Telegram est à nouveau disponible au Brésil

Telegram
(Crédit photo: unsplash)

 

Le service de messageries crypté Telegram n’est pas sans risques. En effet, certains profitent de l’anonymat offert par la plateforme pour exercer des activités illégales. Des pirates utilisent d’ailleurs Telegram afin de cibler les entreprises qui investissent dans la crypto monnaie. Le Brésil a ainsi accusé l’entreprise de ne pas avoir fourni un ensemble complet de données concernant deux groupes néonazis utilisant l'application, et accusés d'inciter à la violence contre les écoles.

Mais le juge Flávio Lucas a estimé qu'une suspension complète de l'application de messagerie n'était "pas raisonnable". En effet, des milliers de personnes au Brésil dépendent de la plateforme pour leurs besoins de communication. Toutefois, le juge maintient l’amende quotidienne de 200 000 dollars (plus de 180 000 euros) infligée à Telegram pour n'avoir pas fourni aux autorités locales les données qu'elles demandaient.

 Telegram : des groupes néonazis dans le viseur 

 

Selon le New York Times, un adolescent, accusé d'avoir commis deux fusillades dans des écoles en novembre dernier, était actif dans ces deux groupes. La tuerie a provoqué la mort de trois personnes, et blessé une dizaine de victimes. Les autorités brésiliennes affirment que ces groupes affichaient des contenus nazis, des vidéos violentes et des instructions pour fabriquer des bombes. Le juge déclare ainsi : "Le mouvement dit antisémite agit sur ces réseaux. Et nous savons qu'il est à la base de la violence contre nos enfants, nos adolescents".

Mais Telegram aurait déclaré que les deux groupes avaient été supprimés, et que les informations demandées étaient par conséquent irrécupérables. L’entreprise va donc devoir payer cette amende quotidienne, jusqu'à ce qu’elle fournisse les preuves demandées par les autorités brésiliennes. 

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Brésil prend cette décision. La Cour suprême du Brésil avait déjà interdit Telegram pour ne pas avoir gelé des comptes diffusant de la désinformation avant les élections présidentielles de l'année dernière. Quelques jours plus tard, cette interdiction a été levée. C’est également le cas de ChatGPT, qui est à nouveau disponible en Italie.

Source : engadget

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