Skip to main content

Un mystérieux processeur russe menace la domination d'Intel et d'AMD

processeur Elbrus
(Crédit photo: Rostec)

Rostec peut être présenté comme l'équivalent russe de Samsung. Il s’agit d’un immense conglomérat qui n’hésite pas à mélanger les marchés. Parmi ses portefeuilles considérables, on trouve un fabricant d'armes légères appelé Kalachnikov et un modeste vendeur d'avions, Mikoyan Gurevich plus connu par les initiés sous la dénomination MiG. Et puis, il y a Elbrus, une marque qui a récemment fait les gros titres de l’actualité tech. Elbrus n’est pourtant pas une jeune pousse puisque cette famille de processeurs célèbrera bientôt ses 50 ans.

Comme le rapporte nos confrères d’AnandTech, un nouveau modèle vient de voir le jour : l'Elbrus 8CB. Il vise le même marché que l'Epyc d'AMD et le Xeon d'Intel, bien qu'il soit peu probable que vous mettiez un jour la main sur un 8CB. En effet, ils sont produits uniquement pour les serveurs et les PC appartenant au gouvernement russe.

Un géant mondial en devenir ?

Le 8CB est un processeur à 8 cœurs, avec une vitesse d'horloge de 1,5 GHz et - parce qu'il utilise un ancien procédé de gravure en 28 nm - il répartit ses 2,8 milliards de transistors sur une puce assez grande de 333 mm^2 - bien plus grande que les processeurs similaires qui utilisent des gravures de 7 nm.

À première vue, le 8CB n'est pas si mal que ça, avec la gestion de 36 GFLOPS par cœur. Il se situe en-dessous du Fujitsu A64FX qui atteint 70,4 GFLOPS par cœur, avec une hausse de la vitesse d’horloge de 50 %. Tandis que le dernier super-cœur Cortex-X1 d'ARM traite 48 GFLOPS/core, avec une vitesse d'horloge améliorée de 100 %.

Verrons-nous un jour un PC Elbrus ? Rostec parviendra-t-il à passer à un nœud plus fin et à atteindre des vitesses de traitement plus élevées, en intégrant davantage de cœurs ? Etant donné que les processeurs Elbrus sont compatibles avec les séries x86 et x86-64, oui ils pourraient devenir une alternative rentable aux composants Intel. Pour de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Asie qui cherchent à minimiser leur dépendance face à la technologie occidentale.