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Un site de dépistage gratuit du coronavirus lancé par la maison-mère de Google

Depistage coronavirus gratuit
(Crédit photo: Rawpixel / Pixabay)

Ce projet d’utilité publique est développé de front avec le gouvernement des Etats-Unis. Le président Donald Trump a fait savoir, la semaine dernière, que plus de 1700 ingénieurs travaillaient activement sur le développement de la plateforme Baseline (c’est son nom).

Alphabet, la maison-mère de Google, vient de lancer une toute nouvelle plateforme web destinée à sensibiliser les internautes à l’épidémie du virus Covid-19 et à les familiariser avec la procédure de  dépistage. Le service propose, entre autres, un questionnaire détaillé permettant de savoir si le visiteur présente la nécessité ou non de réaliser un test de dépistage approfondi du coronavirus. Aujourd’hui, ce site est consultable exclusivement par les habitants de San Francisco et de ses alentours.

Faut-il se faire dépister ?

Celle-ci, en effet, n’existe qu’à l’état de pilote et se limite aux résidents américains domiciliés dans la baie de San Francisco, en Californie. Pour être admissibles à l’ensemble des services du site, ils doivent en outre avoir plus de 18 ans, posséder un compte Gmail valide et signer un formulaire d’autorisation permettant à Alphabet et aux organismes de santé publique de collecter leurs données personnelles (nom, adresses postale et électronique, numéro de téléphone, état de santé).

Comme les kits de dépistage sont peu nombreux, Baseline conseille aux personnes présentant des symptômes de type grippal de procéder directement à des soins drastiques et de ne pas se soumettre au test. Les personnes qui répondent aux critères d'éligibilité seront dirigées vers des unités de dépistage mobiles où elles devront subir un test nasal et un test par écouvillonnage (c’est-à-dire le prélèvement d’un échantillon d’ADN à l’aide d’une petite brosse). Les résultats des chercheurs d’Alphabet seront communiqués, quelques jours plus tard, aux patients concernés. Gratuitement.

La Californie est l’état américain où le nombre de cas diagnostiqués comme positifs au coronavirus s’avère le plus élevé. D’où le choix d’Alphabet de localiser le programme pilote dans la baie peuplée de San Francisco. Les développeurs de la plateforme suggèrent toutefois qu’« au fur et à mesure que d'autres kits et ressources de dépistage seront disponibles, [Alphabet] prévoie d'élargir les capacités d’essai ». Aux Etats-Unis d’abord, au reste du monde ensuite ?

Alphabet - par l’entremise de sa filiale Verily - a d’abord affirmé que les informations collectées seront utilisées par diverses autorités gouvernementales et sanitaires, à des « fins de santé publique ». Le site de Baseline contredit néanmoins cette déclaration dans les conditions générales d’utilisation. Indiquant que « ces informations peuvent également être partagées avec certains hébergeurs engagés pour fournir des services au nom de Verily, y compris Google […] notamment des services de cloud computing, de sécurité, de stockage de données, d’hébergement de sites web et d'autres fonctions de support ».

Via: Reuters