F2,4-4 (zoom optique 25x)
- Le Nikon CoolPix P1100, moins cher, dispose d'un zoom optique 125x
Commençons par l’objectif, l’élément clé pour la plupart des acheteurs de bridges. Aucun changement ici, le RX10 V reprend exactement le même 24-600 mm f/2.4-4 que le RX10 IV.
La polyvalence reste au cœur du concept — ce zoom optique 25x couvre du grand-angle au téléobjectif, jusqu’à la macro et la photo animalière.
Les deux appareils montent jusqu’à 600 mm en téléobjectif, avec une ouverture maximale de f/4. Pour la photographie d’oiseaux, c’est la focale minimale attendue. Si la qualité d’image restait équivalente, une portée plus longue, autour de 35x, serait idéale sur un éventuel Mark VI, même avec un boîtier un peu plus imposant ou une ouverture légèrement plus réduite.
Certains bridges font mieux en zoom, comme le Nikon CoolPix P1100 avec son zoom optique 125x allant jusqu’à 3000 mm. Mais son capteur est bien plus petit et l’appareil nettement plus encombrant. La série RX10 offre un meilleur équilibre entre taille, qualité et polyvalence.
2. Capteur et qualité d'image
- Même capteur de 1 pouce et 20,1 Mpx
- Les deux modèles enregistrent des vidéos 4K à 30p, mais le RX10 V permet d'atteindre des fréquences d'images allant jusqu'à 120 images par seconde
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Autre point commun, les deux appareils intègrent un capteur CMOS empilé de 1 pouce et 20,1 mégapixels, avec prise de vue en RAW et JPEG ainsi qu’en vidéo 4K.
Ce capteur empilé améliore la capture rapide et la vidéo. Sony ne communique pas précisément sur la vitesse de lecture, mais il faut s’attendre à un rolling shutter très limité pour les sujets rapides, en obturateur électronique comme en vidéo 4K.
Le RX10 V se destine surtout à la photographie animalière, notamment les oiseaux, et ce type de capteur rapide est un vrai atout.
Les deux modèles filment en 4K 30p, mais le RX10 V monte à 60 i/s, voire 120 i/s avec recadrage. Il propose aussi davantage de profils colorimétriques, dont S-Log3 et S-Cinetone, et Sony annonce une meilleure fidélité des couleurs grâce au processeur Bionz XR et à la détection de sujet en temps réel.
3. Processeur et mise au point automatique
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- Le RX10 V intègre le processeur Bionz XR et une puce IA
- Autofocus avec détection de sujets étendue, désormais avec mode auto
- Rafale améliorée de 24 à 30 images par seconde
Les évolutions majeures apparaissent ici. Le RX10 V embarque le processeur Bionz XR et une puce IA, comme sur les hybrides A7R VI et A7 V.
La rafale passe de 24 à 30 i/s en obturateur électronique, ou reste à 10 i/s en mécanique. Cette hausse reste modeste et ne justifie pas à elle seule une mise à niveau.
L’autofocus progresse nettement avec la détection de sujet en temps réel, couvrant oiseaux, animaux et véhicules, avec un mode automatique. Pour une performance optimale, il reste conseillé de choisir un sujet précis lorsque la situation est connue.
Il est aussi possible d’attribuer un bouton pour booster temporairement la rafale. Par exemple, passer de 10 à 30 i/s en appuyant sur ce bouton. L’emplacement des boutons personnalisables n’est pas idéal, mais la fonction reste utile pour limiter les prises inutiles.
4. Design
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- Nouvelle ergonomie, viseur plus grand et meilleure prise en main, dans l’esprit Alpha
- Port USB-C ajouté, batterie NP-FZ100 offrant plus de 50 % d’autonomie en plus
- Disparition du flash intégré et de l’écran LCD supérieur
Des changements importants concernent aussi le design. Le RX10 V adopte une ergonomie proche des Alpha, alors que le RX10 IV ressemblait davantage à un compact Cyber-shot.
La prise en main est meilleure, avec davantage de molettes, un joystick, un témoin d’enregistrement vidéo et des connectiques mieux protégées.
Le port USB-C fait son apparition, conformément aux normes européennes depuis 2025. Son absence sur le RX10 IV explique en partie son retrait du marché.
L’autonomie progresse nettement grâce à la batterie NP-FZ100, déjà utilisée sur les hybrides récents. Sony annonce environ 50 % d’amélioration, passant de 400 à 630 photos. Avec la recharge USB-C, l’appareil tient mieux sur une journée intensive.
Le slot SD accepte désormais les cartes UHS-II plus rapides. Le viseur évolue aussi, avec un modèle 0,5 pouce et 3,68 millions de points, contre 0,39 pouce et 2,36 millions auparavant. Il est plus immersif et plus accessible.
Quelques concessions apparaissent néanmoins. Le flash intégré disparaît, remplacé par une griffe pour flash externe. L’écran LCD supérieur disparaît aussi. Le RX10 IV conserve un avantage sur ces points, mais le RX10 V reste globalement plus agréable à utiliser.
5. Prix et disponibilité
- Le Cyber-shot RX10 IV n'est plus commercialisé — il coûtait 2 285,00 €
- Le RX10 V coûte 2 499,00 €
Le prix constitue le principal point faible — le RX10 V est nettement plus cher que le RX10 IV à son lancement en 2017. C’est attendu après neuf ans, mais le RX10 IV était déjà l’un des bridges les plus chers, souvent hors de portée du public visé, les amateurs de photo animalière recherchant un kit léger et polyvalent.
Le RX10 IV était lancé à 2 285 €, prix resté stable jusqu’à son arrêt. Les modèles d’occasion sont rares, selon plusieurs boutiques spécialisées.
Le RX10 V est proposé à 2 499 €. Une somme importante, alors qu’un hybride plein format d’occasion avec téléobjectif peut coûter à peine plus. Ou, pour les utilisateurs Sony déjà équipés, un objectif 400-800 mm f/6.3-8 est disponible à un tarif similaire.
Conclusion
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Le Sony RX10 V correspond exactement aux attentes des amateurs de bridges. L’objectif et le capteur restent identiques, mais le nouveau processeur, l’autofocus et la batterie apportent un gain de performance notable.
Avec une ergonomie revue, un joystick et un viseur amélioré, le RX10 V s’impose comme un bridge moderne pour 2026, susceptible de séduire les photographes prêts à investir.
Le retour de la série RX10 devrait ravir les amateurs de ce format pour sa polyvalence et son poids contenu. Cela dit, un RX10 IV trouvé à bon prix reste un excellent choix, offrant une qualité très proche lorsque les conditions sont réunies.

Tim joined the TechRadar team as Cameras Editor in 2023 and has enjoyed more than 15 years as a tech journalist specializing in camera gear. He's previously worked at Amateur Photographer, for a photo accessory manufacturer and as a freelance photographer and video producer, with clients including Studio 44 and Canon. He also started a media team in Nairobi, Kenya, where he lived for a few years volunteering for a faith-based organisation. Tim is married, father of three children, and loves being active, primarily running since hanging up his football boots.