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Microsoft assignée en justice par un joueur Xbox One très en rogne

Xbox One Elite
(Crédit photo: Xbox)

Aux Etats-Unis, Microsoft doit aujourd’hui faire face à un recours collectif mené par un plaignant mécontent. L’objet de son courroux : le stick analogique des manettes Xbox One qui aurait tendance à se déplacer tout seul. Baptisée « Xbox Drift » (drift signifiant « mouvement fantôme »), cette affaire a déjà fédéré de nombreux joueurs concernés.

Donald McFadden, l’homme par qui le scandale éclate, exige que la firme de Redmond rembourse l’achat et les réparations entreprises sur les manettes Xbox One concernées. L’anomalie ayant tendance à survenir peu après l’expiration de la période de garantie définie sur 90 jours. Ce dysfonctionnement du contrôleur serait en effet provoqué par une usure rapide du stick analogique, après quelques mois de manipulation seulement. Une fois endommagé, la manette échappe au contrôle du joueur et entraîne des déplacements « automatiques » de la zone de jeu, du personnage jouable ou du curseur affiché sur l’écran.

Une class action a été ouverte contre Xbox le 28 avril dernier, dans l’état de Washington. Sont mis en cause deux modèles de manette Microsoft : la Xbox Elite et la Xbox Elite Series 2, vendues respectivement 149,99 € et 179,99 €. Après avoir tenté de réparer lui-même son joystick, McFadden a parcouru plusieurs forums d’entraide et de tutos YouTube consacrés à ce problème spécifique. Selon lui, « un nombre considérable d’utilisateurs se plaint de ce défaut particulier mais Microsoft refuse de réparer les manettes à sa charge lorsque le défaut se présente ». Agacé par cette attitude anti-commerciale, il a décidé de lancer une plainte collective.

Nintendo également dans le viseur

Les manettes Xbox ne sont pas les seules montrées du doigt par les joueurs américains. En septembre dernier, Nintendo s’est aussi retrouvée confrontée à une class action mettant en cause la défaillance de ses Joy-Cons. Là encore pour un problème de stick « fantôme ». Le bug serait commun sur les consoles Switch Lite, sur lesquelles le Joy-Con ne pourrait s’extraire et être envoyé en réparation - contrairement à la Switch classique.

Les plaintes concernant les manettes peuvent être difficiles à quantifier car, bien qu'elles soient conçues pour résister à des centaines d'heures d'utilisation, leur usage se révèle très différent d’un joueur à l’autre, de la pression exercée sur le stick à l’entretien régulier ou non du contrôleur. Une défense sur laquelle pourrait s’appuyer Microsoft pour rejeter la class action de McFadden.

En France, un tel problème peut se résoudre beaucoup plus facilement grâce à l’emploi de la garantie légale de conformité. Un droit du consommateur qui octroie à ce dernier la possibilité d’exiger, auprès du constructeur, une réparation gratuite du produit. Jusqu’à deux ans après achat.

Via VGC