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Ce monde extraterrestre devient la planète la plus extrême référencée à ce jour

Une géante gazeuse en orbite très proche d'une étoile bleue brillante.
(Crédit photo: NASA/JPL-Caltech)

Lorsque vous pensez au terme “atmosphère”, vous ne l’associez pas forcément au métal - mais c'est probablement parce que vous ne vivez pas sur WASP-189b. A vrai dire, cela n’arrivera assurément jamais. 

WASP-189b est une exoplanète en orbite autour d'une étoile située à environ 322 années-lumière de la Terre, les astronomes le considèrent comme un "Jupiter chaud". Contrairement à nos propres géantes gazeuses, qui orbitent autour du soleil dans la partie extérieure de notre système solaire, les Jupiters chauds représentent des géantes gazeuses qui orbitent près de leur étoile hôte. WASP-189b, par exemple, est environ 20 fois plus proche de son étoile que nous le sommes du soleil.

Cela produit des températures atmosphériques très chaudes du côté jour de la planète : jusqu'à 3 200 degrés Celsius exactement. Cette température se veut suffisante pour faire bouillir des métaux comme le fer, le chrome et le magnésium. Ce qui amène ces éléments à l'état gazeux et leur permet de créer une atmosphère stratifiée autour de la planète.

Des chercheurs de l'Université de Berne, de l'Université de Genève et de l'Université de Lund en Suède ont découvert l'extraordinaire composition chimique de l'atmosphère de WASP-189b. Après avoir collecté les données du télescope spatial Characterising Exoplanets Satellite (CHEOPS) et du spectrographe High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher (HARPS) de l'Observatoire de La Silla au Chili.

"Nous avons mesuré la lumière provenant de l'étoile hôte de la planète et traversant l'atmosphère de la planète", a déclaré (opens in new tab) Bibiana Prinoth, doctorante à l'université de Lund et auteure principale d'une nouvelle étude publiée dans Nature Astronomy et détaillant la découverte.

"Les gaz présents dans son atmosphère absorbent une partie de la lumière des étoiles, comme l'ozone absorbe une partie de la lumière solaire dans l'atmosphère terrestre, et laissent ainsi leur empreinte caractéristique. Avec l'aide de HARPS, nous avons pu identifier les substances correspondantes".

Parmi les substances identifiées figurent le fer, le chrome, le vanadium, le magnésium et le manganèse. L'oxyde de titane a également été repéré, ce qui s'avère particulièrement intéressant pour les chercheurs.

"L'oxyde de titane absorbe les rayonnements d'ondes courtes, comme les rayons ultraviolets", explique Kevin Heng, coauteur de l'étude et professeur d'astrophysique à l'Université de Berne. "Sa détection pourrait donc indiquer une couche dans l'atmosphère de WASP-189b qui interagit avec l'irradiation stellaire, de la même manière que la couche d'ozone sur Terre".


Les exoplanètes extrêmes nous poussent à penser différemment l'univers

Après avoir passé des siècles à observer les planètes de notre propre système solaire, nous avons développé une sorte de base de référence pour ce que nous considérons comme des environnements extrêmes. Comme l'atmosphère de dioxyde de carbone écrasante de Vénus et l'effet de serre piégeant des températures de près de 482 degrés Celsius.

Cependant, plus nous nous intéressons aux exoplanètes, plus il devient évident que Vénus et Jupiter ne sont qu'un aperçu des conditions extrêmes qui peuvent régner sur d'autres mondes.

L'idée d'un Jupiter chaud n'avait pas été envisagée jusqu'à ce que nous commencions à identifier des exoplanètes dans la galaxie et que nous découvrions que non seulement elles existent, mais qu'elles apparaissent plutôt communes. 

Les planètes à l'atmosphère métallique ne devraient pas s’avérer plus surprenantes si l'on considère l'abondance du fer dans l'univers. Après tout, son point d'ébullition est bien inférieur à la température que la plupart des étoiles s’avèrent capables de produire. Même à une distance importante, il est donc parfaitement logique de trouver des planètes avec une atmosphère ferreuse.

Il paraît donc parfaitement logique de trouver des planètes dotées d'une atmosphère ferreuse. Cela ne rend pas la chose moins étrange à envisager, et le plaisir d'en savoir plus sur les exoplanètes consiste en partie à découvrir à quel point l'univers reste énigmatique et déconcertant.

John (He/Him) is the US Computing Editor here at TechRadar and he is also a programmer, gamer, activist, and Brooklyn College alum currently living in Brooklyn, NY. 


Named by the CTA as a CES 2020 Media Trailblazer for his science and technology reporting, John specializes in all areas of computer science, including industry news, hardware reviews, PC gaming, as well as general science writing and the social impact of the tech industry.


You can find him online on Twitter at @thisdotjohn


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