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Non, Facebook et Instagram ne vont pas disparaître en France

Le logo de Meta
(Crédit photo: Shutterstock / rafapress)

Meta, la maison-mère de Facebook, a renoncé à appliquer ses menaces récentes, consistant à retirer l’usufruit de certains de ses services les plus populaires aux utilisateurs européens de ces dernières.

Suite à la publication de son rapport annuel 10-K SEC, dans lequel l’entreprise aborde les règles de partage des données transatlantiques, Meta a critiqué sèchement la législation européenne, et particulièrement le règlement général sur la protection des données (RGPD), en soulignant qu’il mettait à mal les accords juridiques précédemment régis entre l'Union Européenne et les États-Unis. Meta a laissé entendre que la perte de l'un de ces accords pourrait constituer un obstacle potentiel aux activités futures de la compagnie sur le vieux continent. 

La couverture médiatique de cette déclaration a suscité bon nombre de moqueries envers la firme, dont certaines provenant de législateurs européens. Et sur les réseaux sociaux, le retrait potentiel de Facebook a été plutôt perçu comme “une bonne opportunité”, voire un “bon débarras”.

Marche arrière

Cherchant à dissiper ce qu’elle considère comme un malentendu, Meta a publié une réponse détaillée, dans laquelle elle réfute les notions de menace et d’exode.  

"Meta ne veut pas quitter l'Europe et ne menace nullement de le faire, tout communiqué affirmant l’inverse s’avère tout simplement faux", a écrit Markus Reinisch, vice-président chargé de la politique publique en Europe. "Tout comme 70 autres entreprises européennes et américaines, nous identifions un risque commercial résultant de l'incertitude autour des transferts internationaux de données".  

Partie pour rester ?

Il n'est pas surprenant que Meta n'ait pas l'intention de quitter l'Europe. L'entreprise compte des millions d'utilisateurs sur le continent et génère des revenus importants grâce à leurs multiples activités sur Facebook et Instagram. 

Meta avait également soulevé des questions similaires en 2020, là encore après la publication obligatoire de ses rapports financiers. En fait, l'entreprise dit avoir commencé à mettre en garde contre les accords de partage de données dès le deuxième trimestre 2018. 

"Les transferts internationaux de données sous-tendent l'économie mondiale et soutiennent de nombreux services fondamentaux pour notre vie quotidienne", a déclaré M. Reinisch. "Depuis de nombreuses années, le cadre juridique encadrant les transferts de données outre-Atlantique a été confronté à de graves perturbations. L'accord Safe Harbour a été invalidé par la Cour de justice européenne en 2015. L'été dernier, le Privacy Shield, qui était utilisé par plus de 5 000 entreprises des deux côtés de l'Atlantique, a de même été invalidé par la Cour de justice européenne". Du point de vue de Meta, les négociations restent donc tendues sur le sol européen.

Max Slater-Robins has been writing about technology for nearly a decade at various outlets, covering the rise of the technology giants, trends in enterprise and SaaS companies, and much more besides. Originally from Suffolk, he currently lives in London and likes a good night out and walks in the countryside.