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Google interdit les applications d’espionnage - mais il y a encore un problème

Google Play Store stalkerware
(Crédit photo: Shutterstock.com)

Google vient de mettre à jour les conditions générales d’utilisation du Play Store par les éditeurs. De nouvelles règles visent à interdire définitivement toutes les applications « stalkerwares », ces logiciels espions qui permettent d’espionner les agissements d’un proche ou d’un collaborateur en les installant simplement sur son téléphone. Messages, appels, localisation… ces programmes peuvent fournir un grand nombre de données personnelles.

La firme de Mountain View a décidé d’éradiquer totalement ce type d’applications pullulant au sein de sa boutique, suite à un tollé d’envergure mondiale. Des recherches récentes ont révélé que des centaines de ces services étaient disponibles en téléchargement via le Google Play Store, permettant à leurs utilisateurs d'espionner leur famille, leur conjoint, leurs enfants, leurs collègues ou même de parfaits inconnus. Ces applications passent souvent inaperçues sur les appareils des victimes, ce qui signifie qu'elles sont difficilement supprimables.

Des applications réellement intouchables ?

Les CGU du Play Store relatives aux éditeurs imposent dorénavant « un avis ou un consentement adéquat » de la part de l’utilisateur qui envoie des informations personnelles par le biais de ces applications. Celles-ci devront également afficher une « notification permanente » indiquant que les actions dudit utilisateur sont suivies.

Les nouvelles règles, qui doivent entrer en vigueur le 1er octobre après une période de grâce pour permettre aux développeurs d'apporter des modifications, prévoient d'interdire toute application qui n'effectuera pas ces mises à jour. Leur téléchargement sera, après cette date, bloqué depuis le Play Store.

Une avancée considérable pour la protection des données personnelles et de la vie privée s’opère ainsi sur le marché d’applications de Google. Sauf que la compagnie reconnait aussi des « circonstances acceptables » pour que certains stalkerwares soient validés sur le Play Store. En particulier, toutes les applications qui permettraient à des parents de suivre les déplacements de leurs enfants.

« Seules les applications conformes aux règles d’utilisation et distribuées exclusivement pour le suivi parental ou la gestion d'entreprise peuvent être mises en ligne sur le Play Store avec des fonctions de surveillance et de rapport », précise Google.

Autrement dit, les éditeurs de stalkerwares ont la possibilité de réactualiser le branding de leurs applications pour qu'elles ciblent uniquement les parents ou les entreprises, tout en permettant en réalité aux cybercriminels de continuer à utiliser ces services comme auparavant.

Un rapport d'Avast a révélé une augmentation de 51 % de l'utilisation des applications dites « stalkerwares » dans le monde, ces six derniers mois.

Via ZDNet