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Les cyberattaques par clé USB pourraient bientôt faire partie du passé

Clé USB
(Crédit photo: Honeywell)

Vous utilisez régulièrement des dispositifs de stockage USB - tels que des clés USB 3.0 ou 3.1, d’une capacité de 16 à 256 Go et plus ? Prudence ! S’ils permettent de déplacer vos données facilement d’un appareil à un autre, ils peuvent également être exploités abusivement par des cybercriminels pour infecter vos ordinateurs avec des logiciels malveillants et d'autres virus.

C'est pourquoi une équipe de scientifiques et de professeurs de l'université Liverpool Hope, au Royaume-Uni, a créé un nouveau dispositif sophistiqué capable de contrer les menaces représentées par tout dispositif USB détourné.

Le projet, dirigé par le Dr Shishir Kumar Shandilya, vise à éradiquer l’une des ressources les plus courantes empruntées par les hackers pour injecter des fichiers et des programmes indésirables. 

Dans un communiqué de presse, le Dr Shandilya a expliqué que l'une des principales failles de sécurité émises par une clé USB se présente du fait que le système d'exploitation d'un ordinateur la traite souvent comme un "composant de confiance" :

"Si le système d'exploitation n'est pas configuré pour restreindre et prendre en compte les permissions de l'utilisateur sur un périphérique USB inséré, alors dès que la clé USB est branchée, elle peut exécuter un script d'exécution automatique par défaut. Elle livre alors la charge utile prévue pour tous types d’appareils informatiques et constituée de plusieurs programmes malveillants : virus, chevaux de Troie, enregistreurs de frappe, spywares, des outils d’administration à distance (RAT)..." 

Un processus de défense inspiré par la nature

Le Dr Shandilya a eu l'idée de développer un nouveau type de dispositif "intermédiaire" qui se place entre une clé USB et les ports USB des ordinateurs portables ou de bureau. Ce dernier agit comme une passerelle ou une barrière et se révèle capable d'analyser une clé USB à la recherche de logiciels malveillants. Ce qui pourrait potentiellement arrêter une cyberattaque avant même qu'elle ne commence.

Selon le Dr Shadilya, la nouvelle invention de l'équipe protège le dispositif informatique hôte en fournissant une couche supplémentaire de sécurité matérielle qui peut également cacher les informations du système d'exploitation dudit hôte. Pour ce faire, elle présente des informations déguisées sur un ordinateur à des dispositifs externes. Par ailleurs, le dispositif intermédiaire intègre une méthode d'identification des logiciels malveillants et peut accorder un accès complet, un accès partiel ou un blocage complet à tout dispositif USB branché.

La création de ce nouveau dispositif bouclier intervient au sein d’un programme de recherche en cybersécurité appelé "cybersécurité inspirée par la nature" (NICS). Cette thématique inédite copie des processus de défense issus du monde naturel pour empêcher qu'un système d'exploitation ne devienne la proie d'un prédateur et soit capable de parer à ses attaques.

Le Dr Shadilya et son équipe sont actuellement en contact avec des constructeurs informatiques pour commercialiser le dispositif bouclier, bien qu'ils disposent déjà d'un prototype entièrement fonctionnel.

Anthony Spadafora

After living and working in South Korea for seven years, Anthony now resides in Houston, Texas where he writes about a variety of technology topics for ITProPortal and TechRadar. He has been a tech enthusiast for as long as he can remember and has spent countless hours researching and tinkering with PCs, mobile phones and game consoles.