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Les utilisateurs de Windows 7 refusent de passer sur Windows 10 - et ça va poser un problème sérieux

Windows 7
(Crédit photo: Shutterstock)

Capricieux, les utilisateurs de Windows 7 semblent s'en tenir à leur ligne de conduite et n'abandonnent pas l’ancien système d'exploitation qui n'est plus pris en charge par Microsoft. C’est en tout cas ce que constate la société d'analyse NetMarketShare.

Selon cette dernière, Windows 7 a connu une baisse de ses parts de marché entre décembre 2019 et janvier 2020, passant de 29,57% à 25,56%. Nous sommes loin de la dégringolade attendue par la firme de Redmond.

Janvier était la date limite de fin de vie du système d'exploitation défaillant de Microsoft, le géant high-tech espérait donc une migration plus importante vers Windows 10. Or, l’OS le plus récent ne gagne que 0,31% de parts de marché sur cette période, passant de 57,08% à 57,39% sur la même période.

Les chiffres de février s’annoncent tout aussi préoccupants. Windows 7 semble se maintenir à 25,2%, soit seulement 0,36 % des utilisateurs qui ont quitté le système d'exploitation sur les 29 derniers jours. Un cas problématique pour Microsoft qui n’assure plus le support client de Windows 7. Et finalement pour ces nombreux irréductibles qui s’exposent à de multiples dangers.

Les constructeurs de PC et le coronavirus, premiers fautifs ?

Pour la directrice financière de Microsoft, Amy Hood, l’échec de cette migration serait principalement dû à l’absence d’offres de nouveaux PC dans le commerce. Plus précisément, le ralentissement de l'approvisionnement en puces affecterait la production de nouveaux modèles, et donc l'adoption par défaut de Windows 10 (qui est préinstallé sur beaucoup d'entre eux). En outre, la chaîne d'approvisionnement des constructeurs PC s’avère actuellement ralentie par l’épidémie de coronavirus. Comme l’ensemble de l’industrie high-tech.

L’hypothèse d’Amy Hood semble pertinente, toutefois elle demeure incomplète. Les fluctuations du marché des systèmes d'exploitation ne dépendent pas uniquement de l’apport de nouveau matériel. La notoriété d’un OS pèse aussi dans la balance. Et Windows 7, comme Windows XP avant elle, fait partie des versions les plus plébiscitées par les propriétaires de PC Windows, qui sont capables de les conserver bien après leur date de péremption.

Microsoft a mis en place plusieurs mesures d'avertissement assez intrusives pour les pousser vers la sortie, mais elles ne semblent pas avoir été très convaincantes.

Cependant, il ne s'est écoulé qu’un mois depuis la suppression du support Windows 7. Il convient de surveiller un peu plus longuement la migration des utilisateurs vers Windows 10 pour déterminer si la guerre de Microsoft est perdue. Et s’il faut proposer Windows 10 gratuitement une nouvelle fois. Ou développer un nouvel OS.