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Windows 11 : votre configuration PC n’est pas conforme ? Elle peut quand même recevoir la première mise à jour de l'OS

Windows 11
(Crédit photo: Microsoft)

Lorsque Microsoft a lancé Windows 11, il était clair que toute personne essayant d'exécuter de force le nouveau système d'exploitation sur un appareil non conforme ne recevrait pas les mises à jour ultérieures déployées par l’éditeur. En fait, certaines tentatives d'exécution du système d'exploitation se sont soldées par l’apparition d’une fenêtre d’avertissement réclamant à l’utilisateur aventurier de prendre la pleine et entière responsabilité de son action. Tout comme des dommages potentiels que pourraient subir le PC mis à niveau, et non couverts par la garantie du fabricant.

Le premier correctif officiel pour Windows 11 (mise à jour KB5006674) a été livré le mardi 12 octobre et, malgré la menace de Microsoft d'abandonner le support, MSPoweruser (s'ouvre dans un nouvel onglet) a signalé que des ordinateurs portables et des PC non supportés l’ont installé avec succès.

GHacks.net (s'ouvre dans un nouvel onglet) et HTNovo (s'ouvre dans un nouvel onglet) affirment que les machines équipées du système d'exploitation Windows 11, sans que leur configuration ne soit reconnue compatible, ont reçu sans heurt ce premier correctif complet contenant les mises à jour de Microsoft Defender Antivirus, de .NET Framework et de l'outil de suppression de malwares via Windows Update.

Pour autant, il n'y a aucune garantie que d'autres mises à jour seront livrées avec autant de réussite par la suite. Il existe une myriade de raisons pour lesquelles cette opération a pu se produire - qu'il s'agisse d'un hasard technique ou du fait que Microsoft ne soit pas encore parvenu à empêcher les systèmes indésirables de recevoir les mises à jour automatiques de l’OS. 

Nous supposons que Microsoft a publié les recommandations antérieures dans le but de limiter les installations de Windows 11 non conformes, sans pour autant les bloquer automatiquement. Il pourrait également s'agir d'une simple communication visant à protéger l'entreprise au cas où des utilisateurs mécontents décideraient de lancer des plaintes collectives.

Nous avons contacté Microsoft pour clarifier la situation. 

Microsoft finira par obtenir gain de cause

Avertissement Windows 11

(Image credit: Microsoft / The Verge)

La firme de Redmond a fait valoir que les recommandations matérielles liées à Windows 11 ont été publiées pour des raisons de sécurité, ce qui explique pourquoi le nouveau système d'exploitation nécessite des éléments peu communs, comme le module TPM 2.0 (Trusted Platform Module). 

Bien entendu, les technophiles avertis ont rapidement trouvé des moyens de contourner cette exigence, grâce au partage sur GitHub d’un script intitulé "Skip_TPM_Check_on_Dynamic_Update.cmd". Celui-ci permet au programme d'installation de Windows 11 d'ignorer un module TPM insuffisant (ou son absence totale).

Si certains appareils ont réussi à installer la mise à jour, il n'y a aucune garantie que cet événement chanceux se reproduise. De ce fait, si vous continuez à exécuter Windows 11 sur un appareil non conforme, vous risquez de voir le système devenir instable au fil du temps. Il faudra alors déployer beaucoup d'efforts pour maintenir une version stable, surtout sur du matériel jugé obsolète.

Les premiers mois du déploiement d'un nouveau système d'exploitation seront toujours un peu incertains. Compte tenu de la position ferme adoptée par Microsoft à l'égard des utilisateurs qui exécutent le nouveau système d'exploitation sur des appareils plus anciens, nous ne recommandons pas d'essayer d'esquiver ses restrictions. 

Comme Windows 10 sera pris en charge jusqu'en 2025, vous aurez largement le temps d’acquérir un nouvel ordinateur ou d’optimiser l’actuel pour qu'il réponde aux exigences de Windows 11. 

Jess is a former TechRadar Computing writer, where she covered all aspects of Mac and PC hardware, including PC gaming and peripherals. She has been interviewed as an industry expert for the BBC, and while her educational background was in prosthetics and model-making, her true love is in tech and she has built numerous desktop computers over the last 10 years for gaming and content creation. Jess is now a journalist at The Verge.